Temporel

Un article de Ideopedia.

Sommaire

Syntagme nominal

Les syntagmes nominaux compléments circonstanciels de temps peuvent, ou non, contenir une adposition :

L'établissement est fermé le matin et n'ouvre qu' à quatorze heures trente.

Cas

Pour les langues qui ne disposent pas de cas spécifiques aux divers types de compléments circonstanciels de temps, on peut trouver (pour les langues casuelles) des syntagmes à l'accusatif (limite temporelle postérieure), à l'instrumental (durée), à l'ablatif (limite temporelle antérieure) ou au locatif (situation dans le temps). Ces compléments pouvant être agrémentés ou non (cf. ci-dessus) d'une adposition.

ÆSTATE = en été.

Idéolangues

  • En aneuvien, les deux cas utilisables dans de tels compléments sont :
L'accusatif, pour la limite postérieure, précédé de la préposition (ou de la locution) (rikyp) yn :
À spiloos cem mir open rikyp yn àt kœnaż àr kœṅzhene = La maison de jeux sera ouverte jusqu'à la fin des vacances.
Le circonstanciel pour tous les autres cas (limite antérieure, situation dans le temps, durée etc).
Àt dermaar kagela tern quàtax hoψev pavàr = La marée est montée en trois quarts d'heure.
Eg waad àt afíkentyns med karaṅckrysaten devèr aṅvic djensdaw. = J'attends la réparation de mon taille-crayon depuis mardi dernier.
À lizhun devèr tern hoψeve = Il pleut depuis trois heures.

Proposition subordonnée

Une proposition subordonnée temporelle tient lieu, dans une phrase, de complément circonstanciel de temps. En dehors de cette tautologie, elle peut également exprimer, entre son procès et celui de la proposition principale :

  • Simultanéité
  • Antériorité
  • Postériorité
  • Durée
  • Combinaison de la durée avec la position dans le temps.

Conjonctions et locutions conjonctives

Ces nuances sont exprimées entre autres par des conjonctions (quand, cuando, when...) et (en français du moins, ainsi que dans un certain nombre d'autres langues naturelles) par toute une série de locution conjonctives mettant en contribution des verbes (en attendant que), des adpositions (avant que, depuis que), des combinaison de plusieurs types de mots (sans attendre que, jusqu'à ce que...).

Modes

  • Postériorité

Pour les langues qui en disposent, la postériorité de la proposition subordonnée[1]est exprimée par le subjonctif, en observant, s'il y a lieu, la concordance des temps. Effectivement, ce procès étant considéré comme hypothétique (même si l'idée générale de la phrase est exprimée au passé !), un tel mode est, dans ces langues, le plus approprié.

  • Simultanéité et antériorité

Là, on suppose, soit des procès se déroulant au même moment (ou bien, un procès survenant pendant la durée de l'autre), soit le procès de la proposition subordonnée déjà accompli (antériorité) au moment de la réalisation de celui de la principale. Le mode est, dans les deux propositions, l'indicatif ; avec...

En simultanéité, deux temps imperfectifs de même nature (présent/présent ; imparfait/imparfait...)
Pour le procès de la subordonnée déjà réalisée (antériorité), un temps accompli alors que celui de la P principale, sera, lui (en principe) iaccomppli :
P: présent, S: parfait
P: futur, S: futur antérieur
P: imparfait, S: plus-que-parfait.

Image:Attn.png Attention

On tâchera de ne pas confondre une proposition subordonnée temporelle avec certaines propositions interrogatives indirectes! Ces deux exemples en donnent une idée:

Il a fait un bruit infernal quand il est rentré.
Je crois me souvenir quand il est rentré.[2]

Idéolangues

  • Les règles sont sensiblement les mêmes en aneuvien qu'en français, sauf que beaucoup de locutions conjonctives sont remplacées par des locutions "d'un seul tenant": aṅtep, postep, klàtep...[3](pour "avant que, après que, dès que"). Toutefois, on trouve certaines locutions verbales comme sin waadun tep, las waadun tep.

La concordance des temps est également présente :

Eg mir staṅ iyr rikytep o dem mir pùz = Je resterai ici jusqu'à ce que tu t'en ailles.

Participe

On peut toujours exprimer un procès complémentaire, soit par un simple verbe au participe (présent, passé, gérondif) soit par une proposition participiale :

Le soir venu, il baissa le rideau de son magasin.
Réparant son camion, il ne vit pas la vamp lui faire ses yeux de braise.
Il trouva le trésor en creusant le dernier trou.

  1. Ne pas confondre ! dans la phrase : "Avant qu'ils viennent, nous aurons fait place nette !", le procès la proposition subordonnée (ils viennent) est bien postérieur à celui de la principale (aurons fait) !
  2. Un moyen bien pratique pour les départager : les remplacer par un autre type de proposition et voir ce que ça donne au niveau du sens :
    Il a fait un bruit infernal en rentrant: ça marche.
    Je crois me souvenir en rentrant... euh ?
  3. "Quand" se traduit par tev.