Millier

De Ideopedia
  millier
millier
 
Année de création 2012
Auteur Greenheart
Régulé par
Nombre de locuteurs
Parlé en
Idéomonde associé
Catégorie Langue expérimentale
Typologie Langue a priori
langue a posteriori
Alphabet Latin
Lexique
Version
Codes de langue
ISO 639-1
ISO 639-2
ISO 639-3
Préfixe Idéopédia IDEO_MIL


Le millier est une idéolangue créée en 2012 par Greenheart.

Historique

Trois versions : faux-naturelle, a posteriori, a priori.

Le Millier se base sur le fait que quelque soit la langue, il faut maîtriser environ un millier de mots pour pourvoir devenir autonome et utiliser quotidiennement cette langue.

A ce principe, s'applique un manière ultra simpliste de former des phrases qui ne dépend pas de flexions, terminaisons, particules ou préposition. on obtiens une langue ouverte, auto-générative, instantanée (dans le sens de zéro perte de temps à élaborer une grammaire et un lexique compliqué) - qui peut se développer dans trois directions sans les exclure et produit automatiquement un dictionnaire langue naturelle > langue construite.

Le Millier est aussi intéressant à mon avis parce qu'il me parait démontrer par la pratique quelles sont les étapes incontournables pour créer les trois familles de langues construites : mutation ou mélange de langues naturelles ; construction d'une langue a posteriori ; construction d'une langue a priori - sans jamais se détacher de la réalité de la pratique de la langue et du monde qui nous entoure, sans demander d'autres compétences linguistiques que sa langue maternelle.

Ce serait, il me semble, un point de départ idéal pour une séance de de travaux pratiques sur la langue ou les langues pour les enseignants du collège jusqu'à l'université, puisqu'il ne demande pour tout matériel que quelque page de roman pour la jeunesse et bien sûr de quoi noter, plus possiblement un bon dictionnaire et une bonne grammaire de la langue naturelle qui sert de point de départ.

Version faux-naturelle

On part d’un texte en langage courant comme un livre pour la jeunesse dans un cadre contemporain (Le club des cinq ?), quelque soit la langue naturelle.

Au fur et à mesure, on note chaque idée au fur et à mesure qu’elle se présente, sous la forme d’un nom commun invariable, phrase par phrase, jusqu’à arriver à un millier de noms communs environ – qu’il s’agisse d’idée lexicale, de notion grammaticale ou de ponctuation. Si on n’est pas sûr de quelle idée représente quelle mot ou quelle terminaison ou quelle préposition, on nominalise le mot en question.

Pour former une phrase en Millier, on indique l’origine en premier, l’objet transmis en second, la destination en troisième. Si on dit plus de mots en une seule phrase, le troisième mot est l’origine du quatrième qui est le nouvel objet, le cinquième la destination du nouvel objet et ainsi de suite. La fin de la phrase est indiquée à l’oral par un changement de ton (hausse pour une question, baisse pour une réponse), par l’équivalent du mot « point » à l’écrit.

Si un mot manque, on tentera d’abord de l’exprimer sous la forme une phrase, qui sera nominalisée simplement parce qu’on commencera la phrase principale juste après. Sinon, on peut importer n’importe quel mot ou terminaison ou ponctuation manquante en nominalisant un mot étranger.

Version a posteriori

On prend le millier de noms communs listés dans la version naturelle.

Chacun de ces noms est transformé en utilisant un syllabaire (alphabet) fixé à l’avance, selon un nombre de phonème limité, et raccourci (comme dans le bref) en ne maintenant que les syllabes pertinentes et en formant des mots de deux à trois syllabes maximum.

En aucun cas il ne doit y a voir de doublet, c’est-à-dire de noms qui s’écrivent, se signent ou se prononcent pareil. Pour importer des mots manquants, on repasse par l’étape de la transformation, en n’oubliant pas de vérifier que le nouveau mot n’est pas un doublet d’un mot déjà retenu.

Version a priori

On génère par combinaison un millier de mots de une à trois syllabes prononçables à partir d’un syllabaire. Si le langage ne se parle pas, on utilise l’équivalent d’un syllabaire à partir de la palette de signes dont on dispose. On prend le dictionnaire naturel et au lieu de transformer les mille mots, on les associe aux mille mots du lexique formé par combinaison à partir du syllabaire, soit par similitude sonore, soit selon d’autres règles plus ou moins arbitraire à lister précisément. Pour créer un mot manquant, on génère un nouveau mot par combinaison et on réapplique la ou les règles d’association déjà notées, sans jamais les changer.

Liens

Notes

<references/>