IDEO ANV Accentuation

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===Préfixes & suffixes===
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Comme le préfixe n'est, en principe, jamais accentué, il est bien évident que si le radical n'est pas déjà pourvu d'un accent physique (aigu ou grave) ou bien d'un son vocalique long, l'adjonction d'un préfixe modifiera son orthographe par l'apparition d'un accent:
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:''Konsert'' = commun; ''konsert'''eset''''' = communiste; '''''anto'''k<font color=red>'''ò'''</font>nsert'''eset''''' = anticommuniste.
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:''Plut'' = riche (fortuné); ''ùt '''neçh'''pl<font color=red>'''ú'''</font>tdu'' = un richard.
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:''Pyltet'' = pitié; ''pylten'''dar''''' = pitoyable; '''''elj<font color=darkred>at</font>'''p<font color=red>'''ý'''</font>ltendar'' = impitoyable (incapable de <font color=darkred>ressentir</font> la pitié. Il est bien vrai qu'"impitoyable" n'est pas le contraire de "pitoyable"!)
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La plupart des suffixes ne sont, eux non plus, pas accentués. Toutefois, certains suffixes longs (-ENTYN<ref>Ces suffixes ne sont pas du tout accentués si l'accent (diacritique ou son long) porte sur la syllabe précédente: ''komp'''œ'''ṅdentyn''.</ref>)
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:portent l'accent secondaire (si l'accent du radical n'est pas trop proche: ''adlàjalentyn'' [ɐdˈlajɐˌlɛntən])
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:sont accentués (s'il n'y avais ni son long ni diacritique au niveau du radical: ''prinjèntyn'' [pʁiˈnjɛʁtən]).<br/>
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La brève n'empêche pas
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:l'application d'un accent principal: ''adraṅdĕrtyn'' [ɐdʁɑ̃ˈdœʁtən]
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:ni secondaire: ''băqevsœnev'' [ˌbɔkəfˈsuːnəf].
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==Désaccentuation==
==Désaccentuation==

Version du 22 mars 2010 à 10:55

Sommaire

Les mots composés

Chaque élément du mot composé possède son propre accent, concrétisé par une voyelle longue ou un diacritique s'il ne se situe pas en première syllabe.

Emi-çkeprjen = ['emi'skepʁjən] Infànten-aréa = [in'fantənɐ'ʁea]

Les mots agglutinés

Le problème est un peu plus compliqué.

Pour les mots de trois syllabes ou moins, un seul accent subsiste, implanté sur une syllabe du radical.

Aaben = abbatial; hoos = maison → Abenhoos[1]= abbaye.

À partir de quatre syllabes, il y a toujours un accend secondaire, situé en général à deux syllabes de l'accent principal. Cet accent est purement vocalique et n'a aucune influence sur l'orthographe du mot.

Aboryzhènkadˌboʁə'ʒɛnkɐd]


Préfixes & suffixes

Comme le préfixe n'est, en principe, jamais accentué, il est bien évident que si le radical n'est pas déjà pourvu d'un accent physique (aigu ou grave) ou bien d'un son vocalique long, l'adjonction d'un préfixe modifiera son orthographe par l'apparition d'un accent:

Konsert = commun; konserteset = communiste; antokònserteset = anticommuniste.
Plut = riche (fortuné); ùt neçhplútdu = un richard.
Pyltet = pitié; pyltendar = pitoyable; eljatpýltendar = impitoyable (incapable de ressentir la pitié. Il est bien vrai qu'"impitoyable" n'est pas le contraire de "pitoyable"!)

La plupart des suffixes ne sont, eux non plus, pas accentués. Toutefois, certains suffixes longs (-ENTYN[2])

portent l'accent secondaire (si l'accent du radical n'est pas trop proche: adlàjalentyn [ɐdˈlajɐˌlɛntən])
sont accentués (s'il n'y avais ni son long ni diacritique au niveau du radical: prinjèntyn [pʁiˈnjɛʁtən]).

La brève n'empêche pas

l'application d'un accent principal: adraṅdĕrtyn [ɐdʁɑ̃ˈdœʁtən]
ni secondaire: băqevsœnev [ˌbɔkəfˈsuːnəf].
  1. Souvent (mais pas toujours), le radical porte le sens; donc dans ce cas, une abbaye, c'est D'ABORD une maison (hoos) où vivent des abbés (abendùr), par conséquent, le mot est Abenhoos ['ɐbən'oːs]! ovenhœnd (chien de berger), terrefgát (chat de gouttière (lit: de toit)) & babhoos (crèche (pas celle de Jésus, laquelle se dit Natyvhoos, avec une majuscule)), par contre baabdu et les autres mots taillés sur le même modèle (accentués sur une syllabe du premier élément, comme la plupart des mots en -DU)
  2. Ces suffixes ne sont pas du tout accentués si l'accent (diacritique ou son long) porte sur la syllabe précédente: kompœṅdentyn.

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Désaccentuation

La désaccentuation d'une syllabe (incorporation dans un mot agglutiné, subjonctif passé) s'accompagne souvent d'une modification d'orthographe, et donc de prononciation. Lire le paragraphe sur les voyelles afin d'obtenir des détails.

Les diacritiques redondants

Certains accents, à priori inutiles, puisque placés sur une voyelle déjà accentués dont ils ne modifient pas le son, sont pourtant placés là. Un accent redondant est placé sur la voyelle accentuée du radical si cette voyelle NE DOIT PAS CHANGER de prononciation au cours des transformations du mot (déclinaison, conjugaison, agglutination). Pour expliquer son existence, deux exemples sont nécessaires:

ÓVEN

ÓV (œuf) au génitif

Sans le diacritique, ce mot se prononce de la même manière, mais peut être confondu avec oven (de mouton), dont la division syllabique est ov-en et qui se prononce donc [ɔvən] (de ov[3]= mouton).


KÒM

Peut maintenant s'écrire KOM la séparation syllabique se fait de la manière suivante: [kɔm·ɐ]. La prononciation [ko·mɐ] est possible, dans la mesure où elle ne risque pas d'homonymie avec [kom] (comment). Idem pour [kɔ/o·ˈmiɐ][4].


Toutefois, l'oubli de cet accent redondant[5] n'est pas une véritable faute d'orthographe, mais il le devient dans les cas qui suivent (l'accent n'est plus redondant):

  • At ów in = dans l'œuf.
  • Kóm = comment.


  1. Souvent (mais pas toujours), le radical porte le sens; donc dans ce cas, une abbaye, c'est D'ABORD une maison (hoos) où vivent des abbés (abendùr), par conséquent, le mot est Abenhoos ['ɐbən'oːs]! ovenhœnd (chien de berger), terrefgát (chat de gouttière (lit: de toit)) & babhoos (crèche (pas celle de Jésus, laquelle se dit Natyvhoos, avec une majuscule)), par contre baabdu et les autres mots taillés sur le même modèle (accentués sur une syllabe du premier élément, comme la plupart des mots en -DU)
  2. Ces suffixes ne sont pas du tout accentués si l'accent (diacritique ou son long) porte sur la syllabe précédente: kompœṅdentyn.
  3. Il n'y a pas qu'en aneuvien que le mouton et l'œuf sont orthographiquement très voisins, ces deux mots viennent du latin (ovus & ovis).
  4. Les deux othographes sont donc admises
  5. On ne trouve pas forcément un diacritique redondant chaque fois que la dernière syllabe (accentuée) d'un mot contient un E ou un O. Ainsi, kred [kʁɛd] = croire, donne kreda [kʁedɐ] = avoir cru.
    Ep quadù kjas kredía as!?
    En fait, les diacritiques redondants se rencontre exclusivement sur les E et les O à cause des caractéristiques de ces lettres et de leur place au sein d'une syllabe.


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