Zhivi

Un article de Ideopedia.

  Zhivi
Zhivi
 
Année de création 2017
Auteur Mardikhouran
Régulé par
Nombre de locuteurs Zhu
Parlé en
Idéomonde associé Aucun (pour l'instant)
Catégorie Langue artistique
Typologie SVO
Alphabet Latin
Lexique ~ 200 mots
Version
Codes de langue
ISO 639-1
ISO 639-2
ISO 639-3
Préfixe Idéopédia

Le Zhivi /ʒivi/ est une idéolangue créée en 2017 par Mardikhouran.

Sommaire

Historique

Présenté sur Tumblr en 2017 et sur l'Atelier le 17 novembre 2019.

Alphabet & prononciation

Le zhivi utilise l'alphabet latin.

Consonnes

  • Occ. sourdes : p t k
  • Occ. sonores : b d g
  • Fric. sourdes : f s sh /ʃ/
  • Fric. sonores : v z zh /ʒ/
  • Nasales : m n
  • Latérale : l
  • Glide : y /j/

Voyelles

  • Hautes : i ü u /i y u/
  • Médianes : e ö o /e ø o/
  • Basse : a /ä/

Les voyelles nasales sont au nombre de quatre : /ɑ̃ ɔ̃ ɛ̃ œ̃/, et leur romanisation consiste à faire suivre les voyelles a, o/u, e/i, ö/ü (le choix de la voyelle dans les couples signalés ici est étymologique) par une consonne nasale pointée ou qui ne se prononce pas (là encore, le choix de la consonne est étymologique). Par exemple, le nom "hauteur" peṁtu /pɛ̃tu/ dérive de l'adjectif pem /pem/.

Accent tonique

Comme en français, il s'agit d'un accent de groupe et c'est la dernière syllabe d'un groupe de respiration qui sera accentuée.

Allophonie

Les voyelles hautes peuvent devenir des semi-voyelles quand elles sont en hiatus, par exemple suada "crâne" est phonologiquement /suada/ mais peut être prononcé [swada].

Les voyelles médiannes sont ouvertes /ɛ œ ɔ/ en syllabe fermée par une consonne.

Devant /i y j/, les consonnes apicales se palatalisent (comme en français populaire et en québécois).

En fait, prononcez cette langue comme vous prononceriez du français. La seule différence majeure est l'absence de schwa, donc de voyelle optionnelle (hors particules grammaticales).

Morphologie

Noms

Les noms sont invariables généralement, sauf une petite minorité qui forme le pluriel en voisant la consonne fricative sourde initiale, comme söl "frère" > zöl, et le nom tople "enfant" qui a un pluriel supplétif punak.

Adjectifs

Les adjectifs s'accordent en genre (A ou B) et en nombre avec leur nom, même si celui-ci ne le marque pas ouvertement. La forme A est la forme de citation, la forme B rajoute parfois une consonne ; les pluriels sont -(sh)a pour A et -(sh)e pour B.

Pronoms

Verbes

Il y a quatre formes conjuguées, celles de l'indicatif et du subjonctif au présent et au singulier. Le subjonctif s'accorde à la personne et au nombre du sujet, l'indicatif seulement en nombre.

Indicatif présent

Il s'obtient en retranchant la terminaison -mas de l'infinitif premier, et en rajoutant -l au pluriel. Sauf pour le verbe dagas "être".

Indicatif passé

Il s'obtient en remplaçant la terminaison vocalique du présent par un suffixe voyelle+d ou voyelle+f, selon la classe du verbe, et en ajoutant -a au pluriel. Certains verbes ont un passé supplétif.

Subjonctif présent

Le radical du subjonctif présent se termine toujours par une consonne ou une voyelle nasale. Pour cela, on élimine la voyelle thématique de l'indicatif présent ; ensuite, les consonnes finales peuvent se modifier. Certaines racines qui se retrouveraient en consonne unique doivent opérer d'autres aménagements phonétiques.

La forme de 3e personne singulier sert de base pour la formation des autres personnes, avec ceci qu’une voyelle nasale finale redevient VN devant l’élément pluriel -i. Le verbe dagas "être" est unique en ceci qu'il présente une terminaison de 3sg -ez.

Devant consonne Devant voyelles nasales
1sg -ezh -zh
2sg -eb -b
3sg - -
1pl -is -is
2pl -iue -iue
3pl -ile -ile

Subjonctif passé

Le subjonctif passé se base sur le même radical que le présent, suivi d’un élément -ul puis des terminaisons personnelles consonantiques. Sauf le verbe dagas "être" qui place directement les terminaisons personnelles sur un radical l-, et utilise la terminaison de 3sg -ez.

Formes non-actualisées

Les verbes ont deux infinitifs (l'un pour la nominalisation et l'autre pour le but) et deux jeux de participes (réels et irréels), lesquels se subdivisent en actif et passif (pour les verbes transitifs).

Syntaxe

Adverbes

Des adverbes de manière sont créés en faisant suivre le nom me "manière[1]" par un adjectif accordé au genre B. Me bazd "violemment" (baz "rouge, en colère, violent").

Complexe verbale

Négation

Une particule préposée bo (pour l'indicatif) et me (pour le subjonctif) nie le verbe. Elles se conjuguent pour le nombre du sujet avec le suffixe de pluriel -l.

Futur

La forme du présent peut aussi être comprise comme se référant au futur, mais il est possible d'être plus précis en faisant suivre une forme conjuguée du verbe tümas "aller" par l'infinitif second.

Lexicologie

Préfixes verbaux

Les prépositions peuvent se joindre aux verbes pour en former de nouveaux.

Chiffres et nombres

  • 1 = ia (A) / iet (B)

Échantillon

Exemple de texte

  • Ezh tü dek yuṅ pa-zhüzh bi me sosheb ta
    1sg.NOM aller-PRES être-BUT triste que-EV 2sg.NOM ne_pas s'occuper_de.SUBJ.PRES-2sg 3sg-OBL
    "je vais être triste si tu ne t'occupes pas de lui"


  • Ezh : la première personne du singulier à la forme sujet. Sa forme oblique est mi.
  •  : le présent indicatif singulier du verbe tümas, obtenu en retranchant la désinence de l'infinitif I. Comme en français, il peut agir comme auxiliaire du futur.
  • dek : la forme infinitif II du verbe irrégulier dagas "être". L'infinitif II ou "purposif" est employé après les verbes de mouvement (comme le supin latin), et tout seul il signifie le but.
  • yuṅ : l'adjectif "triste, embêté" au singulier du genre A. Les adjectifs s'accordent en nombre et en genre avec le nom. Au genre B, l'adjectif serait yun.
  • pa : la particule de complémentisation/subordination. On voit ici qu'elle est aussi employée là où le français aurait "si".
  • -zhüzh : un clitique évidentiel exprimant l'idée de "il se peut que, sûrement, évidemment". Souvent, sa prononciation est réduite à [ʒː] ou [ʒ].
  • bi : la deuxième personne du singulier à la forme sujet. Sa forme oblique est baṅ. Même si le verbe de la phrase est conjugué en personne, le pronom sujet est présent.
  • me : l'adverbe de négation du subjonctif. Il a la particularité de s'accorder en nombre avec le sujet comme le ferait un verbe à l'indicatif.
  • sosheb : le subjonctif présent à la deuxième personne du singulier du verbe soshomas. Le subjonctif, contrairement à l'indicatif, se conjugue en personne en plus du nombre.
  • ta : c'est un pronom personnel sans forme oblique spéciale.

Liens

Notes

  1. Uniquement dans cette structure, jamais tout seul.