Wágelioth

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  Wágelioth
Wágelioth
 
Année de création 2015
Auteur Lal Behi
Régulé par Lal Behi
Nombre de locuteurs communauté otherkine associée au Nemedhion
Parlé en
Idéomonde associé monde actuel tel que décrit dans le roman Nemedhion
Catégorie Idéolangue artistique
Typologie Langue mixte, (coi)VSC
Alphabet transcription latine + idéographie (alphabet arwidique)
Lexique 1500 mots (juin 2017)
Version 2017.2
Codes de langue
ISO 639-1
ISO 639-2
ISO 639-3
Préfixe Idéopédia IDEO_WAG

 

Contexte : la communauté otherkine au cœur du Nemedhion

Le wágelioth [waːgeljɔθ] – ou langue otherkine – est une idéolangue créée en 2015 par Lal Behi. Elle prend place dans un roman, Nemedhion, (non édité à ce jour) où elle constitue le pivot de la communauté otherkine.

L’histoire de Nemedhion est centrée autour des Otherkins, nom désignant un ensemble de personnes qui, pour diverses raisons, ne se considèrent pas entièrement, voire pas du tout, humaines. Dans le roman, les Otherkins préfèrent utiliser leur nom originel de Celaiódh [kelajɔːθ].

L’un des protagonistes possède un livre ancien, le tó Ngwernoidh [toː ŋwɛrnɔjθ] ou Livre des Peuples qui recense tout ce qui est connu sur cette communauté. L’ouvrage, que l’on peut dater du début du Moyen-Âge, est calligraphié en alphabet latin (qui sera la graphie de référence employée dans la description du wágelioth). Cependant, il apparaît que ce livre n’est en fait qu’une retranscription d’un texte plus ancien, sans doute druidique ou antérieur, texte dont il ne reste pas de trace connue à ce jour. Le wágelioth possède donc sa propre idéographie, l’alphabet arwidique, composé de 35 arweidh (pl. d’arwid, rune otherkine). 

Le personnage qui possède ce tó Ngwernoidh est parvenu à en faire une traduction partielle et en a même tiré une ébauche de grammaire. Il tente de faire apprendre cette langue aux autres Otherkins car, selon lui, elle fait le lien entre eux et contient leurs racines (par la suite, la langue elle-même et les capacités otherkines s’avéreront intriquées). L’ensemble de l’ouvrage est d’ailleurs numérisé et chaque Otherkin possède une tablette contenant le texte, des infobulles de traductions, un dictionnaire, une grammaire, etc. Il existe aussi un site bilingue français (et autres langues naturelles)/otherkin, TerranOva, grâce auquel sont découverts de nouveaux Otherkins et qui leur permet de rester en lien.  


Phonologie et alphabet

L’alphabet est composé de 35 lettres :

  • 12 voyelles brèves (a, i, y, u, e, o) et leurs équivalentes longues (á, í, ý, é, ó, ú),
  • la lettre w, qui peut prendre une fonction consonantique ou vocalique (diphtongue)<ref>Cette distinction est importante du fait du genre morphologique. Alors que dans gwer, peuple, w a d'évidence un rôle vocalique (diphtongue we), en revanche, dans , langue, son rôle consonantique confère au mot un genre masculin (ce qui ne serait pas le cas si w avait valeur de voyelle)</ref>,
  • 22 consonnes (p, b, f, v, m, mh, n, nh, ng, ngh, l, r, h, ch, s, sh, c, g, t, th, d, dh).

Pour rappel, la langue otherkine était à l’origine écrite avec une graphie archaïque, dite parfois rune otherkine, mais que nous nommerons de son nom otherkin, à savoir l’arwid. L’alphabet arwidique a été retranscrit au début du Moyen-Âge par l’alphabet latin. L’exemplaire du tó Ngwernoidh qui apparaît dans Nemedhion est de toute evidence une copie d’un original arwidique.

La transcription latine utilise, en plus des lettres traditionnelles, un diacritique (l’accent aigu) pour noter les voyelles longues.

L'alphabet arwidique ne différencie par minuscules et majuscules. Cependant, les copistes moyenâgeux, en plus d'utiliser la retranscription en alphabet latin, ont débuté chaque phrase par une majuscule et orné le manuscrit de lettrines enluminées. Le wágelioth druidique, sans doute gravé dans la pierre, était exempt de ces ornements. Dans les explications fournies sur Idéopédia, nous n'utiliserons la majuscule que pour indiquer l'honorifique (cf. Ponctuations et autres signes) ; les phrases débuteront donc par une minuscule.

lettre a á i í y ý u ú e é o ó
API [a] [aː] [i] [iː] [ø] [øː] [u] [uː] [e/ε] [eː/εː] [o/ɔ] [oː/ɔː]
nom a a'gwi<ref>a double, litt. a-deux</ref> i i'gwi y y'gwi u u'gwi e e'gwi o o'gwi
lettre w p b f v m mh n nh ng ngh
API [w] [p] [b] [f] [v] [m] [mh] [n] [nh] [ŋ] h]
nom wod pei bai fei vai mon mon'gygi<ref>litt. m-souffle</ref> nun nun'gygi ngen ngen'gygi
lettre l r h ch s sh c g t th d dh
API [l] [r] [h] [x] [s] [ʃ] [k] [g] [t] [θ] [d] [ð<ref name="dhamach"> L'arwid dh est souvent prononcé [θ] en finale, sauf en prononciation soutenue où il conserve le son [ð]. C’est toujours le cas pour le pluriel collectif où –oidh est systématiquement prononcé [ɔjθ/ɔiθ].</ref>]
nom le ru hei chai sei shai cei gai tei thontan dai dhamach
  • Bien que représentées par des digraphes ou trigraphes en transcription latine, mh, nh, ng, ngh, ch, sh, th et dh sont à considérer comme des lettres uniques. Il existe en effet un arwid pour chacune d'elle.
  • La syllabe est de type (C)(C)V[x fois](C)(C).


La prononciation du wágelioth est régulière et, hormis le cas du dh final (cf. <ref name="dhamach"/> ), ne pose pas de problème particulier. Font néanmoins exception les diphtongues puisque la graphie otherkine ne les différencie pas des suites de voyelles non diphtonguées (voir un article détaillé sur les diphtongues).  


Ponctuations et autres signes

L'écriture arwidique comporte quelques signes, parfois rendus de façon approximative en transcription latine :

  • l'apostrophe (notamment entre la particule o' et le nom qui suit ou dans les formes abrégées de l'auxiliaire ),
  • des signes de ponctuation (trait simple équivalant à une pause et rendu par une virgule, trait descendant équivalant à un point final, double et triple traits en arwidique équivalant à une fin de paragraphe ou de chapitre et rendu par un point),
  • le demi-tiret vertical ou trait court qui sert notamment à délimiter les chiffres notés en arwidique par une lettre (pas d'équivalent latin) et à lier les noms propres composés (rendu en latin par un tiret),
  • le signe honorifique qui se place avant un nom propre (personnes, villes, pays, etc.) ; pour marquer un haut honorifique (divinités, notions spirituelles, etc.), l'arwidique ajoute un signe honorifique fermant (le mot est dans ce cas encadré par les deux signes) – dans les deux cas, le latin rend ce signe par une majuscule.


Transription des noms propres

Les noms propres étrangers sont transcrits de façon phonétique, en général au plus proche de l'original suivant l'alphabet otherkin. Le placement (ou non) d'une voyelle longue est aléatoire et surtout lié à l'usage.
Ex. : Pól, Paul [pɔːl] ; Pedyr, Pierre [pedør] ; Iémth, James [jɛːmθ].

Les noms de villes et de pays sont généralement retranscrits selon leur prononciation dans la langue d'origine. L'usage de voyelles longues ou courtes dépend de l'usage.
Ex. : Pari, Paris ; Magvá, Moscou (de Москва en russe).


Lexique

Le lexique du wágeioth est mixte. Parce que le wágeioth est une langue supposée celte, beaucoup de mots sont inspirés de près ou de loin du gallois (si ce n'est littéralement, du moins dans sa phonologie) et, dans une moindre mesure, du japonais.

D'autres, notamment prépositions et mots-outils, sont des créations a posteriori, sans liens avec une langue naturelle.

Lexique en construction


Grammaire

Le wágelioth est de type (coi<ref>Introduit par la particule attributive o'</ref>)VSC. À noter toutefois que quelques connecteurs logiques s'intercalent entre le verbe et le sujet (seconde position de la phrase).

Grammaire complète en construction  


Exemple de texte : un extrait du tó Ngwernoidh

Afin de d'offrir un aperçu d'un texte en wágelioth, voici un extrait du tó Ngwernoidh qui décrit les premières étapes de la fabrication de la pilule draconienne. Comme on le constate, la traduction de certains mots est incertaine (imprécision rendue par des barres obliques ou doute indiqué par un point d'interrogation), voire inconnue. Ces difficultés rendent le sens du Livre des Peuples parfois obscur.


widh dhais tadhroig hýn, ól ynhar syrén argeth dwa ut Nhedhrogóἰdh. chenwén on yr nhí hyntheirdhán chwedloἱon weἰ dw’edh elv genchi oedh í. d’y thetsýncoed eira o’nghydwern mawaénen dhais tadhroig. hwó y syrén ná orcoth ydynchú wátaich nhamdongedh thaἰdúdhaἰrin thwí dha. godhó ná hwísidh dha yng tha nhadhrúg, tha’n ocune nom ingau cunaἰ arnhaἰ, yng nedh wataerethen nganagen, dhwí am ngarledhioidh nghwornalég, maἰ díth uth oidwinen hananoceἰ, maἰ vynán uth oἰránswith yr neidh ereἰl widh tha nhadhrúg, yng chieis u mhordered. hwó gó nhu nghodhón ut irgaish. ól yrwedhi ychwaer yng ewen u lwidaἰ’n hon.

Traduction : À propos de la pilule draconienne : On utilisera un tout autre mélange/amalgame/formule en ce qui concerne les Draconiques. Comme tous ceux appartenant à la lignée des Mythiques, leur élément est le soleil. La chaleur est donc un composant primordial de la pilule draconienne. Ne procéder au mélange que dans un endroit sec, dans une pièce à une température d’au moins 44 [?]. Placer dans un mortier une dent de dragon (à défaut une dent de loup ou de chien sauvage), une racine de mandragore séchée, quelques éclats de cornaline/corail, une poignée de copeaux d’aulne, un volume de clous de girofle équivalent à celui de la dent de dragon, une dose/mesure [?] de ???. Moudre avec un pilon en lave. Ajouter ensuite une griffe [?] de cendre d’os.


Notes

<references/>


Liens

Lal Behi : page personnelle - Lal Behi, idéolinguiste.

D'autres idéolangues : le ry et le tcatcalaqwilizi.