Conjugaison

Un article de Ideopedia.

Sommaire

Présentation

La conjugaison est un ensemble de flexions spécifiques au verbe (du moins, dans les langues flexionnelles). À l'instar de la déclinaison qui fait varier l'apparence d'un nom, d'un pronom ou d'un adjectif, selon le rôle qu'il occupe dans la phrase (sujet, complément...). La conjugaison fait varier le verbe selon :

  • la personne et le nombre
1re : celle(s) qui s'exprime(nt)
2e : celle(s) à qui on s'adresse
3e : tout le reste.
  • Le temps
Passé : le procès a commencé ou s'est déroulée précédemment
Présent : le procès est en cours ou se répète à l'époque actuelle.
Futur : le procès commencera ou sera terminée à un moment ultérieur.
  • Le mode

Les modes donnent un renseignement sur les modalités du procès : certaine, souhaitée, soumise à diverses conditions, ordonnée, incertaine, crainte, temporisée... ou bien, dans certains cas, le mode transforme un verbe en nom ou adjectif...

  • La voix

Donne une indication sur la relation qui lie le sujet grammatical avec le verbe : acteur, patient...

  • L'aspect

Donne une indication sur l'état du procès (durée, répétition, à sa fin, son début etc...) Image:Verbes.gif

Types de conjugaisons

Variabilité selon les personnes

Dans certaines langues ( [1]), les verbes sont invariables dans un temps donné et il est indispensable que le sujet, si ce n'est pas un nom commun ou bien un autre terme substantivé, soit apparent sous la forme d'un pronom personnel sujet.

Mi skribas = j'écris ; vi skribas = vous écrivez.
Elo wami = tu nourris ; iro wami = nous nourrissons.

Dans d'autres, à tous les temps et à tous les modes, la forme change d'une personne à l'autre, ce qui a l'avantage de pouvoir se passer d'un pronom personnel sujet, mais qui demande la contrainte de se souvenir souvent de davantage de flexions.

[2]AMO = j'aime, AMAT = il aime, AMAMVS = nous aimons.
binob = je suis, binof = elle est, binols = vous êtes.
Kotava les terminaisons sont sans exception les suivantes : ’, l, r, t, c, d & v.
Sambahsa -om, -s, -t, -mos, -te, -ent.

Certaines, comme le français, l'anglais et l'aneuvien, varient "plus ou moins", ce qui combine plus ou moins les avantages et (surtout) les inconvénients de chaque système, toutefois, les formes sont assez simple à retenir, le plus souvent (en anglais et en aneuvien, tout du moins) :

Je, tu prends, il prend (homophone avec les deux précédents), nous prenons, etc...
I am = je suis, it is = il est, we, you, they are = nous sommes, vous êtes, ils sont.
Eg, o, a pùze; er, or, ar pùzer. = Je vais, tu vas etc...

Enfin, le <omunleng dispose de deux types de conjugaison pour chaque temps et chaque verrbe, au choix du locuteur :

nos hava & havam = nous avions.

Les temps

Le présent

le présent est, en général, une forme simple et unique dans la plupart des conjugaisons, en particulier, celle des idéolangues. Toutefois, dans certains cas, on a affaire, afin de faire face à plusieurs nuances (progressif, perfectif, répétitif, aoriste) à une, voire deux conjugaisons supplémentaires.

On a ainsi :

le présent simple (répétitif ou aoriste) ;
le présent progressif (formé du présent de to be plus le verbe considéré au participe présent);
le present perfect construit comme notre passé composé, mais considéré comme un véritable présent ;
le progressive present perfect: combinaison des deux précédents.

L'aneuvien ne dispose que des deux premiers : le présent progressif est, comme en anglais représenté par le participe présent ; le verbe être n'apparaît pas du tout.
L'elko n'ayant aucune conjugaison, le verbe paraît comme à l'infinitif.

Le passé

Alors que le français dispose (à l'indicatif, du moins) de quatre[3]formes pour le passé, certaines langues n'en disposent que d'une, voire deux (une par aspect), ainsi, en espéranto, la forme en -IS traduira aussi bien le passé simple français que l'imparfait itératif[4].

Le futur

Conjugué d'un seul tenant dans la quasi-totalité des langues romanes (tout du moins, le futur simple), -OS en espéranto, -T- (plus répétition de la voyelle du radical) en kotava, O- & U- (antérieur) en volapük.

Conjugué à l'aide d'auxiliaires ou de particules

(shall/will + infinitif)
(werden, conjugué + infinitif)
(быть, conjugué + infinitif) (du moins, pour les verbes imperfectifs)
(mir ou auk + verbe)
(wudu + infinitif)
(ii, conjugué + infinitif).
(ve + infinitif).

L'aspect

Selon les langues, le nombre d'aspects peut être très variables, de deux minimum[5]à une multitude ( + inchoatif, terminatif, perfectif, accompli, répétitif...) la plupart regroupés (accompli/perfectif) ou bien faisant appel à des verbes ou des locutions si une forme grammaticale n'est pas disponible : commencer à... se mettre à... avoir fini de... être en train de...

Imperfectif

Temps simples dans les langues romanes, futur composé en russe...

Perfectif

Fait appel à des verbes distincts (langues slaves), à des temps composés, formés d'un auxiliaire et du participe passé du verbe pour beaucoup de langues romanes, en anglais[6], en allemand, en espéranto (vi estas skribinta) et en néerlandais, à la terminaison en -A pour l'aneuvien...

Progressif

Obtenu soit grâce au participe présent

directement derrière un pronom personnel ( e spiysun[7])
par le verbe "être" conjugué au temps voulu, suivi du participe présent du verbe du procès
I am eating[7].
Estoy comiendo[7]
Mei es manjan[7]
Eg ere spiysun[8].

Soit au moyen de la particule dun () :

dun estú[7][9].

Répétitif ou itératif

avec le présent simple & le prétérit[10]
[11]avec le présent et l'imparfait.

L'instantané

Peu présent dans les langues, autrement que dans des expressions "il fut tué sur le coup" ou bien dans des verbes indiquant implicitement une idée de brièveté (plonger, éclater etc...), toutefois, le kotava dispose de la particule ve.

Inchoatif

Cet aspect, qui décrit l'imminence ou le tout début d'un procès (se mettre à...) n'est accessible, dans beaucoup de langues naturelles que grâce à des locutions verbales

Utilisation du participe futur, ( ).
Particule toz ()
Particule dhep + indicatif présent ()[12].

D'autres aspects existent, plus rarement représentés et souvent regroupés avec ceux précédemment cités.

Les modes

On tient, en général, un minimum de deux modes dans les langues les plus basiques, jusqu'à une demi-douzaine, embrassant toutes les modalités que peut comporter un verbe.

Infinitif

Presque toutes les langues disposent de l'infinitif (à l'exception du grec[13] qui a pour référence, le subjonctif, ou encore le kotava), lequel tient place de référence dans le dictionnaire. Ce mode tient place, également[14] de nom dans des expressions du type :

Travailler est un bien grand mot : disons qu'il a signalé sa présence.

Indicatif

L'indicatif est le premier mode qu'on apprend à l'école (quelle que soit la langue), dès lors qu'on cesse de parler "p'tit nèg'"[15] et qu'on se met à accorder le verbe avec le sujet. L'indicatif représente une réalité, ou bien considérée comme telle :

Il pleut.
You were there yesterday. = Vous étiez là hier.
La slutnar tempen! = On a perdu du temps !
La nave va = Le bateau va.
Se si rimane, lascio = Si tu restes, je pars.
Il aura eu un empêchement.
Tu prendras le P.Q. par paquets de 24.

On constate, dans ces trois derniers exemples, que l'indicatif déborde largement de ses prérogatives et qu'on le voit remplacer, respectivement, un conditionnel (la proposition subordonnée est une proposition conditionnelle), un subjonctif (ici : un fait non avéré) et enfin, un impératif.

Les modes de l'hypothétique

... à l'intérieur desquels on peut y caser le conditionnel, le subjonctif, l'éventuel, le "p't'êt'ben-qu'oui-p't'êt'ben-qu'non", le "pourvu que...", le "pourvu qu'non" et autres nuances multiples qu'on peut trouver dans une langue naturelle ou une idéolangue.

Le conditionnel

Temps ou mode ?
Tout dépend des langues : certaines le placent comme simple "annexe" de l'indicatif () ou bien du subjonctif (), d'autres, comme un mode à part entière. En français, il est utilisé de deux manières : comme temps en tant que futur relatif (dans une subordonnée postérieure à une proposition principale à l'imparfait ou au passé simple), et comme mode de verbe d'une proposition principale dont la subordonnée (conditionnelle) est à l'imparfait et au plus que parfait. Compte (en principe) au minimum deux aspects : accompli & inaccompli, représentés sous forme de temps : présent et passé.

Le subjonctif

Souvent le mal aimé des idéolinguistes, notamment francophones ou anglophones : les premiers parce que ça leur rappelle des souvenirs éprouvants devant une page blanche ou le silence pesant d'un instituteur, les autres parce qu'ils considèrent ce mode comme tout-à-fait superflu (sauf pour « God save the Queen! »). Pourtant, il est utile dans bien des cas, quelle que soit l'appellation locale qu'on lui donne ( "Konjunktiv" (y en a deux !)) ; témoin, ces deux phrases :

J'attends un guide qui comprend le français.
J'attends un guide qui comprenne le français.

Dans le premier cas, on a un sens suivant : j'attends un guide, je sais qu'il va arriver, et coup de chance, je sais qu'il comprend la langue de Molière.
Dans le deuxième, je ne suis sûr de rien, je souhaite simplement tomber sur un guide qui comprenne ma langue (si ça peut s'avérer possible[16]).

D'autres applications de subjonctif (ou équivalent) sont également possibles :

Ils partirent tous, si bien que la salle fut vide.
Ils partirent tous afin que la salle fût vide.

Dans le deuxième exemple, la vacuité de la salle apparaît clairement dans l'intention de ses ex-occupants[17].

Comme l'ont montré les exemples précédents, le subjonctif est presque toujours confiné dans les propositions subordonnées (conjonctives (d'où l'appellation allemande) souvent, relatives aussi), aussi ne le trouve-t-on pas à la tournure interrogative[18].

Parmi les idéolangues disposant d'un subjonctif en tant que tel, on pourra citer :

le <omunleng : -u-
le volapük : -la.
l'aneuvien
le romane : -o.

Éventuel

L'éventuel est un mode utilisé entre autre en ŧhub. C'est l'un des trois modes qui remplacent à la fois le conditionnel et le subjonctif. les deux autres étant l'émotionnel et le...

Volitif

Mode exprimant la volonté, soit du locuteur, soit du sujet du procès, soit les deux, selon les langues considérées. Le volitif est présent, entre autres, en espéranto et en ŧhub, dans des utilisations différentes.

Le participe

le participe est un mode impersonnel très important dans la conjugaison, parce que, dans beaucoup de langues il participe à la conjugaison des aspects et des voix d'un verbe : ainsi, on peut trouver

Le participe passé : incontournable dans nombre de langues romanes, mais également en anglais, en allemand, en espéranto pour exprimer les temps "accomplis".
Le participe présent, présent en anglais, en espéranto et en aneuvien pour exprimer le progressif.
Le participe futur, pour les langues qui en disposent, permet d'exprimer en un minimum de termes (au moins deux, verbe à conjuguer compris) l'inchoatif.

Sans autre verbe, il est notamment utilisé pour remplacer des propositions subordonnées relatives :

Je les vis s'en allant comme amant et amante... (J. Brel)

Dans des langues comme l'espagnol, il est alors nommé gerundio. Toutefois, le gérondif en français (et en aneuvien), s'il s'appuie bien sur le participe présent, il est accompagné d'une préposition qui change tout le sens de la phrase :

Je l'ai vue en chantant, les pieds nus dans la boue.

L'impératif

Ce mode est un des fondements de la phrase impérative. Dans beaucoup de langues, il n'est conjugué qu'à un nombre limité de personnes et les "trous" sont comblés par le subjonctif présent, quand il est disponible...

  • C'est du reste, le subjonctif qui remplace l'impératif en espagnol lorsqu'on veut exprimer non un ordre, mais une interdiction.
  • Identique à l'infinitif, sans TO, pour la deuxième personne (unique dans cette langue). Pour la première personne du pluriel: précédé de let us[19].
  • En espéranto, l'impératif prend le pas sur le subjonctif et la synthèse se nomme "volitif", conjuguée avec le suffixe -U derrière la radical :
Ni foriru. = Partons.
  • Remplacement du -A su subjonctif passé par un -T, retour de l'accent (et éventuellement de la voyelle longue) sur le radical et ajout d'un -E au trois personnes du pluriel. À l'exception de la deuxième personne informelle, les pronoms personnels sont toujours mentionnés :
Dem hàltet = Arrête-toi.
Er ceente = Dînons.
Or kjas klosent à tœrs. = Veuillez fermer la porte.
Comme pour l'indicatif, mais sans pronom personnel et avec un point d'exclamation grammatical. C'est un mode complet à toutes les personnes et temps. Ainsi une personne s'exhortant à faire quelque chose emploiera l'impératif à la première personne du singulier :
Itafenkú ! = Ouvre les yeux ! (à soi-même, 1ère personne) est distinct de
Itafenkul ! = Ouvre les yeux ! (toi l'interlocuteur, 2ème personne)
Ajout du suffixe -öd.

Les voix

Les voix (ou diathèses, pour les intimes) sont l'expression de la relation que tiennent l'actant, le verbe et le patient dans une phrase.

  • Si le sujet est actant et un complément d'objet (s'il existe) est patient, on a affaire à une voix active.
  • Si le sujet est patient et le complément (dit "d'agent", s'il existe) est actant, le verbe sera à la voix passive.
  • Si le sujet et le complément d'objet représentent une même entité, à la fois actant et patient, c'est d'une voix moyenne qu'il s'agit.
  • Si la phrase contient un un actant ET un patient représentant LA MÊME PERSONNE, on aura affaire à une voix réflexive.
  • Si le sujet (au pluriel) et le complément d'objet interagissent à la fois en tant qu'actant et patient, il s'agit d'une voix réciproque.

Active

Dans un bon nombre de langues, c'est la voix active qui sert de référence (pas d'auxiliaire, pas de particule) par une conjugaison simple, d'un seul tenant :

Levez cette poutre !
Ego waki = Il marche.
E klim os = Je t'aime.

Pronominale

La voix pronominale francophone regroupe plusieurs réalités assez différentes :

Il s'est rasé avec une biscotte (réflexive)
Aimez-vous les uns les autres (réciproque)
Les jours se suivent sans se ressembler (concaténation)
Ces articles se vendent bien (passive)
Avec un tel taux de CO2, ils vont s'évanouir (ergative)

Ainsi, les deux premières variantes (réflexive & réciproque) s'expriment-t-elles différemment :

INTER SE
one another & each other / oneself
aṁb / dem
tsi/zi
va sint.

Moyenne

En français, entre autres, la voix moyenne est surtout exprimée par la voix active, sans COD, avec des verbes comme "accoucher, cuire, fondre, couler etc...". Ainsi, on fera une distinction entre :

Il est sorti à 16:55 de chez lui.
Sors les poubelles : la benne va passer.

Passive

La voix passive est, dans bien des langues[20], exprimée de manière composée, avec le verbe être dans le temps voulu, puis le verbe concerné au participe passé :

La città è stata presa in tre ore = La ville a été prise en trois heures.
La libro estas skribata = Le livre est écrit.

Cette construction, assez lourde, est également sujette à des ambigüités : ainsi, la phrase "on ouvre la porte" décrit une action, celle de quelqu'un qui ouvre une porte (présent). Dans son pendant passif "la porte est ouverte", l'idée temporelle n'est plus la même : on évoque une porte ouverte, on imagine donc l'action déjà réalisée (si la porte est ouverte, c'est qu'on l'a ouverte, action achevée, contrairement à "on ouvre la porte").

La construction latine était, en ce sens, plus simple (dans les deux sens du terme : forme verbale d'un seul tenant) : MISSA DICITVR = On dit la messe, la messe est entrain d'être dite.

Les formes à particule (ou encore mieux, à affixe, p(a)- ), sont moins ambigües que les formes à auxiliaires car il n'y a pas de participe passé[21]qui évoque, pour les langues qui en font l'usage pour cette voix dans les temps imperfectifs, une apparence perfective au procès.

Autres

On peut également évoquer le factitif ou le causatif. Cependant peu de langues ont des formes verbales l'exprimant autrement qu'avec des semi-auxiliaires (faire faire) ou des locutions.

Il a fait remplacer les tuyaux.
Il a fait venir le plombier.


Les tournures

On peut distinguer, en gros, quatre tournures que voici, selon le type de phrase :

Procès Phrase déclarative[24] Phrase interrogative
Positif T. affirmative T. interrogative
Négatif T. négative T. interro-
négative

Affirmative

La tournure de base : sans particule, sans construction particulière et sans inversion par rapport avec la syntaxe de base, c'est la tournure la plus simple à exprimer ; c'est aussi la première qu'on apprend à l'école. Elle concerne également tous les verbes à tous les temps et à tous les modes : L'impératif ne peut s'exprimer à la tournure interrogative dans quasiment aucune langue (il s'agit de phrases de type différent), ni à la tournure négative en castillan (remplacé par le subjonctif).


Négative

Dans beaucoup de langues, s'obtient en plaçant une particule devant ou derrière le verbe ; il peut même arriver que le choix existe.

non + vrb
NON devant un indicatif ou un subjonctif utilisé comme conditionnel, NE devant un impératif ou devant les autres emplois du subjonctif.
não + vrb
nu +vrb
ikke (vrb dvt ou drr, selon la phrase)
,  : ne + vrb
nie + vrb
nep (vrb dvt. nep + vrb si emphase ou impératif)
no(n) + vrb[25]
me + vb[26]
vrb + ne
no + vrb

Encore plus de langues dans le wiki Unilang (texte explicatif en anglais)

L'anglais, justement, est une langue assez compliquée en matière de négation ; dans la mesure ou vrb + not ne marche que pour les auxiliaires to be, to have[27] et les verbes comme can, must & may. Sinon, au présent simple (?) comme au prétérit (indicatif) ainsi qu'à l'impératif ; on se sert de l'auxiliaire to do au temps demandé, devant le verbe à l'infinitif soulagé du to :

I don't think so = je ne pense pas.
She did not work = Elle ne travaillait pas.
Do not piss in the aquarium ... les poissons n'aprécieraient pas !

Aux autres temps (les temps à auxiliaires & à particules), c'est moins compliqué : on cale not entre l'auxiliaire ou la particule et le verbe (au participe passé ou à l'infinitif) :

They have not laughed = Ils n'ont pas ri.
It would not roll = il ne roulerait pas.

Le français se distingue également, avec deux particules encadrant le verbe, à tous les modes, excepté l'infinitif, où les deux perticules, voisines, précèdent le verbe.

N'entravez pas la marche des dispositifs de sécurité.
Ne pas dépasser la dose prescrite.

Cette tournure peut être nuancée en remplaçant la particule de base par d'autres (ou bien des locutions, ou des pronoms), plus précises :

de temps : pas encore, plus, not yet, più, never ;
de lieu : nulle part, nepklut ;
pronoms (sujet ou complément d'objet) : rien, personne, nada, ничего...

Interrogatives

  • La tournure "interrogative simple" est utilisée pour poser une question sur le procès, afin qu'on réponde par "oui" ou par "non". Les langues, tant naturelles qu'artificielles ont plusieurs méthodes pour y parvenir.
  • Soit on débute le phrase par la locution "est-ce que...", soit, si le sujet est un pronom personnel, on l'intervertit avec le verbe et on les relie par un trait d'union[28] ; si le sujet est un substantif, on rajoute un complément de la troisième personne, lié au verbe par un trait d'union:
Les avions ont-ils décollé ce matin ?
  • L'originalité vient, en fait, de la ponctuation :
¿Los toros dejaron el establo? = Les taureaux ont-ils quitté l'étable ?
  • On retrouve l'auxiliaire to do (do/does/did) placé devant le sujet pour le présent et le prétérit. Dans les autres temps (et les verbes "spéciaux"), l'interversion de l'auxiliaire (ou de la particule, ou du verbe) avec le sujet est de mise :
Are they swiming? = Est-ce qu'ils nagent ?
  • La particule ĉu est placée en début de phrase.
  • Comme pour l'espéranto, mais avec la particule ep[29]
  • Par le biais d'adverbes ou de pronoms interrogatifs. Par défaut, l'adverbe kas placé en début de phrase. Le point d'interrogation est obligatoire en fin de phrase.


  • La tournure interro-négative, celle qui attend une réponse par "non" ou par "si" est, en fait, une combinaison de la précédente avec la tournure négative :
N'étiez-vous pas à Mariánské Lázně l'année dernière ?
Isn't it = N'est-ce pas ?
Nep or ere adàvren ù djætraż?[30]= Ne suiviez (appliquez)-vous pas un régime ?

Il se peut que l'interrogation ne se porte pas sur le procès (verbe), mais plutôt sur un complément (objet ou circonstant), ou bien le sujet.

  • Sujet

Souvent seul le pronom interrogatif révèle une telle tournure :

Qui va là ?
Who dines at this time? = ¿Quién cena ahora? = Chi cena a questa ora? = Quadù ep ċeen æt hoψev? [31]= Qui dîne à cette heure ?
Quadù kjas nep làjden tùles ù tinsaṅdes? = Qui n'aimerait pas gagner un million ?
  • Compléments

On retrouve les méthodes utilisées pour les interrogations sur le procès :

Que vous est-il arrivé ?
Where do you eat? = Où mangez-vous?
¿Qué día es lo que no comen carne? = Quel jour ne mange-t-il pas de viande ?
Devèr tev ep æt ifànkad udèra? = Depuis quand cette fillette a-t-elle disparu ?

  1. Sauf impératif
  2. en fait, les terminaisons latines étaient, sauf exceptions, assez stables : -O/M, -S, -T, -MVS, -TIS & -NT pour la voix active Ce qui changeait, c'était la flexion intermédiaire !
  3. Passé simple, passé composé, passé antérieur et plus-que parfait ; l'imparfait est un cas un peu à part (utilisé également dans les subordonnées conditionnelles pour un temps pouvant correspondre à un présent, ou même un futur éventuel)
  4. Le passé progressif s'exprimant par estis -anta et notre passé composé par estas -inta.
  5. ... sauf en elko où le perfectif ne considère plus le mot comme un verbe, mais comme un adjectif.
  6. On a en anglais, un futur en trois morceaux : will + have + "verbe"-ed
  7. 7,0 7,1 7,2 7,3 7,4 Je suis en train de manger
  8. Imparfait seulement : ere + part.prés.
  9. Le kotava utilise une autre particule pour le "continu", une nuance du progressif :
    wan estú = je suis encore en train de manger.
  10. Le prétérit est l'expression anglaise aussi bien de l'imparfait itératif que du passé simple.
  11. ere + indicatif présent, pour l'imparfait
  12. Auk + participe présent si le procès vient de débuter.
  13. Celui de Mélina Merkouri, pas celui d'Aristote.
  14. Du moins en français : en anglais et en aneuvien, c'est le participe qui assure ce rôle.
  15. Expression péjorative qui tire ces racines dans la colonisation et l'esclavagisme et dont l'usage vint, en première initiative, des propriétaires des plantations : « Toi planter bien droit sinon patron pas content ! »
  16. ... dans un village d'une province reculée, en Corée du Nord
  17. ou de qui le leur a demandé de quitter les lieux.
  18. Vraiment pas ? Oh ! si, en forçant un peu :
    « Que je vienne avec toi à cette réunion échangiste ? Non mais tu m'as bien vue !? »
  19. Dans cette langue, "laissez-nous partir" et "partons" sont homonymes.
  20. Notamment les langues romanes mais aussi l'anglais, l'allemand, l'espéranto...
  21. Toutefois, en espéranto, la forme en -ata est un participe présent passif.
  22. Toutefois, on fera attention au temps du verbe
  23. Il existe également, en kotava, une voix à laquelle le sujet est "patient indirect" du procès décrit par le verbe : la voix complétive.
  24. ou impérative, ou exclamative, toutes celles-ci pouvant bien sûr être amplifiées par des artifices d'empathie.
  25. amplifiée : noc + vb
  26. amplifiée : vol + vb
  27. et encore, en anglais US, on dit plutôt They dont't have.
  28. La formule de l'interversion d'un verbe au présent avec la première personne du singulier ressort du langage ampoulé : « Puis-je remettre un peu d'asticots sur ma tartine de pain moisi ? »
  29. Toutefois, avec des conjugaisons composées, on a une simple interversion, comme en anglais : Kjas or inzh ù tàn trăgs = Would you eat such a dish? = Mangeriez-vous un tel plat ?
  30. Contrairement à l'interrogation simple, il n'y a pas d'interversion sujet/particule et nep se place normalement devant. La tournure interrogative simple aurait donné : ere or adàvren ù djætraż?
  31. Ep quadù... ?! tiendrait d'une interrogation exclamative. On trouve aussi quadù ep... !?