IDEO SVL Noms

De Ideopedia

Le système de nombre a en revanche continué à exister en sivélien. Ainsi, on compte trois nombres différents, que sont les suivants :

- nuel : indique une absence
- singulier : forme par défaut du nom, représente une unité
- pluriel : représente plus de deux unités

Le nuel

Le nuel est le seul nombre dont les désinences peuvent être placées après celles de tout autre nombre, des pronoms de possession, ou encore après les suffixes ; dans ces cas, la désinence du nuel se place à la toute fin du mot, après les autres désinences. Pour une description détaillée de son utilisation, voir le paragraphe dédié ci-dessous.

Formation du nuel

La désinence du nuel est -ní (les noms terminant par -n subirront une dégémination). Ainsi, la grande majorité des noms se formera très simplement :

  • oktat, "chemin" > oktat
  • leí, "nuage" > leí

Les noms en -i voient cette dernière lettre être remplacée par avant l'ajout de la désinence :

  • seli, "drap" > selíní

Les noms en -m/-p/-v voient cette dernière lettre être « dentalisée » en -n/-t/-s avant l'ajout de la désinence  :

  • syep, "ouais" > syetní

Utilisation détaillée du nuel

Le nuel est un nombre particulier qui permet d’exprimer énormément de nuances en sivélien. Analysons le cas d’une phrase basique :

  • Vetá earín sa.
J’ai vu un oiseau.

Si l’on veut mettre cette phrase sous sa forme négative, on aura plusieurs possibilités. La plus fréquente sera l’utilisation du nuel sur l’objet. L'utilisation de l'article a sur l'objet, bien que rare, permet à la fois de donner à celui-ci un caractère défini, mais aussi d'exprimer une certitude sur son absence.

  • Vetá earíl sa.
Je n’ai pas vu d’oiseau./Je n’ai vu aucun oiseau. (= J'ai vu zéro oiseau.)
  • A vetá earíl sa.
Je n’ai pas vu l’oiseau. (= J'ai bien vu, l'oiseau n'était pas là.)

Le nuel est utilisé sur le sujet si l’on veut exprimer l’idée que le procès n'a pas été réalisé par le sujet. L'utilisation de l'article avec l'objet n'exprimera pas de certitude, mais lui donnera juste un caractère défini.

  • Vetá earín sa.
Je n’ai pas vu d’oiseau. (= Je n'ai pas vu d'oiseau, qu'il y en avait ou non.).

L’utilisation de la 4e personne permettra de porter l'accent sur le rôle du complément d'agent. De plus, l'utilisation du nuel sur ce complément d'agent exprimera la certitude que le procès a été réalisé.

  • Sahí vetá earíninne.
On n'a pas vu d'oiseau, en tout cas pas moi.
  • Sahí vetá earíninne.
Ce n’est pas moi qui a vu l’oiseau. (= L'oiseau a bien été vu, mais pas par moi.)

Le pluriel

Le pluriel sert à marquer que l'on parle de plusieurs personnes ou de plusieurs choses. Il n'est pas utilisé si un nombre précise la quantité ; dans ce cas, le singulier sera employé.

Formation du pluriel

La désinence du pluriel de la plupart des noms est -e. À noter cependant qu'un nom finissant par une consonne verra celle-ci être géminée, la règle de la dégémination s'appliquant alors :

  • oktat, "chemin" > oktatte
  • ennak, "bois" > enakke

Lorsque le nom se termine par une voyelle, trois possibilités :

- un nom se finissant en -i verra cette lettre être remplacée par la diphtongue -ei ;
- si une diphtongue en -i peut être formée, alors elle est réalisée (mais seulement si une consonne précède la dernière voyelle du nom, soit après consonne + /e ɛ ɜ ʉ ɑ/) ;
- sinon, la désinence -ne est ajoutée (y compris après les diphtongues ou deux voyelles distinctes).

Exemples :

  • seli, "drap" > selei
  • nílotae, "virgule" > nílotæy
  • leí, "nuage" > leíne