Transcription

Un article de Ideopedia.

Définition

La transcription, c'est le fait d'utiliser un système d'écriture pour un mot ou un texte pour lequel il n'est pas prévu à l'origine. Ce procédé n'est pas d'une rigueur absolue, raison pour laquelle plusieurs versions existent.

Exemples :

Mandarin 北京 se transcrit soit Pékin, soit Beijing soit Běijīng.
Russe Чайковский se transcrit
Français Tchaïkovski
Txaikovski
Danois Tjajkovskij
Čajkovski.

Plusieurs manières de transcriptions existent donc, la plupart s'efforçant d'adapter la prononciation du mot depuis la "langue de départ" à l'orthographe de la langue d'arrivée ; ce qui n'est pas toujours aisé, certains sons n'existant pas dans les deux langues simultanément.

Translittération

Il existe une autre méthode, bien plus précise, mais qui n'est pas applicable systématiquement : c'est la translittération. Pour effectuer une translittération, il faut que les deux systèmes d'écriture soient non seulement compatibles, mais que pour un symbole[1]de l'un corresponde exactement un symbole ou un digramme de l'autre. Exemples :

Le serbe, translittéré du cyrillique au latin et vice-versa
Le moldave (roumain, en fait), d'abord translittéré en cyrillique (1940) puis de nouveau en alphabet latin (50 ans plus tard).

Un cas particulier de translittération existe : c'est celui de l'azéri utilisé en Azerbaïdjan. Ce pays est passé de l'alphabet latin à l'alphabet cyrillique en 1939 (à peu près à la même époque que la Moldavie)[2]puis est revenu à l'alphabet latin en 1992, mais l'alphabet latin actuel présente des différences avec sa version des années '30[3]. Ainsi, à un Y d'avant (et pendant) l'alphabet cyrillique correspond maintenant un Ü[4].

Idéolangues

Certaines idéolangues permettent, plus ou moins, soit une simple transcription (respect de la phonologie) soit une véritable translittération (cf plus haut) entre deux systèmes d'écriture, soit à-postériori (alphabet, runes, vadora[5]) soit mixte, soit à-priori (argpal, nebou, akrig).

Le Slovio peut être translittéré, vu qu'il peut s'écrire, sans restriction, en alphabet latin ou cyrillique.
La translittération est aussi prévue en slovianski, toutefois la graphie latine diffère d'avec le slovio : le háček remplace les digrammes en -X.
Il en est de même pour le psolat ("slavlatin" & vadora[6]).
L'elko peut être écrit sans restriction soit en alphabet latin soit en runes.
  1. En fait : une lettre : d'où le nom "translitteration". Toutefois, on a, en serbe, la lettre Љ pour le digramme "LJ".
  2. Avant 1929, il utilisait l'abjad arabe
  3. Source : Wikipédia
  4. En fait, on a la "chaîne" suivante :
    Son Latin
    ancienne
    version
    ('30)
    Latin
    actuel
    ʒ Ƶ J
    j J Y
    y Y Ü
    On remarque aussi (suivre le lien), dans la version cyrillique, la cohabitation, à la même époque, du Y et du У. Cohabitation qu'on retrouve en vadora.
  5. Composé, dans ce cas.
  6. Le vadora est également prévu pour écrire en aneuvien, mais cet usage est réservé à la fiction, eu égard aux difficultés de placer, dans un document informatique, certains diacritiques sur certaines lettres.