Système d'écriture a posteriori composé

Un article de Ideopedia.

Ce système d'écriture peut être abordé de deux manières différentes :

Synthèse

On ne prend que les caractères communs à deux (ou plus) alphabets considérés : c'est notamment le système adopté par les systèmes d'immatriculation bulgare (cyrillique ET latin) et grec (grec ET latin) pour les véhicules.

Le C est commun aux alphabets latin et cyrillique, mais n'apparaît pas dans l'alphabet grec.
Le N est commun aux alphabets latin et grec, mais n'apparaît pas dans l'alphabet cyrillique.
Le П est commun aux alphabets grec et cyrillique mais n'apparaît pas dans l'alphabet latin.

Un alphabet qui n'aurait que la synthèse (intersection) des trois aurait un nombre très réduit de lettres : A B E H I[1]K M O P T X[2].

Addition

L'approche est totalement inverse. On fait la somme des lettres de plusieurs alphabets, ce qui donne un système alphabétique nettement plus fourni :

  • Avantage : permet une écriture différenciée d'un grand nombre de sons et limite fortement les homographes
  • Inconvénient : nombreuses lettres, donc alphabet plus difficile à apprendre et surtout, textes plus difficiles à taper pour qui n'a pas de clavier personnalisé.

L'alphabet cyrillique est, en fait, une adaptation des alphabets latin et grec avec quelques ajouts hébraïques, à disposition de langues en majorité slave, mais pas uniquement.

Cette procédure n'existe pas que pour les systèmes alphabétiques, ainsi, le japonais, se servant habituellement de kanas, utilise également, en cas de besoin, des idéogrammes chinois.

La composition peut être très minime (une ou deux lettres seulement empruntée(s) en plus de l'alphabet de base) ou bien être beaucoup plus équilibrée (plus de 30% d'apport).

Idéolangues[3]

  • L'aljaro utilise l'ajskrityr, un mélange de plusieurs alphabets, évoqué dans cette page.
  • Le <omunleng utilise le pour retranscrire le son [k]. Cette lettre est une rune : la Kenaz.
  • La langue ŧhub utilise des lettres de diverses provenances, en majorité latines & cyrilliques, mais également des lettres comme le Ƌ ou le Λ, cette dernière étant empruntée au grec.
  • L'uropi emprunte le Ʒ au same (ou bien le З au russe, en cas d'indisponibilité), pour le son [ʒ].
  • Le vadora, inspiré du ŧhub, et offrant des analogies (sans pour autant être identique) avec l'ajskrityr, est également un alphabet avec des lettres de plusieurs provenances.

  1. Existe en ukrainien.
  2. Les lettres en gras on la même valeur phonologique pour les trois alphabets (si le E se prononce /je/ en russe, il se prononce [e] ou [ɛ] dans les autres langues).
  3. On ne prendra en compte que les lettres entières, laissant de côté les diacritiques.