Sivélien

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  Sivélien

Sivaelie
 
Année de création 2012 (vieux-sivélien)
Auteur Etuèl (Atíel)
Régulé par Etuèl (Atíel)
Nombre de locuteurs
Parlé en
Idéomonde associé Sivélie
Catégorie Persolangue
Typologie Langue mixte
Alphabet Latin
Lexique env. 1230 mots
1900 traductions fra > svl
Version voir les projets prévus
Codes de langue
ISO 639-1
ISO 639-2
ISO 639-3
Préfixe Idéopédia IDEO_SVL

Le sivélien (sivaelie, [siʋɛli̯e] en sivélien) est une idéolangue ayant suivi plusieurs évolutions depuis la création du vieux-sivélien. Ainsi, une partie de la grammaire, du vocabulaire sont en très grande partie inspirées par cette langue aujourd'hui disparue.

Parmi les caractéristiques de la langue, on peut noter l'ordre OVS dans la phrase, qui peut être modifié en VSO quand une emphase est portée sur le procès. De plus, le sivélien ne possède plus de cas : l'essif, qui existait encore très récemment, a disparu, ce confondant avec les adjectifs. Cependant, les pronoms et les adjectifs possèdent encore des formes déclinées selon leurs rôles dans la phrase. Les verbes se conjuguent selon différents modes, temps, nombres et personnes, dont la « 4e personne », aux rôles multiples, héritage de l'inspiration finno-ougrienne du sivélien.

L'orthographe du sivélien est très phonétique ; bien qu'il existe quelques exceptions, dont une notable pour la conjugaison du verbe aívíe (« être »), tous les lettres et les digrammes se prononcent tels qu'ils le sont définis dans les règles orthographiques.

Sommaire

Phonologie et orthographe

La phonologie et l'orthographe présentées ci-dessus forment la version standard du sivélien. Des différences existent avec la prononciation familière de la langue.

Image:Loupe.png Voir l'article phonologie du sivélien
Image:Loupe.png Voir l'article sivélien parlé

Le sivélien possède 13 consonnes et 10 voyelles. L'alphabet comporte 18 lettres, auxquelles peuvent s'ajouter 3 autres lettres.

A Á E É H I Í K L M N O P R S T U V
[ɑ] [ɔ] [e] [ɞ] [x] [i] [y] [k] [l] [m] [n] [o] [p] [ɾ] [s] [t] [ÿ] [ʋ]

Une consonne doublée à l'écrit représentera une consonne géminée (les géminées /ɾɾ/ et /xx/ n'existent cependant pas en sivélien).

Six phonèmes sont représentés à l'aide de digrammes, notamment ceux correspondant aux consonnes palatales (qui ne possèdent pas de formes géminées).

AE OU UO
[ɛ] [u/o̯u] [o/u̯o]
LY RY SY
[j] [ʑ] [ɕ]

Trois autres lettes, non répertoriées dans ce tableau, sont aussi utilisées en sivélien :

  • la lettre ˂ĸ˃, interchangeable avec le ˂h˃, et de forme capitale ˂Ḱ˃ ;
  • la ligature ˂æ˃ peut aussi être rencontrée en lieu et place du digramme ˂ae˃ ;
  • la lettre ˂ó˃, employée dans quatre diphtongues et seule dans un unique mot (ó, "et").

Pour certaines lettres, des mutations surviennent selon l'environnement phonétique. Ces mutations sont présentées dans les tableaux ci-dessous.

H K T
Standard /x/ /k/ /t/
  entre deux voyelles /ɣ/ /d/
Avant /i y/ /ç/ /c/ /t/
  entre deux voyelles et avant /i y/ /ʝ/ /d/
RY V
Standard /ʑ/ /ʋ/
En contact avec une consonne sourde /ɕ/ /f/

Diphtongues

Il existe de nombreuses diphtongues en sivélien (27 exactement), qui peuvent être regroupées en quatre classes :

  • les diphtongues en /-i/
EI AEI ÉI UI AI
[ei̯] [ɛi̯] [ɞi̯] [ɥi] [ɑi̯]
  • les diphtongues en /-y/
AEÍ ÉÍ
[ey̯] [ɛy̯] [ɞy̯] [ÿy̯] [ɑy̯]
  • les diphtongues en /-ÿ/
EU AEU ÉU AU
[eÿ̯] [ɛÿ̯] [ɞÿ̯] [ɑÿ̯]
  • les diphtongues en /-e/
IE ÍE OE ÓE ÁE
[je] [ɥe] [oe̯] [ɔe̯] [ɑe̯]
  • les diphtongues en /-ɞ/
ÍÉ ÓÉ
[iɞ̯] [yɞ̯] [eɞ̯] [ɛɞ̯] [ÿɞ̯] [oɞ̯] [ɔɞ̯] [ɑɞ̯]

À noter les irrégularités de l’orthographe des diphtongues /ɔe̯ ɑe̯ eɞ̯ ɛɞ̯ ɔɞ̯/, ainsi que la position irrégulière de la semi-consonne pour les diphtongues /je ɥe ɥi/ (qui entraînent la mutation des phonèmes /k x ɣ/ en /c ç ʝ/).
De plus, les diphtongues /ÿy̯/ et óé /ɔɞ̯/ peuvent être prononcées comme des voyelles longues, respectivement /ÿː/ et /ɔː/.

Syntaxe

Les cas n'existant pas en sivélien, l'ordre des mots joue un rôle important.

Les autres caractéristiques du sivélien sont :

- ordre nom - adjectif ;
- ordre nom - possesseur (à l’aide de suffixes) ;
- ordre nom - proposition relative ;
- ordre particule - nom (sauf pour les particules suffixales).

Syntaxe basique

Le sivélien respecte l’ordre OVS. Dans la majorité des cas, l’objet vient toujours premier, suivi des compléments, du verbe et enfin du sujet, toujours en dernière position (sauf lorsque le pronom est omis, par exemple avec l’utilisation de l’impératif). Les éléments caractériseurs, qui apportent une information sur le terme caractérisé se placent après ce dernier, y compris lorsque c’est un verbe.

  • Lyut ear ven.
chien voir-2ps tu
Tu vois le chien.
  • Sivaelie oén sen.
sivélien parler-1ps je
Je parle sivélien.
  • Avráse esen.
français être.1ps
Je suis français.

Syntaxe complexe

Dans le cas d'une phrase plus complexe, le schéma général sera : objet direct - compléments - objet indirect - verbe - sujet. L’ordre des complément est relativement libre ; en règle général, un complément de temps ou de lieu viendra en premier. En revanche, un complément d’attribution sera toujours placé juste avant le verbe (sauf si ce complément et le sujet sont tous les deux pronoms personnels).

  • U eíkkível líe neónsye ana ven.
REL journal jour_actuel mère-POS_réflx donner-2ps tu
Tu donnes le journal d'aujourd'hui à ta mère.
  • Sivaelie te vel síel vir oén aeís.
sivélien depuis deux jour tu.DAT parler-3ps personne
Une personne te parle sivélien depuis deux jours.

Une syntaxe différente est cependant de plus en plus utilisée, celle de la conjugaison emphatique, où l'ordre devient verbe - sujet - objet direct - compléments - objet indirect.

  • Anaét ven u eíkkível líe neónsye.
donner-2ps.EMPH tu REL journal jour_actuel mère-POS_réflx
Tu donnes le journal d'aujourd'hui à ta mère.

Phrases interrogatives

Les phrases interrogatives se forment à l’aide de l’auxiliaire oníe, seul auxiliaire existant en sivélien ; le verbe sera alors placé sous sa forme infinitive après l'auxiliaire conjugué.

  • Esyla onínmas talíe ika ?
eau "oníe"-PERF-DUB-3pp boire ils
Peut-être ont-ils bu [de] l’eau ?

À l’oral, et maintenant aussi dans la littérature, il est fréquent d’employer la phrase affirmative accompagné à sa fin de on.

  • (oral)Esyla talínmas ika on ?
eau boire-PERF-DUB-3pp ils INTERR
Ils ont peut-être bu [de] l’eau ?

Noms

Image:Loupe.png Voir l'article noms en sivélien

Contrairement au vieux-sivélien qui possédait deux genres et sept cas, le sivélien n'utilise pas de cas et ne fait pas de distinctions de genres quelconques (au niveau des noms seulement ; en effet, le troisième pronom personnel singulier donne la possibilité de différencier le masculin du féminin).

Le système de nombre a en revanche continué à exister en sivélien. Ainsi, on compte trois nombres différents, que sont les suivants :

- nuel : indique une absence
- singulier : forme par défaut du nom, représente une unité
- pluriel : représente plus de deux unités

Le nuel est le seul nombre dont les désinences peuvent être placées avec celles de tout autre nombre, des pronoms de possession, ou encore après les suffixes ; dans ces cas, la désinence du nuel se place à la toute fin du mot, après les autres désinences.

Adjectifs

Image:Loupe.png Voir l'article adjectifs en sivélien

Les adjectifs forment une catégorie de mots qui est apparue récemment en sivélien. De ce fait, l'adjectif suit des règles grammaticales uniques, comme la déclinaison au nominatif en position de sujet de la phrase, ou une fusion avec le verbe aívíe (être) lorsqu'il a le rôle d'ajectif attribut. De même, il est possible de relativiser l'adjectif pour en modifier la portée, et faire une distinction entre caractéristique inhérente et jugement émis.

La majorité des adjectifs sont reconnaissables à l'aide de leur terminaison en consonne + , ou plus rarement, consonne + -er (également prononcé /ɜ/). Leur forme si particulière provient d'un ancien cas utilisé en sivélien, l'essif.

Verbes

Image:Loupe.pngVoir l'article verbes en sivélien

Un verbe à l'infinitif se reconnaît à l'aide de sa terminaison en -lye ou en -íe.

Chaque infinitif se conjugue suivant le mode, le temps et la personne. Les modes sont les suivants :

- indicatif
- potentiel
- dubitatif
- impératif-jussif
- hortatif
- optatif

On retrouve les temps suivants :

- présent
- présent accompli
- imparfait
- imparfait accompli

Enfin, les verbes se conjuguent suivant le nombre de la personne (singulier/nuel, pluriel), ou son caractère indéfini (4e personne, 4e personne du nuel).

Pronoms

Image:Loupe.pngVoir l'article pronoms en sivélien

Les pronoms sont fréquemment utilisés en sivélien. Une partie d'entre eux, les pronoms personnels, garde les traces des déclinaisons présentes en vieux-sivélien.

Particules

Image:Loupe.pngVoir l'article particules en sivélien

Les particules apportent une information sur l’utilisation qui doit être faite du nom ou du groupe nominal dans la phrase. On distingue quatre types de particules :

- la particule de définition, unique dans sa catégorie ;
- les particules d’états, apposées aux noms en suffixes ;
- les particules semi-indépendantes qui agissent sur les groupes nominaux qui suivent ;
- les particules indépendantes agissant seulement sur le groupe nominal qui suit.

Particule de définition

La particule de définition a apporte un caractère défini au nom qu’elle précède. Il n’y a aucune obligation à utiliser cette particule chaque fois qu’un nom est défini ; en règle générale, on l’emploiera pour mettre en valeur un élément particulier dans une phrase.

  • a lyut
le chien, ce chien

La particule a sert aussi à marquer la politesse (à l’oral et à l’écrit).

  • a ven
vous (forme polie, singulier)

Il existe une particule de définition utilisée qu’avec le pluriel (même avec les pronoms), eu, maintenant désuète, utilisée très rarement dans un registre de langage honorifique.

Particules d'état

Anciennement appelées « suffixes », ces particules vont apporter une information sur l’état d’un nom en comparaison d’un autre nom. Elles s’apposent au nom sans modification (hors dégémination du nom si applicable). On y retrouvera :

- les particules de comparaison d'état ;
- les particules de quantification d'état ;
- les particules de renforcement d'état.

Particules semi-indépendantes

Les particules semi-indépendantes, peu nombreuses, ont deux particularités :

- elles lient au minimum deux groupes nominaux ;
- elles se placent avant les groupes nominaux concernés.

De ce fait, ces particules peuvent se combiner aux particules indépendantes et à la particule de définition a.

Les particules semi-indépendantes ont aussi la particularité d’être prononcée de manière continue avec le nom accompagnée, et peut donc en conséquence modifier la prononciation de ce dernier (par exemple, u kié, employant la particule u, sera prononcé /ʉɣiɜ̯/).

Particules indépendantes

Une particule indépendante apporte une information sur le groupe nominal qui la suit directement. La majorité des particules existantes en sivélien font partie de cette classe.

Numéraux

Image:Loupe.png Voir l'article numéraux en sivélien

Les nombres, utilisés avec des noms ou seuls, régissent toujours le singulier.

Textes

Image:Loupe.png Voir cette page.


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