Circonstanciel

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Sommaire

Complément

Ce complément circonstanciel est le complément d'un verbe qui n'est pas un complément d'objet (direct ou indirect), c'est à dire qui donne plutôt des renseignements non pas sur l'objet même du procès (qui ? quoi ? à qui ?, de quoi ? etc.) mais plutôt sur les circonstances de ce procès (où ? quand ? comment ? pourquoi ? etc). Comme le circonstant peut être un adverbe, un verbe à l'infinitif ou au participe, une proposition subordonnée conjonctive ou un syntagme nominal, le complément circonstanciel ne peut être que ces deux dernières options.

Langues finno-ougriennes

Ces langues sont extrêmement précises quant à l'attribution des cas des différents compléments et il y a pratiquement une flexion pour chaque type de circonstant () ou peu s'en faut ( ).

Autres langues flexionnelles

La plupart des autres langues (notamment les langues indo-européennes, mais aussi un bon nombre d'idéolangues) répartissent les compléments circonstanciels entre

l'accusatif et le datif
l'accusatif, l'ablatif et le locatif[1]
Tous les cas sauf le nominatif
L'accusatif sert pour les destinations, le nominatif pour tout le reste.
L'instrumental et le locatif.

Aneuvien

Le cas aneuvien nommé "circonstanciel" reprend à peu près les fonctions du datif allemand[2], de l'ablatif latin, de l'instrumental russe et du locatif de ces deux dernières langues. En somme, tout ce qui, dans les langues indo-européennes, n'est pas l'affaire de l'accusatif (destination, limite temporelle). Il sort de ses prérogatives de circonstant, puisqu'il est également utilisé

  • en tant que complément d'agent ;
  • dans certains compléments d'objets indirects :
E kova ... nit merkaduv = J'ai acheté ... au marchand.
  • dans certains compléments de noms :
ùt bakàwa tern hoψeve = une traversée de trois heures.

On utilise en général la terminaison casuelle -(e)v. Les variantes sont assez simples à retenir :

-eC[3]-Cev
-v → -w.

Lire aussi la page aneuvienne des cas et des adpositions.


  1. Certains noms seulement.
  2. ...lorsqu'il n'est pas utilisé en temps que complément d'objet second, c'est à dire lorsque son rôle détermine, par exemple, le lieu dans lequel on est.
  3. C = consonne non affriquée (sauf V), dans la mesure où la prononciation ne pose pas de problème insurmontable :
    septàmber → septàmbrev ;
    mais qidet → qidetev.
    Quelques autres mots comme ċukor suivent également cette règle.