Oniki

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  Oniki
Oniki
 
Année de création 2008
Auteur Opera
Régulé par Opera
Nombre de locuteurs
Parlé en
Idéomonde associé Vardogr XXXVII
Catégorie Langue artistique
Typologie Langue a priori, AVP, à déclinaisons, active-stative
Alphabet
Lexique 31
Version 0.8
Codes de langue
ISO 639-1
ISO 639-2
ISO 639-3
Préfixe Idéopédia IDEO_ONI

Sommaire

Historique

Phonologie

Consonnes

Le symbole de droite en gras représente la graphie utilisée pour retranscrire le caractère de gauche, symbole API.

Consonnes
Bilabiales Lab.-dent. Denti.-alv. Alvéolaires Palatales Vélaires Uvulaires
Nasales m m n n ɲ ñ ɴ ń
Occlusives p p t t t͡ɕ ç k k q q ɢ g
Fricatives Simples ɸ f c s s ɕ ş x h χ x ʁ r
Latérales ɬ l ʎ y
Spirantes j j ɰ w
Battues v[1]


Exemples de mots
Oniki API Traduction
pa /pä/ femme
vo /ⱱo/ fille en bas âge

Voyelles

Voyelles
Antérieures Centrales Postérieures
Fermées i i ʉ û u u
Mi-fermées e, ɛ e ɵ ô o, ɔ o
Mi-ouvertes
Ouvertes ä a
Diphtongues
ë ɔɵ ö ä

Allophonie

Allophonie vocalique
Phonème Environnement Réalisation Exemple
/i/ [accentué] [ɪ]
[u]
/e/ _#
[+vélaire]_
_[+vélaire]
[ɛ] hyeeqe [xje.e.'qɛ]
hyewe [xjɛ.'ɰɛ]

Accentuation

Place de l'accent

L'accent tonique de l'Oniki n'est pas fixe. Il varie selon la constitution des syllabes qui composent le mot. Avant même de pouvoir déterminer quelle syllabe va recevoir l'accent, il faut déterminer de quel côté du mot celui-ci va se situer. En théorie, l'accent peut se trouver n'importe où. Ce qui affecte son orientation (gauche/droite) est le type de syllabe qui va prendre l'accent :

  • Si une syllabe lourde est présente, c'est la plus à gauche qui va recevoir l'accent. Cependant, une syllabe lourde finale ne peut recevoir l'accent : il se déporte alors sur l'avant-dernière syllabe, quel que soit son poids.
  • Si aucune lourde n'est présente, alors l'accent se portera sur la syllabe légère la plus à droite. Les légères initiales ou finales peuvent être accentuées.
  • Une syllabe super-lourde ne peut pas être accentuée.

Poids d'une syllabe

Déterminer le poids d'une syllabe est donc crucial pour prévoir la place de l'accent. Trois facteurs entrent en jeu :

  • La présence du phonème /t͡ɕ/ en attaque : si tel est le cas, alors la syllabe est considérée lourde.
  • Le degré d'ouverture de la voyelle nodale : si celle-ci est /ä/ alors la syllabe est considérée lourde.
  • Le type de consonne en coda : si l'une de ces consonnes (/ɕ/, //, /n/, /ɲ/, /ɴ/, /t͡ɕ/) compose le coda, alors la syllabe est considérée lourde.

Si deux de ces facteurs affectent simultanément la même syllabe, celle-ci est considérée super-lourde.

Exceptions morphologiques

Certains morphèmes ne peuvent pas recevoir d'accent, comme -nek. Ces morphèmes ont la double particularité d'outrepasser les règles phonotactiques de la langue (un /k/ ne devrait pas pouvoir se trouver en fin de syllabe) et de s'écrire à l'aide d'un logogramme (plus précisément : un morphogramme).

Accent secondaire

Le premier suffixe d'un mot prend un accent secondaire, quel que soit son poids.

Morphologie

Classes

Les noms de l'Oniki sont divisés en 5 classes différentes (aussi appelées "genres"). Cette division a pour effet différents suffixes de cas et différentes formes d'accord.

Les classes sont numérotées de I à V (I, II, III, IV, V) par souci de concision. Néanmoins, dans la langue elle-même, elles sont nommées en fonction de leur contenu. Les noms sont triés de manière sémantique mais avant tout formelle. Certaines classes ne contiennent que des mots d'une forme précise (finissant par une voyelle, contenant tel phonème, etc.), ce qui fait que, même si le sens devrait conduire le mot dans une autre classe, c'est la forme qui prime.

Classe I

La première classe, appelée ??? (féminine) n'est très astreignante : tous ses substantifs doivent finir par une voyelle (V#). Cependant, elle ne réunit pas tous les substantifs finissant par une voyelle. Ceux-ci peuvent très bien se trouver dans d'autres classes les acceptant, pour peu que leur sens les éloigne de la classe I.

Sémantiquement, cette classe regroupe les mots considérés comme "féminin".

(ce qui est féminin culturellement reste à définir)

On y trouve par exemples les mots pa (femme) et vo (jeune fille).

Classe II

La seconde classe est appelée ??? (céleste). Seuls des mots portant la voyelle i peuvent y figurer (elle est très importante pour réaliser l'alternance vocalique i/e dans la déclinaison).

Elle regroupe les noms ayant un rapport avec le divin, la religion (rwin, temple).

Classe III

La classe III, ??? (masculine), a ça de particulier qu'elle n'est constituée que de mots portant la voyelle a et portant une consonne finale, encore dans l'optique d'une alternance vocalique (a/o).

Regroupe les noms "masculins".

Classe IV

La quatrième classe est celle des ??? (autres), celle de ceux qui sont animés mais qui n'appartiennent pas aux classes I, II ou III. Aucune restriction formelle. Elle regroupe généralement les voisins géographiques, les animaux, certains esprits, les divinités étrangères, etc.

Exemple : seyan, lion.

Classe V

La dernière classe, ??? (ceux qui ne bougent pas), est celle des inanimés. Comme la IV, elle n'a aucune restriction formelle. Il faut savoir que certains inanimés comme les montagnes ne font pas partie de cette classe mais sont personnifiés et placés dans d'autres classes. Dans celle-ci, on trouve par exemple les objets manufacturés, la nourriture, etc.

Cas nominaux

Les cas de l'Oniki sont au nombre de 5 : l′agentif, le patientif, le comitatif, le semblatif et l′oblique. Chaque déclinaison inclut, en plus du cas, le nombre du nom et sa valeur d'actualisation : indéfini, spécifique ou défini. Les déclinaisons sont adaptées à chaque classe et ne se recoupent que rarement.

Description des fonctions

Classe I

Agentif Patientif Comitatif Semblatif Oblique
Singulier Pluriel Singulier Pluriel Singulier Pluriel Singulier Pluriel Singulier Pluriel
pa Indéf. pa paş pema pemayo paço paoço par
Spéc. opahe opaghë paheno pakhenö pita pistal pay
Déf. pôma pôma pra prara opxa opxaş pan
jito Indéf. jito jitoş jitemo jitemoyo jitoço jitooço jitor
Spéc. ojitohe ojitoghë jitoheno jitokhenö jitito jitistol jitoy
Déf. jitômo jitômo jitro jitrora ojitxo ojitxoş jiton
çekho Indéf. çekho çekhoş çekhemo çekhemoyo çekhoço çekhooço çekhor
Spéc. oçekhohe oçekhoghë çekhoheno çekhokhenö çekhito çekhistol çekhoy
Déf. çekhômo çekhômo çekhäro çekhärora oçekhäxo oçekhäxoş çekhon

Classe II

Agentif Patientif Comitatif Semblatif Oblique
Singulier Pluriel Singulier Pluriel Singulier Pluriel Singulier Pluriel Singulier Pluriel
rwin Indéf. rwin rwiven rwegan arwinir
Spéc. rwifin rwefen irwijin irwejen rwëtin rwëten ärweniy
Déf. rwini rweni rwinim rwenem rwinafi rwenafe ärwennu
onik Indéf. onik[2] oniveke[3] onegake aonikir
Spéc. onifike onefeke ioñike ioñeke onëtike onëteke änekiy[4]
Déf. oniki oneki onikim onekem onikafi onekafe änekinu
icu Indéf. icu ivecu egacu aicuir
Spéc. ificu efecu ijicu ijecu ëticu ëtecu äecuiy
Déf. icui ecui icum ecum icuafi ecuafe äecunu

Classe III

Agentif Patientif Comitatif Semblatif Oblique
Singulier Pluriel Singulier Pluriel Singulier Pluriel Singulier Pluriel Singulier Pluriel
kan Indéf. kana kona kaanka koonka qakana qokono akasanam
Spéc. kan kogôn kaane koone kapena kopena kanam
Déf. kajnoşô kojnoşô kanaqa konaqa kwaniv kwonovo akonam
famöl Indéf. famöla fomöla faamölka foomölka qafamöla qofomölo afamösalam
Spéc. famöl fol faamöle foomöle famöpela fopela famölam
Déf. fajşô fojşô famölaqa fomölaqa fwamöliv fwomölovo afomölam
kaqeç Indéf. kaqeça koqeça kaaqeçoka kooqeçoka qakaqeça qokoqeço akaqesaçam
Spéc. kaqeço koqeço kaaqeçe kooqeçe kaqepeça koqepeça kaqeçam
Déf. kajqeçô kojqeçô kaqeçaqa koqeçaqa kwaqeçiv kwoqeçovo akoqeçam

Verbes

Les verbes en Oniki ont plusieurs formes. N'étant pas exactement des "conjugaisons", elles seront appelées "formes".

Forme racine

Il existe quatre types de formes racine. Ces formes sont utilisées dans la création des formes finies et non finies des verbes ; ce sont ces formes qui servent à trouver le mot dans le dictionnaire ou à créer des dérivés. Cette forme n'est pas l'infinitif.

  • Forme 1 : -ki
    • leki : manger
    • gayki : tousser
    • tûki : sauter
  • Forme 2 : -[spirante][voyelle1][voyelle1]
    • tjowaa : ouvrir
    • ceyûû : regarder
  • Forme 3 : -[consonne][voyelle]
    • naya : couper du bois
    • koso : débattre
  • Forme 4 : -e[consonne]
    • tenes : atteindre
    • pesj : grimper (gravir une colline)

Forme modale

La forme modale n'existe pas en tant que telle. Elle nécessite d'autres ajouts pour être complète. Néanmoins, dans un souci de compréhension, leur fonctionnement et leur création est expliqué :

Modes

Il existe neuf modes. Leur utilisation précise sera discutée ailleurs ; en voici la liste :

  • Indicatif
  • Impératif/Hortatif
  • Prohibitif
  • Optatif
  • Obligation
    • Physique
    • Morale
  • Évidence
    • Témoin
    • Ouï-dire
    • Hypothétique

Chaque forme racine se décline selon ces neuf modes.

Formes
Forme Exemples Indicatif Impé/Horta Prohibitif Optatif Obli. Phys. Obli. Mora. Témoin Ouï-dire Hypothèse
1 leki lekek- lekirna leqit- leken leqii
gayki gaykek- gaykirna gayqit- gayken gayqii
2 tjowaa tjowekaa tjowaana tjoqwaat- tjowasja tjowwara
ceyûû ceyekûû ceyûûna ceqyûût- ceyû(sj)û[5] ceyyûrû
3 naya nayeko nayana naytar nayûyap-[6] nayaa
koso koseko kosona kostor kosûsop- kosoo
4 tenes tenekes tenernas tenequs teneenis tenesôôs[7]
pesj pekesj pernasj pequsj peenisj pesjôôsj

Préfixe d'accord et de transitivité

Quatre autres traits nécessaires : la transitivité du verbe, la présence d'un agent, la valence et l'accord avec ses arguments. Les V dans les formules des préfixes représentent la voyelle en accord avec l'argument du verbe. Se référer à la partie sur les classes.

  • V
    • Le verbe seul : forme impersonnelle, non-valence.
Ø-
Ø-oeeniv, pleuvoir au mode optatif.
L'impersonnelle n'est pas une forme accessible à tous les verbes.
  • A V
    • Un agent suivi d'un verbe ou un verbe suivi d'un agent. Forme intransitive, valence = 1. Le seul argument est celui de l'agent.
ixVa
panek ixonayûyape ehi : la femme voudrait couper du bois.
  • A V P
    • Un agent précédant un verbe suivi d'un patient (ou l'inverse). Formme transitive, valence = 2.
VahVp
kananek ahetjowekaa ôtu kolete : l'homme ouvrit une porte.
  • P1 V P2
    • Un patient différent de part et d'autre d'un verbe. Forme bipatientive, valence = 2. P1 réalise l'action sur P2 sans avoir le moindre contrôle sur elle.
Vp1nVp2
paônnek onacôqeke ôtu kanaqa : la femme a frappé (involontairement) un homme.
  • V P
    • Un patient qui suit un verbe (et seulement ce sens). Forme non agentive, valence = 1. Équivalent d'une forme passive avec un verbe intransitif en français. Le patient subit une action sans que l'agent ne soit connu (s'il existe).
Vpy
uyleqite ehi pupeusônek : le lapin ne doit pas être mangé / il ne faut pas manger le lapin
  • P V
    • Un patient qui précède un verbe (et seulement ce sens). Forme patientive, valence = 1. Le patient est un agent sans contrôle sur l'action.
exVp
  • A V P PI
    • Une forme transitive avec un patient indirect (similaire au COI). Forme ditransitive, valence = 3.
VahVpVpi
  • V P PI
    • Forme non agentive avec un patient indirect. Forme non agentive transitive, valence = 2.
VpwVpi
  • P1 V P2 PI
    • Forme bipatientive avec un patient indirect. Forme bipatientive ditransitive, valence = 3.
Vp1nVp2Vpi
  • A1 V A1
    • Un agent qui est son propre patient. Forme réflexive, valence = ?.
Va1Va1
  • P1 V P1
    • Un agent-patientif qui est son propre patient. Forme réflexion non agentive, valence = ?.
Vp1Vp1w

La transitivité et la valence sont encodées sur le verbe.

Clitique temporel

La dernière partie essentielle de la construction du verbe est l'ajout du clitique de temps. C'est une particule qui suit le verbe (c'est un enclitique) ; ce qu'elle a de différent d'un mot à part c'est qu'elle ne peut jamais se retrouver sans le verbe. Il existe six temps :

  • Passé
    • Passé historique : utilisé pour raconter des histoires, pour expliquer l'Histoire, etc. Pour des événements auxquels le locuteur n'a pas eu accès.
      aan
    • Passé non historique : tout ce qui n'est pas présent et que le locuteur a pu vivre.
      ôtu
  • Présent
    • ehi
  • Futur
    • Futur lointain : le "futur quand je serai mort". C'est une bonne image de la fenêtre temporelle évoquée avec ce temps.
      oq
    • Futur proche : un futur que le locuteur devrait voir.
      xinj
    • Futur en attente : quelque chose qui ne s'est pas encore produit mais qui va se produire. La nuance "lointain/proche" est perdue dans ce contexte.
      arna

Lexique

  • ce (V) : subs. herbe
  • ceax (IV) : subs. mouette
  • ceyûû : v. regarder
  • côqe : v. frapper, bousculer
  • çowaa : v. ouvrir (une porte, un coffret, un objet manufacturé muni d'un système d'ouverture)
  • famöl (III) : subs. chien
  • gayki : v. tousser
  • gôse (V) : subs. terre, pays (lieu, distinct de l'institution, l'état)
  • hefen (V) : subs. récipients à eau soutenus par un bâton porté par un animal de trait ou un homme (~seaux)
  • jito (I) : subs. lune (généralement utilisé pour désigner les lunes de la planète sans les nommer)
  • kan (III) : subs. homme
  • kole (V) : subs. porte
  • koso : v. débattre
  • leki : v. manger
  • leôpoki : v. voler (dérober)
  • naya : v. couper du bois
  • ńäx (IV) : subs. arbre
  • o (I) : subs. langage
  • oev : v. pleuvoir
  • oki : v. parler
  • onik (II) : subs. ((nom de la langue))
  • pa (I) : subs. femme
  • peş : v. grimper (gravir une colline)
  • pupeh (IV) : subs. lapin
  • rwin (II) : subs. temple (à préciser)
  • seyan (IV) : subs. lion
  • tenes : v. atteindre (physiquement)
  • tûki : v. sauter
  • vo (I) : subs. jeune fille
  • yato (V) : subs. nourriture
  • wigam (II) : subs. esprit joyeux

Méthodes d’apprentissage

Textes

Communauté

Idéomonde associé

Vardogr XXXVII est le nom de travail de l'idéomonde associé à l'Oniki.

Liens

Notes

  1. Battue labiodentale. Son symbole API est très récent, il est donc possible qu'il ne s'affiche pas correctement même avec une police Unicode.
  2. C'est un cas particulier d'occlusive finale. Le mot entier est généralement écrit à l'aide d'un seul graphème.
  3. Le e est une partie de la déclinaison qui n'apparait que pour les mots ayant une occlusive finale. Dû à la particularité d'onik, cette lettre est absente de la forme agentive indéfinie.
  4. Ici, le o initial est absorbé par la diphtongue ä.
  5. Ici, le sj doit être assimilé au premier c et devenir c.
  6. Ici, le y est identique à la consonne de la syllabe finale, propre à ce type de forme.
  7. Le s est la même consonne finale que la forme racine.