IDEO ANV Remarques D

Un article de Ideopedia.

Sommaire

Dame

Kaad met l'accent sur la distinction, la classe :

Æt • plus qua ùt kads, æt • ù kaad ! = C'est plus qu'une femme, c'est une dame!

Au besoin, à la diction, on triplera la durée du A, ou bien on le postériorisera : kead
Boçht(e), bost(e), c'est le jeu qui se joue sur un damier (boçhplaṅ)[1].

Da mida ùt alj koc dyn boçhtes! = Il a mis un autre pion à dame !

Damer

Avec paṅl, on dame une piste ; avec boçht, on dame le pion.

Danse(r)

Une danse, quel qu'elle soit, se dit toujours daṅs. Pour les verbes, geṅçh (-a, -éa) est la traduction normale de danser au bal (geṅçh, geṅçhplas).

Date

En chiffres, on écrira la date en commençant par l'année, puis le mois et enfin le jour. En toutes lettres, on fera... l'inverse. Le mois peut se mettre au génitif ou au circonstanciel.

Dàt ou dàten, selon le sens :

La dàtar ase karbonev 14. = On les a datés au carbone 14.
Æt dàten fran àt aṅvíc jàretev. = Ça date de l'année dernière.


Dauphin

Dælvyn, c'est le cétacé ; dvondù, c'est le second en titre (attention à l'accent sur le Ù de , qu'on retrouve dans dvondák et dvonkád).

Déboires

Oberdále est toujours au pluriel !

Ar habe cys, ùr oberdálse! = Ils en ont eu, des déboires !

Déca, déci

Dekamètr, deçimètr
Dekanewtòn, deçibèl

En règle générale, on écrira DEK- & DEÇ- davant une unité commençant par une voyelle ; et DEKA- & DEÇI-[2](cf exemples) devant une unité commençant par une consonne.

Décharge

Dyskàrgat rerésente le fait de se décharger (d'une contrainte, d'une responsabilité), ou (c'est le même mot), une décharge électrique.
Ocharéa est un endroit (public ou sauvage) où sont entreposés les déchets (oche).

Décider

Attention, la voix active (décider quelque chose) n'utilise pas le même verbe que la voix reflexive (se décider à quelque chose). Respectivement : Adlavèl & dem ervèl.

Da adlavèla ed pùzaṅtes dvon sarkdaw = il a décidé son départ avant-hier.
Siă? dem ervèlt! La hab nep reç tempen! Alors? Décide-toi! on a pas tout l'temps (assez de temps)!

Décimal

Dekèmen & subdekèmen :
Ces deux mots font référence au nombre 10.

Ùr dekèmene numbare = Les nombres décimaux[3]
ùr subdekèmene numbare = les nombres munis d'un séparateur décimal (dekys)[4].
skòrun àt quàten subdekèmnev = arrondir à la quatrième décimale.

Décoller

Dyspĕlm, c'est séparer ce qui était collé, le Ĕ étant rajouté au substantif (plm) pour l'accentuation.
Kolkùt a un côté définitif, c'est un mode d'exécution. Le substantif correspondant est Kolkùtyn :

Pos àt spisinetev, àt kolkùtyn = Après la collation, la décollation. (cf cet exemple, en bas de page...

Uskrændes est l'antonyme d'adkrændes. Ne se dit que pour un véhicule volant, sinon, au sens figuré, on utilisera le premier verbe :

Àt potun trakkov dyspĕlmă ar 4000 tonse waanne ruden. = la puissante locomotive décolla les 4000 tonnes de wagons de minerai.

Découvrir

Dyskóve (-a, -éa) est l'action de (se : dem) découvrir, c'est à dire, mettre à nu quelque chose qui est couvert :

La dem diskóve ber sjàlun = On se découvre pour saluer.

Eskœme (-a, -éa) signifie : faire une découverte.

Kristoforo Kolòmbo eskœma àt Amérix, la dik... = Christophe Colomb a découvert l'Amérique, dit-on...

Défaire

Elifàk est l'exact antonyme de fàk

Àr dùr qua elifàkte æc quas àr alise fàkte. = Les gens qui défont ce que les autres font (R. Devos).

Usmíd tient du vocabulaire vestimentaire.

O kan usmíd ted parkas, la nep usgæne nepjó. = Tu peux défaire ton parka, on ne sort plus.

Dem usdòr a l'acception de "de débarasser de" (un objet encombrant, une gêne, un importun...

Rhàh! ær milajànduse! Nep hondyr dem usdòrun cys! = Ah ! ces représentants ! Pas moyen de s'en défaire !

Robges est du vocabulaire militaire :

Hostid çem robgesă tern heptawe pavàr. = L'ennemi fut défait en trois semaines.


Défaut

Œṅg est synonyme de mus.
Tetilauq est l'anacyclique (au diacritique près) et l'antonyme de quàlitet

Défendre, défense

Dyfend, dyfens sont le verbe et le substantif qui correspondent à l'idée de protection ou d'assistance.
Probond, probont évoquent, eux, l'idée d'interdiction.

Tet or defèr nep nod probontes, or mir dev dœm ni vod dyfens = Si vous ne respectez pas notre défense, vous devrez penser à la vôtre (si vous ne respectez pas notre défense (interdicion) vous devrez penser à votre défense (car vous serez poursuivi)). Les deux verbes se conjuguent de la même manière.

Sans verbe correspondant, la défense de l'éléphant (par exemple) se traduit par padhoçh :

Zhorzh vœnda tiyn padhoçhese mamœthen in sed hortev. = Georges a trouvé deux défenses de mamouth dans son jardin.

Dégagement

On se méfiera de ces deux acronymes :

uspòtat, c'est, soit la commodité, dans un lieu, de mettre de côté des choses encombrantes pour pouvoir passer, ou bien, sur une route étroite, le dispositif d'élargissement permettant à deux gros véhicules de se croiser.
uspòdat, c'est l'action de se dégager, pour quelque raison physique que ce soit.
uspòcyn est différent, c'est le fait de se dégager d'une contrainte, d'une responsabilité. Utilisé également en chimie.

On retrouve, dans...


Dégager

Des paronymes :

uspòtes, c'est dégager un endroit d'objets encombrants.
uspòçtes, qu'on ne confondra pas avec uspòçt, lequelest utilisé, sous sa forme la plus courante, en voix réflexive : se dégager, pour laisser un passage :
Ar ere devar dem uspòçtes ber liymun àt paskals (ou àt pasdac) nit lorrs. = Ils avaient dû se dégager pour laisser le passage au camion.
Mal considéré sous sa forme directe !
A uspòçtest! = Dégage !
uspòden correspond au substantif uspòcyn.


Dégorger

Ces deux synonymes s'emploient, le premier, usgèxhten, plutôt pour un débouchage ; le second, dysgèxhten, plutôt pour un nettoyage.

Déjeuner

Usnòlat est réservé au petit-déjeuner (us+nox, L euphonique +at) ; spiysat s'applique au déjeuner de la mi-journée (spiyset signifie repas).
Spiys (-a, -éa) signifie "prendre un repas" (en général) ou bien "déjeuner":

Da spiys tern fæteve per deaw = Il mange trois fois par jour.
Ka spiys hoψev 13:00 = Elle déjeune à une heure.
Dar dem hàltenar ber spiysun = Ils se sont arrêtés pour manger ou pour déjeuner.

On ne confondra pas spiys (manger, déjeuner) avec inzh (manger, ingérer) : Lokùtun las spiysun adfòrm, lokùtun las inzhun elilùçiv = Parler en déjeunant est normal, parler en mangeant est impoli.

Demain

S'écrit avec un V si on évoque le nom, avec un W si on évoque l'adverbe, avec un R si on évoque plus une époque future que le lendemain :

Kràsdav • ùt alj deav = Demain est un autre jour.
Eg mir fàk æc kràsdaw = Je ferai ça demain.
Mir dù ere soqber kràsdar qua wydar? = L'homme sera-t-il plus sage demain qu'aujourd'hui ?

Kànep kràsdar signifie à peu près

od Pasquav od Trinitetev = à Pâques ou à la Trinité
àt San Tiklitev = à la Saint-Glinglin
àt heptaw quàt tœrsdavene = à la semaine des 4 jeudis
tev babraane mir hab kapýlse = quand les têtards auront des cheveux
tev boftedur mir geven kaṅveds nir[5]elikarnízhduse = quand les bouchers feront crédit aux végétariens.
tev ed frànkad on mir laṅs funtat = quand ta sœur pissera debout (vulg.)

Démiurge

Monkràden si c'est une divinité,
monkràdendu, si c'est un créateur d'idéomonde.

Démon

Traduit par deux termes, l'un, totalement à-postériori dymòn, ayant un sens neutre, comme ses origines, aussi bien bénéfiques que maléfiques :

Ka hab àt dymòns àt çokis qbisiken = Elle a le démon de la physique quantique.
Oblèm ed arendèreteve demokràdun, da geràda ed von stàlinesete dymònse. = Malgré ses apparences de démocrate, il a gardé ses vieux démons staliniens.

Peut également être personnifié :

Eg vaad tep àr tiyn nexavdymòndur dem leg = J'attends que les deux p'tits démons soient couchés.
Æt ùt dymòndak[6]àt kynon. = C'est un démon du cinéma.

Vàrs, par contre, est l'antonyme (et l'anacyclique) de sràv[7]:

Sràve ea vàrse = Les anges et les démons.

Comme tout nom en -S, il ne varie pas à l'accusatif :

Ar pànăr àt nox las obuspòçtun àr vàrse ea'r faṅtàgduse. = Ils passèrent la nuit à chasser les démons et les fantômes.

Il est également personalisable : Æt • ùt pĕçht-! ùt vàrkad! = c'est une peste! une démone!

Dénoncer

Delàten, c'est dénoncer quelqu'un.
dysòrlen, c'est dénoncer un accord, une action (légale ou non)...

Dénuder

Adahímen, c'est mettre quelqu'un ou se (dem) mettre à nu. Usgált, c'est dénuder un fil électrique. Ce terme est également utilisé pour "dégainer" (une arme).

Département

Distrit, pour une acception géographique,
divat sinon.

Dépassement

Le nom (dépassement) et le verbe (dépasser) ont deux significations et trois traductions en aneuvien.

S'il n'y a pas de mouvement, on dira enerpòçtat (n.) & enerpòçt (-a, -éa)

La requèst ni ors replikun od per "jo" od per "nep", Siă "la subkòm", la enerpòçt. = On vous demande de répondre par oui ou par non, alors "ça dépend", ça dépasse (Le père Noël... 10).
S'il y a un mouvement (passer devant) on utilisera...

engænat (n.) & engæn (-gena, -genéa) ou bien
enfaarat (n.) & enfaar (-a, -ía) à bord d'un véhicule,
mais...
Æt boot engènă àt eds ene tern miyleve ab àr kosteve. = Ce bateau dépassa le nôtre à trois milles des côtes.

Déposer

Adpòd est pris au sens propre, aussi bien pour les personnes que pour les objets :

Quav ep eg adpòd os? = Où est-ce que j'vous dépose?

Adlòg est plutôt utilisé en droit
industriel et commercial :

adlògan mark = marque déposée.

sinon

Da adlòga plaṅgac àt lùfradev = Il a déposé plainte à la police.


Dérangement, déranger

Le dérangement d'un dispositif (dysfœṅkt) occasionne le dérangement de ceux qui l'utilisent (imprtúnat).
Déranger un objet ou une pièce se dit dysordil (-na, -nía). Le désordre dérange (Imprtún (-a, -ía)) nombre de gens.

Dériv-

Tous ces mots, issus d'un même radical francophone, ont souvent des traductions différentes en aneuvien ; on a par conséquent :

  • Olvĕgèktortyn pour le fait de dévier un cours d'eau, une conduite hydraulique, par exemple. Par contre, le verbes est lyvĕges.
  • Les acceptions mathématiques (analyse) sont :
laṅkalùktyn = dérivation
aṅkalet = dérivée
Laṅkalùkes = dériver.
  • Le mot "dérive" se traduit différemment lorsqu'il s'agit de la sortie du droit chemin (fig.) ou du cap (prp.) : lyvĕgat, ou bien du dispositif nautique (ou aéronautique) permettant d'éviter ça : mulyvĕxat. le verbe correspondant est lyvĕgen.
  • Le terme à postériori pur dyríventyn est notamment du vocabulaire linguistique ou médical : cf le [Wiktionnaire. S'en déduisent deux verbes : dyríven pour le premier & dyríves pour le deuxième.

Dernier

Àr ultime mir ere àr pirme (Mathjĕ) = Les derniers seront les premiers (Matthieu)

Ultim peut s'abréger Um.

Eg vedja kase aṅvíc vrjesdaw. = Je les ai vues vendredi dernier.
Eg mir vedj ase àt ultim vrjesdaw. = Je les verrai le dernier vendredi (de ce mois).
Eg pùze cyv (æq) ùltim vrjesdaw. = j'y vais le (chaque) dernier vendredi (du mois).

Déroulement

Dysròldat se dit pour l'action de dérouler (un fil, un câble, une ficelle etc).
synoψat[8]perovaten = déroulement de carrière.

Les verbes respectifs pour "dérouler" sont dysròlen & synopes.

Dysròlen a pour parasynonyme usròlen (dévider).
Dar dysròlnăr sed kyψepψe ea inròlnăr ol ù karòlsat xylen = Ils dévidèrent ses intestin et les enroulèrent autour d'un treuil de bois.


Descendance

Ka nep ed augekad, do ed lœjat; æt ed lœj-lœj-...-lœjakad = Elle n'est pas ma promise, mais ma descendance : c'est ma petite-petite-...-petite fillotte (Les Visiteurs).

Descendre

Lægaken (-na, -éna) signifie "aller d'un point à un autre moins haut ou plus profond".

Da lægaken ùt mipàx (acc.) = il descend un colis.
Ar lægakene àr skalave (circ.) = ils descendent (par) les escaliers.

Tout différent est le sens de Ogmát (-a, -éa) :

Da ogmáta àt præsidentes! = Il a descendu le président !

Ka ere usloeje Marie-Antoinette-v ea da ep Mirabeau-v, ea verderar inklimone aṁbe! = Elle descendait de Marie-Antoinette et lui de Mirabeau, et ils sont tombés (devenus) amoureux (l'un de l'autre)!


Descente

Lægakat est le substantif correspondant au verbe lægaken, même au sens figuré :

Da hab ùt ryln lægakac! = Il a une belle descente !

Toutefois, danc cette acception particulière, on utilisera...

Àt dogàn fàkta ùt obgákac in àt karhoosev = La douane a fait une descente dans l'entrepôt.


Désir (-er)

Se dit velynt (Velyn, (-a, -éa) , dans la plupart des cas, sauf lorsqu'on évoque le désir sexuel : qud (qudd (-a, -éa)) (cf Qupidoṅ). Cette différence de terme vient que "Indésirable" (dont on ne souhaite pas la présence = elivélyndar) n'est pas toujours l'exact antonyme de "Désirable" (dont on souhaiterait la présence TRÈS RAPPROCHÉE, si possible... à l'horizontale... = qudar[9]).


Desservir

Usmésen se dit quand on débarasse une table, après un repas.
Elisærv (-a, -seréva) se dit quand on rend un mauvais service, involontairement... ou non.
Adklœde (-a, -éa) se dit en matière de transports ou autres services.

Dessous

Le nom: subat :

Ka ere værun ùr adfèrune subace. = Elle portait des dessous affriolants.

L'adverbe : itsub :

Æt ù kloslăr: àr pùmar itsúb. = C'est une cage : les pumas sont en dessous.

Dessus

Même remarque que pour "dessous", toutefois, des mots agglutinés existent :

At kaménat • tojn, àr sedjénate ep = Le dessus de lit est sale, les dessus de chaise aussi.


Détailler

Adlæptes, c'est rentrer dans les détails
Utlàjes, c'est fournir (vendre) au détail
Omkùtes, c'est couper en morceaux.

Détoner

Kabáṅg ner se conjugue pas à l'impératif.

Développement

Enfèrlat a un sens proche de ivolúntyn
Prkeslat, c'est ler traitement d'une photo
Peràlat, c'est le développement d'une thèse, d'un discours.


Devise

Àt fædaṅt àt Fransen ep "Fræjnet, Iquælet, Frànet". = La devise de la France est "Liberté, Égalité, Fraternité".
Àt dinùt àt Europen • àt Euro = La devise de l'Europe est l'Euro (€).

Dévisser

Elisròvor, c'est desserrer une vis ;
ustènj, c'est lâcher prise, en montagne.

Devoir

Qu'il soit scolaire, civil, patriotique, conjugal religieux ou parental, un devoir se traduit toujours devat.

Or dev kom Vous devez venir
Or dev nep kom Vous n'êtes pas
obligé(e) de venir[10]
Or dev kom nep Vous ne devez pas venir[11]

Comme certains autres verbes, dev appelle un verbe à l'infinitif et non au participe. Par ailleurs, il est la traduction EXACTE de "être obligé(e) de, y compris à la tournure négative, comme le montre le tableau ci dessus.

Le verbe dev est également un verbe transitif, dans ce type d'acception :

O sluta ed gaṁblac: o dev ùt heptavs àt zerregev ni es àt posvic hinvernev. = T'as perdu ton pari : tu m'dois une semaine à la montagne l'hiver prochain.

Cependant, quand "devoir" en français n'indique pas une obligation, mais une forte présomption ou une probabilité proche de la certitude, on le traduira par ep kàn avec les même prudences que pour l'autre acception: Da ep kàna vedj ese: la ere à stàr-iliv à plasen! = Il a dû nous voir: on était en plein milieu de la place !

Diable

LE Diable se dit Vid (neutre, avec une majuscule) : anacyclique de div.
UN diable se dit ùt vid (neutre aussi, cf en dessous pour Dieu). Le chariot se dira plutôt vicat, mais vid n'est pas faux.
Vidak et vidkad en sont les interprétations sexuées (diable & diablesse), ils sont respectivement masculin et féminin) ; vidkad étant progressivement écourté en vikad[12].

Terme également possible, l'ambigramme vib, donnant viψat. Vibdak n'a pas cours.

Diégèse

Redamòṅd si c'est un environnement existant, mais servant de toile de fond à une fiction.
Redámoṅd si l'environnement est totalement fictif, créé, en même temps ou non, que le récit dont il sert de scène.

Diésel

Prononcé (à peu près) à l'allemande /diːzəl/ ou bien à l'aneuvienne /di·ˈe·səl/ (penser alors au diacritique, comme en français). Toutefois, seule la deuxième est déclinable et peut servir de substantif :

ùt diesel trakkow; ùt diésel trakkow = une locomotive diésel
Àr henfàkte màtavene diéselse. = Ils fabriquent des diésels marins.

Dieu

Sans déterminatif, on écrira Div (avec une majuscule) pour évoquer Dieu (quelque soit le culte). sinon, un dieu se dira ùt div. Dans tous ces cas, Div ou div sera neutre. Par contre, pour certains cultes (mythologie gréco-latine, entre autres) où les dieux sont personifiés & sexués, on trouvera divdak, ou divkad. Pour d'autres cultes (celui de l'Égypte antique, par exemple) on pourra dire dived & divek.

Àt dived Hor • àt neràp Izis-en ea Oziris-en. = Le dieu Horus est le fils d'Isis et d'Osiris.

Différence

Elídmet est le caractère de ce qui est différent, dyskælat résulte de la comparaison entre deux mesures.

Dimesionnel

ucométren = uni-dimensionnel
bisométren = bi-dimensionnel
terpel-sométren = tri-dimensionnel
quàtpel-sométren = quadridimensionnel

...

Direct

Eljàlten = Sans arrêt,
elikárten = sans correspondance,
elitèmpav = sans délai (en direct).

Sinon, le terme général (utilisé également dans d'autres acceptions) sera l'ultra à-postériori direkt :

ùt direkt àt hepac = un direct au foie.

Direction

Rixtyn, c'est celle à prendre pour garder le bon chemin.
Direktyn, c'est le commandement.

Dirigeable

Adríxdar, c'est l'adjectif
Adrigáṁb, c'est l'aéronef.

Discothèque

Rekordoos est l'endroit où sont stockés (voire loués) des enregistrements (le plus couramment sous forme de disques).
Geṅçhplas est l'endroit où sont passées des musiques destinées à la danse en ville.

Dispenser

Adusdèv, c'est accorder une dispense :
Or çem adusdèv komentene = Je vous dispense de vos commentaires (vous êtes dispensé(e) de commentaires : COI au génitif)
Adgèven, c'est distribuer (syn : omgèven)

Disposer

Nep tenest àr mese kes ætev = Ne dispose pas les tables comme ça. (acc.)
O kàn tenes à xeliysen rikyp eensdavs = Tu peux disposer de la voiture jusqu'à mercredi. (gén.)

Disque

Qu'il s'agisse de celle du géomètre, de celle de l'athlète, du producteur phonographique ou de l'informaticien, la forme circulaire pleine de matière se dira en aneuvien [diɬq], s'écrira disq et se déclinera comme marq.

Autre orthographe possible : disk, se décline normalement.

Dissolution

Au sens propre (dans un liquide), on dira adinpỳn, au sens figuré (dissolution d'une organisation) on dira userpỳn, même chose pour dissoudre: adinpỳge (-a, -éa) & userpỳge (-a, -éa):

Àt sàld dem adinpỳge in àt àqs = Le sel se dissout dans l'eau.
À præsident userpỳga àt lugentes = Le président a dissous le Parlement.

Document

L'accentuation de ce mot dépent de la nature du document.

En général, on utilisera dokúment : Or færet æt dokúmentes yn à standókac = Portez ce document aux archives.

L'accentuation sur la dernière syllabe aurait davantage une notion de justificatif. Or farfæret nis es ùt dokumèntes qua bewyr àt aṅtóns = Livrez-moi un document qui prouve le contraire.
C'est, du reste, la traduction du russe документ.

Doigt

Eg ere tiyn digteve lărjerun = J'étais à deux doigts de réussir.
Gundígt[13], indígt, ilidígt, ringdígt & qidígt àr pent digte àt dùnen hhiren.

Dominer

Erklère a une acception purement topographique :

Àt hoogev æt promœṅtoren, la erklère al àt vaals. = Du haut de ce promontoire, on domine toute la vallée.

Ermástes donne une idée de maîtrise, dûe à une supériorité reconnue :

Àt AJ Auxerre ermástesa al àt gàms. = L'AJ Auxerre a dominé toute la partie.
Kœm ùt tan prodœnktev, la mir ermástese àt merkads; æt • tàrd! = Avec un tel produit, on va dominer le marché ; c'est sûr !

La "supériorité" contenue dans obmástes est, par contre, faite d'arrogance et d'opression. On retrouve cette construction dans obmástor et obmástentyn.

Àt hitleren Dyshlaṅd obmástesă àt Euroψ pavàr quàt jàreve sypas. = L'Allemagne hitlérienne domina l'Europe pendant environ quatre ans.

Da làjden gomástesun àr kade, àr zhitœnse ea'r nexávse.

Ermástentyne (plur.) tient du vocabulaire lithurgique.

Don

Ar dor ùt gefs nit Rub Krox = Ils ont fait un don à la Croix Rouge.
Ed nivlev dan, æt nepjó • ùt podret, æt • ùt thaṅ! = À son niveau, c'est plus une capacité, c'est un don !

Dossier

Pour celui fixé à la chaise, c'est quablàrdo,
pour celui rangé dans l'armoire du bureau, c'est lililil (évoquant un peu les feuilles et leurs intercalaires...).

Doubler

Doplen, c'est multiplier par deux, ou bien faire une doublure (cf plus bas) ;
engæn & enfaar, c'est dépasser (respectivement à pied & en véhicule) ;
obdòp, c'est trahir ;
doplòper, c'est faire un doublage.

Doublure

Pour la partie de tissu à l'intérieur d'un vêtement, c'est doplys ;
pour un remplaçant, c'est dopeldu.

Dragon

Fuspỳco, c'est l'animal mythique qui crache des flammes
rezaur, komożaur, c'est le maxilézard
hrago, c'était le militaire chargé des manœuvres de répression, et, par extension, un individu arrogant et acariâtre.

Drague

Tout ce qui concerne la pratique de râclage des fonds d'un cours d'eau ou de la mer utilise le radical simple kraṅl. On remarquera toutefois qu'entre kraṅlboot et kraṅldu, l'accent tonique n'est pas à la même place : [kʁɒ̃lˈboːt] & [ˈkʁɒ̃ldy].

Tout ce qui concerne la recherche de relations sexuelle utilise le radical gobús, composé de

goox = sexe
bus = chercher.

Se conjugue comme ce dernier.Dar gobúske àr daxe, nor àr vaxèndaxe.

Ka tryg nep, ka rœk nep, ka gobús nep, do ka adlòk. = Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais elle cause. (M. Audiard).


Droit(e)

La droite entre deux points = kyt ; ùt kyt dùlen = une ligne droite (qu'on ne confondra pas avec ùt qit dùlen = une petite ligne, ni "la ligne à droite" = àt dùlen drexev).

Le contraire de la gauche (quel qu'en soit le sens : topographique, politique...) = drex.

Æt dĕ • àt riygert quas e kógset = ce type est le plus droit que je connaisse.

Drôle

  • Les adjectifs :
komig, à postériori désignant quelque chose, un récit ou quelqu'un provoquant l'hilarité.
zyxon, synonyme approximatif d'étrange, inhabituel...

Ùt sol tekev, da verdera lal zyxon. = D'un seul coup, il est dev'nu tout drôle.

"drôle de" se traduit par un nom au génitif:

Zyxon poçtjen pœr ùt fyplentev = Drôle d'endroit pour une rencontre.

  • Les noms :
trool(-du), désigne un individu étrange, pas facile à "cerner". À postériori du norvégien "troll".
nex est la traduction de "drôle": très jeune personne, dans les parlers du sud-ouest de la France, synonyme de "gamin, gone, môme, marmot" etc... On rencontre aussi neq.


Les mots en –du

  • La quasi-totalité des mots en –DU se rapporte à des êtres humains, de par leur fonction (beaṅdu, boftedu…), leur origine (Papeetendu, Fraṅsendu, Ivryndu…), leur parenté (ajoeldu, neràpdu…), leur âge (baabdu, vaxèndu…) ou leur… état (graṅgdu, nekrodu...). Ce suffixe peut être, au besoin, remplacé par –DAK ou –KAD si l’on veut mettre l’accent sur le sexe de la personne. Certains noms de fonction n’ont pas le suffixe –DU, comme doktor, direktor, prins, præsident mais dans ce cas, les suffixes sexuels sont simplement rajoutés au mot : prinsdak, direktorkad. Certaines nuances toutefois existent :
  • Doktor, præsident, master...seront du neutre et le pronom personnel singulier qui leur est attribué sera A, ils ne deviendront masculins ou féminins que si on leur attribue le suffixe correspondant (doktorkad, masterdak...) ou bien si on utilise un pronom personnel bien spécifique (DA ou KA). Les mots ayant le suffixe -DU (legendu, gerœṅtdu…), seront TOUJOURS neutres.
  • Les mots comme rex, prins, dùk, paap… seront en principe masculins s’ils sont au singulier (regdak, prinsdak, dùkdake seront toujours masculins, quelque soit le nombre) ; ils peuvent être neutres ou masculins au pluriel. Ils ne seront au féminin qu’avec le suffixe correspondant :
Àr rexe Englaṅden (…) ar… = Les rois et reines d’Angleterre (…) ils…
Àt Reenem-Dùk àt Luxembœrgen (…) da… = Le grand-duc du Luxembourg (…) il…
Àr prinskade àr sàgene fajàkadene (…) kar… = Les princesses des contes de fées (…) elles…
Àr paape Avigonev (…) dar… = Les papes à Avignon (…) ils…
Àt regkad koròpna àt elexáṅtrals; ka dora çkùt àt texdulens per ùt nexàvdakev = La reine a inauguré la centrale électrique ; elle fait couper le ruban par un petit garçon.

Ce sont les seuls cas de déséquilibre, en aneuvien, entre le masculin et le féminin.

  • -du se prononce en principe [dy], tout comme le radical dont il est issu (DÙ). Toutefois, la désaccentuation peut entraîner, çà et là, quelques variantes, comme [də] ou [du] (de plus en plus rare).

Duel

Tinal, c'est un nombre grammatical, considérant deux unités ;
tigrùk, c'est un combat singulier, au sens propre comme au sens figuré ; malgré l'exemple suivant : ù tigrùk tigrene (un duel de tigres). Ce mot est formé des éléments suivants :
tiyn = 2
grùk = combat.

Duc

Le titre nobiliaire se traduit dùk (tout comme prins etc... a une règle particulière pour le genre). La duchesse se dit dùkkad.

L'oiseau rapace nocturne se dit également dùk mais le nom est neutre. Si on veut insister su le sexe du volatile, on mentionnera dùked ou dùkek.

Dur

Kykh est l'antonyme exact de ilàl (mou).
Pour tous les autres sens, on utilisera laak:

Æt skalop • kykh kes laadhen! = Cette escalope est dure comme du cuir !
Æt kagel • laak. = Cette côte est dure.
Or rœdhite! Ær ùr laake! = Faites attention : ce sont des durs!


Retour : D


  1. L'ancien radical rlæk- a encore cours.
  2. DESI- est accepté, mais pas DES-, à cause de la différence phonique)
  3. Concernent les nombres écrits en système décimal (dekèmen system), par opposition aux nombres hexadécimaux (dagèmene numbare).
  4. On peut toujours imaginer des "subdagèmene numbare" avec des nombres dont les chiffres placés derrière le séparateur hexadécimal représenteraient le 1/16, le 1/256, le 1/4096... de l'unité!
  5. Le "R" (ni àr, au lieu de ni) est conservé, à titre euphonique, le mot suivant commençant par une voyelle
  6. On tâchera de ne pas confondre dymòndak et dymònkad avec dymònd et dymònk, lesquels signifient respectivement "incube" et "succube". On remarquera également que ce dernier nom, masculin(!) en français, est féminin en aneuvien.
  7. Il existe également une variante : barsh.
  8. La terminaison /sɐt/, qui pourrait laisser penser à un outil simple, comme dans usròlsat correspond, en fait, à l'origine du mot "synopsis".
  9. Toutefois, l'acception non sexuelle velyndar existe aussi.
  10. La négation est sur le verbe dev, autrement dit "ne pas devoir..." (ne pas être obligé de) et non pas "devoir ne pas..." (exemple suivant) traduit littéralement en aneuvien. L'aneuvien est une langue explicite : des formules comme er odiborpe nep or komun nep = on ne vous oblige pas de ne pas venir (qui est, en fait, une prière insistante pour venir) ne seront pas usités car lourdes, alambiquées & incorrectes. On préférera dire er orte orse komun ou bien or kjas komite.
  11. Littéralement : "vous devez ne pas venir."
  12. Mot-valise, tout comme vidak, sauf que la charnière (D) se trouve à la fin du mot.
  13. Autre variante possible: Thœmp