Rundar

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Le Rundar est le nom donné à l'alphabet runique utilisé par l'elko et l'urque. Il se compose de quarante-neuf caractères appelés runes...


Sommaire

Présentation

Il est vrai que la littérature runique semble jouir actuellement d’un très vif intérêt. Les livres sur le sujet ne sont pas rares et les articles traitant des runes semblent se multiplier sur Internet. Les phénomènes littéraires (et cinématographiques) comme le «  Seigneur des Anneaux » et « Harry Potter » y sont sans doute pour quelque chose. Quoi qu’il en soit, le fait est là, les runes ne sont plus victimes de leur mauvaise réputation.

Toutefois il est important de savoir qu’il y a autant de systèmes runiques (futharks) que de peuples qui les utilisent. L’elko ne fait donc pas exception à la règle et dispose de son propre système : le Rundar. Il n’est pas très différent des autres systèmes runiques mais possède néanmoins certaines spécificités que cette page se chargera de mettre en avant.

Description

Le rundar ("famille de runes") est un alphabet runique comportant quarante-neuf caractères appelés runes. Il est encore en usage par deux langues du Losda : l'elko et l'urque. Alors que les alphabets runiques classiques ne se limitent qu'aux caractères d'écriture, le rundar inclus en plus des lettres, la ponctuation, les chiffres et les nombres. Toutefois, les vingt-quatre caractères d'écritures qu'il partage avec l'elder futhark sont parfaitement équivalents dans les deux systèmes.


Feha f, ph
Feha f, ph
Ura u, ů
Ura u, ů
Thura th, þ
Thura th, þ
Asa a
Asa a
Kana k, c
Kana k, c[1]
Gipa g
Wuna w
Haga h
Isa i
Isa i
Jera j, y
Jera j, y[2]
Ėsa ė, e', ei, ï, ij
Ėsa ė, e', ei, ï, ij
pera p
Sola s
Eka e
Eka e
Mana m
Lana l
Inga ng, kh, x, gn, ɲ, ŋ
Inga ng[3], kh, x, gn, ɲ, ŋ
Daga d
Ota o
Ota o
Nuna espace, â
Nuna espace, â
Noza virgule, å, o
Noza virgule, å, o
Muna point, ü
Muna point, ü
Nara 1, io
Nara 1, io
Nuta 2, æ, ä, ea, ae,
Nuta 2, æ, ä, ea, ae,
Kowa 3, q(u)
Kowa 3, q(u)
Wela 4, c, ç
Wela 4, c[4], ç
Waka 5, st, ts
Waka 5, st, ts
Mata 6, g
Mata 6, g[5]
Shasa 7, ch, sh, sch, sz, ş
Shasa 7, ch, sh, sch, sz, ş
Wala 8, oe, œ, ø, ö, ë, eu,
Wala 8, oe, œ, ø, ö, ë, eu,
Wara 9, v
Wara 9, v
Shewa sens d'écriture, zz
Shewa sens d'écriture, zz
Waba guillemets, ss
Waba guillemets, ss
Wina apostrophe
Wina apostrophe
Shega lignes d'écriture
Shega lignes d'écriture
Kira majuscule, y
Kira majuscule, y[6]

La Marrun ou grille référentielle

voir article détaillé : grille référentielle


La grille référentielle est formée de cinq rangées de neuf cases. Chaque rangée représente une famille de runes que l’on appelle tammor. Dans l’astrologie elkanne chaque tammor porte le nom de l’un des cinq éléments des croyances chinoises.

La grille référentielle compte également neuf colonnes (« elsul ») numérotées ce qui permet de donner à chaque rune du futhark sa valeur référentielle. Celle-ci est utilisée en numérologie pour des calculs d’affinités et pour la divination, mais intervient surtout dans la structure de l’Elko. Ainsi, la valeur référentielle de la rune Kana est 6, et celle de la rune Ura est 2.


1 2 3 4 5 6 7 8 9
Elsul des animaux Elsul des chimères Elsul des nains Elsul des dieux Elsul des élémentaires Elsul des hommes Elsul des esprits Elsul des monstres Elsul des géants
(nord) (sud-ouest) (est) (sud-est) (centre) (nord-ouest) (ouest) (nord-est) (sud)
Tammor du Phénix ou Tammor de feu Feha f, ph Ura u, ů Thura th, þ Asa a Reida r Kana k, c Gipa g Wuna w Haga h
Tammor du Tigre ou Tammor de bois Neida n Isa i Jera j, y Eiha ė, ei, ï, ij, æ pera p Zeila z Sola s Teiwa t Beira b
Tammor de la Tortue ou Tammor d'eau Eka e Mana m Lana l Inga kh, ng, x, gn, ɲ, ŋ Ota o Daga d Nuna espace, â, 0 Noza pause, o, å Muna extrémité, ü
Tammor du Serpent ou Tammor de terre Nara 1, io Nuta 2, ä, ea, ae, æ Kowa 3, q(u) wela 4, c, ç Waka 5, st, ts Mata 6, j, g Sasha 7, ch, sh, sch, sz, ş Wala 8, oe, œ, ø, ö, ë, eu, Wara 9, v
Tammor du Dragon ou Tammor de métal Shewa sens d'écriture, zz Image:Wasa.jpg Wina apostrophe Shega lignes d'écriture suga Mera Saka Keila Kira majuscule, y

La polarité runique

Dans le tableau ci-dessous sont classées les vingt-quatre runes d’écriture (futhark). Les lignes permettent d’observer l’aspect technique de celles-ci. Les colonnes mettent en évidence leurs rapports morphologiques. Cela signifie que toutes les runes appartenant à une même colonne ont un fonctionnement et une forme très proches. Cette ressemblance a été utilisée pour structurer la langue. Par ailleurs, l’ensemble de ces données n’est bien évidemment pas à connaître par cœur. Elles ne sont juste là qu’à titre d’information. Toutes les runes fonctionnent par paire, chaque rune correspond à une autre et vice-versa, c’est ce que l’on appelle la polarité runique, ces fondements sont basés sur la Loi de Grimm.


Voyelles régulières a o u w Voyelles régulières
Voyelles particulières ei e i j Voyelles particulières
Consonnes sourdes p t k s Consonnes sourdes
Consonnes sonores b d g z Consonnes sonores
Consonnes sonantes r m n l Consonnes sonantes
Hagas f th kh h Hagas

Le rundar et les types de runes

Le rundar est un mot provenant de l’elko et signifiant « famille de runes » mais aussi « famille mystérieuse ». Il désigne un futhark de quarante-neuf symboles destinés à l’écriture runique. Il est spécifique à la culture elkanne et ne trouve pas d’équivalent dans la culture germanique. Contrairement aux autres futharks il contient tous les éléments nécessaires à l’écriture runique (alphabet, chiffres, ponctuation, signes graphiques,…).

Le rundar se divise en quatre sous-familles de symboles runiques. Cette répartition correspond aux différents besoins qu’exige une telle écriture.

  1. Les runes d’écritures ou Nabrun
  2. Les runes ponctuelles ou Rarrun
  3. Les runes numériques ou Taurun
  4. Les runes additionnelles ou Detrun


Modèle:Remarque : Un abécédaire runique est appelé futharkaire, il contient l’ensemble des 49 runes du Rundar souvent présentées sous la forme de fiches techniques. Il est consultable sur Wikilosda]

Liens

Notes et références

  1. Il est ici question du "c" se prononçant [k]
  2. Il est ici question du "y" employé en tant que consonne
  3. Il remplace ng : lango ou
  4. Il est ici question du "c" se prononçant [s]
  5. Il est ici question du "g" se prononçant [ʒ], j
  6. Il est ici question du "y" employé en tant que voyelle
  7. Il est ici question du "c" se prononçant [k]
  8. Il est ici question du "y" employé en tant que consonne
  9. Il est ici question du "c" se prononçant [s]
  10. Il est ici question du "g" se prononçant [ʒ], ç
  11. Il est ici question du "y" employé en tant que voyelle