Wrottmede

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  Wrottmede
Wrottmede
 
Année de création 2012
Auteur Mardikhouran
Régulé par
Nombre de locuteurs
Parlé en Jaddling (fiction)
Idéomonde associé La Scène
Catégorie
Typologie
Alphabet fasque
Lexique
Version 0.5
Codes de langue
ISO 639-1
ISO 639-2
ISO 639-3
Préfixe Idéopédia IDEO_WRT

Le wrottmede est une idéolangue créée en 2012 par Mardikhouran pour La Scène.

Sommaire

Histoire

Le Wrottmede ("parole claire") est le nom de la langue des Purslyng ("hommes libres"). Ceux-ci occupent de façon ininterrompue depuis 800 ans le Jaddling ("terre libre"), large pays de moyennes montagnes et de collines bordant l'Océan Glacial. Leur culture est celle de pasteurs et de pêcheurs, vénérant les petits dieux de la terre et de l'eau (pinsym), défendant leur honneur (piwett) à l'épée. Pendant une large part de leur histoire, ils furent gouvernés par leurs clans (wyggse), chacun de son côté avec une guerre occasionnelle impliquant des coalitions plus larges ; en quelques occasions, une union de tous les hommes libres se constitua face à une menace extérieure (le plus souvent, un prince Coumeusse se prenant pour l'Empereur réincarné).

Mais voilà un siècle, l'union fut battue par le jeune empire sudiste de La Scène, lors de la honteuse bataille de Kellton, et ses seigneurs durent se soumettre à un régime de protectorat appelé covérat. De nos jours, la majeure partie des barons de Jaddling collaborent activement à l'administration de leur territoire sous la houlette de l'Empire ; seuls se considèrent toujours en résistance les chefs de l'Ouest, refoulés dans les montagnes, qui renomment le pays "Jaddedrokken", le Pays Prisonnier.

Jusqu'à la conquête, le Wrottmede était rarement écrit ; l'on gravait des runes sur les écorces à des fins de comptabilité. Par la suite, l'alphabet fasque en provenance de La Scène fut adapté à la langue, et dès lors se constitua une littérature formée principalement des vieux poèmes épiques de la tradition orale.

Il existe un certain nombre de dialectes, généralement intercompréhensibles. Trois d'entre eux possèdent quelqu'importance en dehors de leurs aires de locution :

  • l'Argoctalikk, dialecte de la "capitale", qui est la principale source des emprunts de et vers le décrume.
  • le Sormikk, dialecte du nord, a joué un grand rôle dans la composition des chants épiques, et est langue de l'élite dans les baronnies rebelles de l'Ouest.
  • l'Agtremmikk, dialecte central, fort de ses 2 millions de locuteurs, se trouve de plus être parlé à Ertingale, la ville la plus riche de Jaddling.

Alphabet et prononciation

Phonèmes

Bilabiale Alvéolaire Palatale Vélaire Glottale
Occlusive sourde /p/

p

/t/

t

/k/

k

Occlusive sonore /b/

b

/d/

d

/g/

g

Affriquée sourde /t‿ʃ/

c

Affriquée sonore /d‿ʒ/

j

Fricative sourde /s/

s

Roulée /r/

r

Latérale /l/

l

Nasale /m/

m

/n/

n

/ŋ/1

n(g,k) ; ng# ; nk#

Glide /w/

w


antérieures non-arrondies antérieures arrondies centrale postérieures non-arrondies postérieures arrondies
fermées /i/

i

/y/

y

/u/

u

moyennes /e/

e

/œ/

ø

/ə/

e2

/o/

o

ouvertes /α/

a

1 : la forme < ng> est lue comme telle à l'intervocalique et en fin de syllabe ; < nk> se prononce pareillement en fin de mot.

Ce phonème n'apparaît pas en début de mot.

2 : remarques sur le < e> orthographique

  • il se prononce /ə/ à la fin des mots polysyllabiques, suivi ou non d' une consonne
møges ere /ˈmœɣəs ˈɛrə/ "je jetais", mais piwett /ˈpiwɛt/ "honneur"
  • si la consonne est une de /r l m n w/, le groupe se prononce comme une consonne syllabique
gypel /ˈgypl̩/"deux", garew /ˈgɑɾu/ "bestial"
  • surmonté d'un tréma, il se prononce toujours /e/
mittë /ˈmit:e/ "car, parce que"
  • certains préfixes sont inaccentués
behamt /bəˈhɑmt/ "poète, aède"
  • toute ces règles s'appliquent aussi à la limite de deux morphèmes
jeggegale /ˈd‿ʒɛgəˌγɑlə/ "homme+fou>prophète"
  • en fait, son statut est un calque direct du comportement du < e> allemand

Phonotactique

Les initiales d'une syllabe wrottmede peuvent être les suivantes :

  • Rien (ar)
  • une Consonne -exceptée /ŋ/ (bohen)
  • une Consonne -exceptés /s l r m n ŋ/- suivie de /r/, /l/ ou /w/ (kling)

Son noyau peut être :

  • une voyelle
  • une des sonantes syllabiques /l r m n ŋ/

En coda sont autorisées les combinaisons suivantes :

  • Rien
  • une Consonne (tys)
  • une Nasale suivie d'une Consonne (behamt)
  • un de /l r s w/ suivi d'une Consonne (purs, dost)
  • une Consonne géminée (wigg)

Allophonie

Voyelles

  • En syllabe fermée, les voyelles /e i o u ø y/ peuvent se réaliser [ɛ ɪ ɔ ʊ œ ʏ].
C'est également leur réalisation courante en finale dans les mots plurisyllabiques (garew ['gɑɾʊ]

Consonnes

  • /b d d‿ʒ g/ se réalisent [β z ʒ ɣ] après voyelle et en fin de mot
si elles sont suivies par une consonne sourde (comme dans megsu "pris") les fricatives se dévoisent en [ɸ s ʃ x] (['mɛxsʊ])
  • /h/ suivi d'une consonne sonore disparaît en allongeant la voyelle précédente (nahbat ['nɑ:bɑt] "putrescible"
  • les consonnes géminées ont une durée plus longue que la simple correspondante (poll [pɔl:] "eau")
en finale, les occlusives sourdes se prononcent simples (hartikk ['hɑ‿əʈɪk] "principal"
les occlusives sonores géminées ont en toute position les valeurs (wigg [wɪg] "fils)
  • les groupes "r+Consonne" voient le /r/ se réduire à [ə] et former une diphtongue avec la voyelle précédente ; si la consonne est une alvéolaire /t d s n l/, elle devient rétroflexe [ʈ ɖ ʂ ɭ ɳ] (purs [pʊ‿əʂ] "homme").
sauf r+r qui est une géminée.
dans /r+h/, le /h/ ne se prononce pas.
  • occlusives et fricatives agréent en voisement avec la consonne qui les suit.

Accentuation

La première règle de l'accentuation en Wrottmede, à partir de laquelle s'élaborent toutes les autres, est la suivante :

  • c'est la première syllabe qui prend l'accent

Un certain nombre de règles supplémentaires prennent effet lors de diverses opérations morphologiques :

  • un accent secondaire est porté sur la racine d'un verbe préverbé, s'il est séparé de l'accent principal par au moins une syllabe atone
progomeg- [ˈproɣoˌmɛɣ] "jeter sur"
  • certains préfixes sont inaccentués
behamt [bəˈhɑmt] "aède" sur ham- "chanter"[/b]

Morphologie

Substantifs

Le nom wrottmedik se décline pour le nombre (singulier et pluriel), pour le cas (direct, régime et vocatif), et pour la possession.

Nombre

Le pluriel, dans l'ancien état de la langue, se formait simplement en ajoutant un -u à la fin du mot (remplaçant la voyelle finale s'il y avait lieu). Cette voyelle a aujourd'hui disparu, non sans laisser sa trace : en effet, les voyelles non-arrondies présentes dans le radical se sont vu rajouter une labialisation qui a modifié la voyelle (u-umlaut). Les noms dont la voyelle radicale était déjà arrondie se voit eux adjoindre un -e atone (venu de dialectes ou le -u ne s'est pas amuï).

singulier pluriel traduction
ar år ville
jegge jøgg homme
ertin ertyn forteresse
bord borde roi
sunk sunke montagne

Note : l'amuïssement du -e atone au pluriel de jegge est régulier.

Un autre cas particulier est celui des noms se terminant anciennement en -u au singulier. Le suffixe de pluriel était alors -du, devenu régulièrement -d. Ce qui nous donne ce tableau :

singulier pluriel traduction
tys tysed hache

Enfin, il faut mentionner le cas des noms dont la voyelle radicale était une diphtongue dans l'ancien temps. Les correspondances sont listées ici :

ancien singulier ancien pluriel nouveau singulier nouveau pluriel
ai åi e e
au åu o u
ei øi i y
eu øu u ø
oi oi e e
ou ou u u

Les noms dont la voyelle radicale reste la même du singulier au pluriel se voit régulièrement adjoindre un -e

Cas

  • Le cas direct n'a aucune désinence, il s'agit de la base nue du nom.
  • Le cas régime est formé par la suffixation à la toute fin du nom d'une désinence spécifique à son genre. Il en existe six :
prestigieux -t
puissant -
solide -s
terrestre -m
abstrait -g
aquatique -l

Un e atone épenthétique se place si besoin est entre la désinence et le radical. Ce qui apporte une confusion entre le singulier et le pluriel des régimes des noms se pluralisant en -e, comme bord : pluriel borde, régime sg. et pl. bordet.

Le vocatif se forme pour presque tous les genres en préfixant la première voyelle tonique du mot, séparé du nom dans l'orthographe par une apostrophe (signalant que la consonne suivante se prononce comme en position initiale et et non comme à l'intervocalique).

o'dost ! "hey l'ami !" ([ɔˈdɔst] et non pas *[ɔˈzɔst])

a'behamt ! "aède !" (le préfixe be- n'est jamais tonique)

  • Si le nom commence par une voyelle, l'orthographe ne change pas mais la voyelle est allongée.

å'år ! "ô villes !" ([ɔːr])

  • Pour les noms du genre prestigieux, un l- est préfixé en plus.

lo'bord ! "ô roi !"

  • Les noms du genre puissant préfixe carrément leur syllabe initiale.

an'ancikk ! "ô esprit du feu !"

Quelques mots sur l'attribution des genres. Tous les noms désignant des puissances spirituelles et/ou taboues (prédateurs, catastrophes naturelles) sont du genre puissant. Les noms de dirigeants, chefs et professions respectées (ainsi que de certaines armes nobles) sont du genre prestigieux. Pour le reste, on ne peut parler que de tendances. Les abstractions sont... abstraites. Les noms du genre solide sont souvent inanimés ou construit par l'homme, les terrestres désignent souvent des choses terrestres et des humains, les noms du genre aquatiques désignent pour la plupart des choses, plantes et animaux aquatiques. Mais il existe de très nombreuses entorses à ces règles : gøtt "cours d'eau" et himdort "tradition" sont terrestres, poll "eau" est abstrait, etc.

Possession

Les pronoms possessifs sont suffixés au nom déjà fléchi, selon le tableau suivant :

1ps ("moi") -l
2ps ("toi") -pe
3ps connue ("lui, elle") -c
3ps inconnue ("on") -c
1pp exclusive ("nous sans toi") -der
1pp inclusive ("toi et moi/nous") -red
2pp ("vous") -per
3pp ("eux, elles") -ce

Un e épenthétique vient s'insérer si besoin est avant la désinence. Le suffixe de troisième personne du pluriel provoque un u-umlaut de la voyelle précédente. Ainsi, årce peut signifier "leur ville" ou "leurs villes".

Syntaxe

Liens