Terminaison

Un article de Ideopedia.

À la différence du suffixe qui, lui, influe sur le sens (sémantique) du mot, ou bien sur sa nature (nom, verbe, adverbe...), la terminaison n'a qu'un rôle grammatical. Elle est donc une flexion située à la fin d'un mot.

Exemple : dans "solutions"

"-solu" est le radical, qu'on trouve également dans "soluble"
"-tion-" est un suffixe, qu'on retrouve également sans "substitution, addition, réduction"
-S est la terminaison correspondant à la flexion française (entre autres) du pluriel de la plupart des noms et adjectifs (qualificatifs, déterminatifs).

Les langues isolantes n'ayant pas de flexions, elles n'ont par conséquent pas de terminaisons.

Le terme désignant la flexion disposée au début d'un mot est "augment" (uniquement pour les verbes, dans certaines conditions, du moins, pour ce qui est des langues naturelles[1]).

Deux terminaisons peuvent se succéder ; une terminaison peut avoir deux rôles comme dans l'exemple qui suit :

PVELLIS : le -IS sert à la fois de flexion casuelle et de flexion de nombre.

Idéolangues

vihkùleve : ev est la terminaison du circonstanciel et le e, celle du pluriel.
virius (de virages), même construction : génitif, puis pluriel.
Volapük pükes (langues ; COI), même construction : datif, puis pluriel.
Situation inverse : veturilojn (véhicules ; COD), le j est la terminaison du pluriel, le n, celui de l'accusatif.

  1. Un terme non officiel est toutefois proposé dans la présente encyclopédie : la préflexion.