Olyen

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-La plupart des lois statistiques recensées par Greenberg sont respectées.
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C'est ce dernier processus qui détermine l'[[Ordre (syntaxe)|ordre des actants]], le [[thème]] se plaçant presque toujours en tête de proposition (prime actant) et la [[Commentaire|description]] (le "rhème" pour les intimes) suit, habituellement après le verbe/fonction, et contrairement au rôle, c'est à ce dernier que s'adjoignent les [[Affixe|grammèmes]] d'[[Voix|arité]], qui marquent le thème en y orientant le verbe/fonction :
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''Pèi kó'' "l'enfant est grand". (Thématisation du patient, encodée par l’arité par défaut de la fonction car prime actant).
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''Icér myí nàp'' "l’écureuil reconnait les noisettes".
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Thématisation de l’agent, encodée par l’arité par défaut de la fonction car prime actant.
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''Nàp kimyí icér'' "les noisettes, l’écureuil les reconnait".
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Thématisation du patient, encodée par le grammème "ki-" d’arité neutre focalisante patientative.
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''Yëheññáy zihenhambál läfuhuál'' "(c’est) avec son chat (qu’) il attendit le métro". Thématisation du circonstant/déterminatif, ici dénotant l’accompagnement, encodée par le grammème "hen-" d’arité déterminative comitative.
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===Actanciels===
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Grammèmes marquant la [[personne]], chacun se déclinant, par [[ablaut]], selon le rôle, avec une distinction entre [[patient]] et [[oblique]] contrairement aux grammèmes de rôle adjoints aux noms/arguments. Autre particularité, la distinction morphologique de [[nombre]], ce excepté aux 2ème et 3ème personnes cataphorique et logophorique, et inexistante ailleurs en olyen :
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Agentif : voyelle -i
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Patientif : voyelle -e
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Note : le "V" indique la voyelle
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2ème sg/pl. : tV-
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3ème anaphorique sg. : yV-
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3ème logophorique sg. : zV-
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3ème cataphorique/obviative sg. : fV-
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1ère pl. exclusive : myV-
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1ère pl. inclusive : mVdV- (même timbre vocalique)
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3ème anaphorique pl. : lyV-
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3ème logophorique pl. : zV-
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3ème cataphorique/obviative pl. : fV-
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''Mitefén'' "je te mange".
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''Timefén'' "tu me manges".
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''Yiteimebifén'' "il/elle te fait me manger, il te nourrit de moi" (on peut remarquer l'adjonction d'un grammème d'arité postive (bi-) à la fonction).
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''Teñáy'' "tu es un chat".
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''Tiyebiñáy'' "tu le transformes/en fais un chat".
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Version du 30 septembre 2018 à 12:45

  olyen
Cánhol
 
Année de création 2018
Auteur Hàaiden-Páañcer
Régulé par
Nombre de locuteurs
Parlé en
Idéomonde associé oui
Catégorie Persolangue, expérimentale, artistique
Typologie Langue mixte, SVO, à prééminence du thème, agglutinante, active-stative, à accent de hauteur
Alphabet Latin
Lexique
Version
Codes de langue
ISO 639-1
ISO 639-2
ISO 639-3
Préfixe Idéopédia IDEO_OLY

L' Olyen (endonyme : Cánhol) est une idéolangue créée en 2018 par Hàaiden-Páañcer.

Sommaire

Historique

Présenté pour la première fois le 29 septembre 2018, sur l'Atelier, l'olyen fut entamé début 2016, et son "gros-oeuvre" grammatical abouti en mi-2018.


Description

Vocabulaire

-Issu des racines proto-indo-européennes;

-Reposant sur un nombre assez réduit de racines (quelques milliers), invariables et presque toutes monosyllabiques;

-Usage aisé et quasi-génératif de plusieurs centaines d'affixes de façon à compenser cette pauvreté lexicale.


Phonologie

-Inventaire somme toute assez classique, excepté -pour des locuteurs de la plupart des langues i-e- par la présence d'un accent de hauteur (dans la plupart des dialectes, le septentrional ayant un accent tonique à l'instar de l'espagnol), de voyelles craquées et de consonnes post-alvéolaires labiopalatalisées ou labiales-vélaires. Inventaire disponible ici.


Morphophonologie

-Accent de hauteur, dont la fonction est aussi grammaticale en ce qu'il sert de démarcation entre lexème (accentué) et grammème (inaccentué (par défaut du moins)), ces derniers étant tous préfixaux (cf point dédié à la morphosyntaxe);

-Seules les configurations syllabiques CV (fréquente surtout pour les grammèmes), CVC (de loin la plus fréquente parmi les lexèmes), CCV et CCVV sont admises, et parmi les groupes consonantiques, seules les montants sont possibles, tandis que seuls huit phonèmes peuvent figurer en coda (où en outre il n'y a pas de distinction phonémique de voisement);

-Les voyelles connaissent trois distinctions phonémiques, de quantité, de ton et de modulation, mais uniquement dans les lexèmes pour les deux premières;

-Le rythme peut être décrit comme syllabique (le timbre vocalique n'est pas altéré par l'accentuation) ou comme morique, voire tonal dans le sociolecte familier ou chanté (et par la présence d'un sandhi tonal non phonémique, distinguant l'olyen des langues purement syllabiques), il n'y a en fait guère de consensus.


Morphosyntaxe et typologie

-La syntaxe de l'olyen est assez souple par le marquage morphologique des rôles/fonctions grammaticales (sur l'argument au moyen des grammèmes de rôle) et de la thématisation (sur la fonction au moyen de grammèmes d'arités et par l'ordre des composants de l'énoncé), mais l'ordre SVO et centrifuge (déterminé-déterminant) sont en pratique presque hégémoniques.

-Nettement agglutinante, tendances polysynthétiques en apparition (incorporation), mais sa grande régularité et la souplesse d'ordre des grammèmes a incité certains linguistes à classer l'olyen dans un type intermédiaire entre langue analytique et agglutinante;

-Fortement centrifuge, grammèmes exclusivement préfixaux et ordre habituellement déterminé-déterminant, ce y compris pour les déterminants grammaticaux;

-Thématisation morphologiquement marquée (sur la fonction/verbe);

-Marquage casuel;

-Structure d'actance active-stative, relativement fluide;

-Faible distinction intrinsèque entre verbe et nom parmi les lexèmes-racines (plutôt entre concrets-statifs et abstraits-dynamiques), celle-ci étant davantage assurée par les grammèmes casuels, thématisants (focalisants) et actanciels. De fait, dans un énoncé, n'importe quel lexème peut revêtir n'importe quelle fonction syntaxique. Il convient de noter que les termes d'"argument" et de "fonction", respectivement pour nom et verbe, sont plus fréquemment usités en grammaire olyenne;

-De même, pas de distinction morphologique entre complément du nom, épithètes, applicatifs et relatives parmi les déterminations, tous encodés par des grammèmes applicativo-déterminatifs;

-Forte distinction intrinsèque entre lexèmes statifs (dénotant des entités concrètes ou des états) et dynamiques (dénotant des processus ou des concepts);

-Marquage du nombre et des types de relation entre la fonction/verbe et les arguments/noms sur ce premier particulièrement riche et complexe, quoique régulière et autorisant un éventail de nuances difficilement traduisibles;

-Aux adjectifs grammaticaux français (démonstratifs, numéraux, interrogatifs, quantitatifs, etc) correspondent en olyen des nom/arguments dont les entités afférentes sont les déterminants, comme cela existe résiduellement en français ou en anglais (un million de, beaucoup de, peu de, a lot of, a bit of, etc);

-Aux tournures complétives en français correspondent en olyen des voix/arités causatives

-Polypersonnalité;

-Cadrage satellitaire;

-Marquage spécifique aux fonctions/verbes dénotant des affects et/ou des perceptions;

-Absence de marquage morphologique de nombre et de temps, en revanche, riche inventaire de grammèmes d'aktionsarten et pluratifs "holistiques";

-Absence d'articles, la définitude étant marquée par la thématisation et/ou par l'ordre des arguments (les deux processus se superposent en fait quasiment en olyen);

-Joncteurs traités comme des "métafonctions" (verbes liant plusieurs propositions au lieu de noms, mais pas de frontière nette), presque toutes issues de lexèmes par changement de ton et, uniquement si reliant des propositions, allongement vocalique;

-La plupart des lois statistiques recensées par Greenberg sont respectées.


Exemples

Grammèmes de rôle

Ils s'adjoignent au nom endossant le rôle :

Agentif (i-) : igýyn "(la) fille" (agente)

Patientif (Ø) : gýyn "(la) fille" (patiente ou oblique)

Désagentif (ie-) : iegýyn (la) fille" (ni agente ni patiente, volonté indéterminée ou relative, souvent à qui l'on fait faire quelque chose).


Igýyn vál gënkéi "la fille (agent) lit le topique".

Gýyn gír "la fille (patient) a froid/est froide/refroidie".

Iegýyn lín húun "la fille (désagent) plaît au garçon".


Thématisation

C'est ce dernier processus qui détermine l'ordre des actants, le thème se plaçant presque toujours en tête de proposition (prime actant) et la description (le "rhème" pour les intimes) suit, habituellement après le verbe/fonction, et contrairement au rôle, c'est à ce dernier que s'adjoignent les grammèmes d'arité, qui marquent le thème en y orientant le verbe/fonction :

Pèi kó "l'enfant est grand". (Thématisation du patient, encodée par l’arité par défaut de la fonction car prime actant).

Icér myí nàp "l’écureuil reconnait les noisettes". Thématisation de l’agent, encodée par l’arité par défaut de la fonction car prime actant.

Nàp kimyí icér "les noisettes, l’écureuil les reconnait". Thématisation du patient, encodée par le grammème "ki-" d’arité neutre focalisante patientative.

Yëheññáy zihenhambál läfuhuál "(c’est) avec son chat (qu’) il attendit le métro". Thématisation du circonstant/déterminatif, ici dénotant l’accompagnement, encodée par le grammème "hen-" d’arité déterminative comitative.


Actanciels

Grammèmes marquant la personne, chacun se déclinant, par ablaut, selon le rôle, avec une distinction entre patient et oblique contrairement aux grammèmes de rôle adjoints aux noms/arguments. Autre particularité, la distinction morphologique de nombre, ce excepté aux 2ème et 3ème personnes cataphorique et logophorique, et inexistante ailleurs en olyen :

Agentif : voyelle -i

Patientif : voyelle -e

Désagentif : voyelle -ei

Oblique (toujours introduit par une arité périphérique/applicative) : voyelle -ë

Note : le "V" indique la voyelle

1ère sg. : mV-

2ème sg/pl. : tV-

3ème anaphorique sg. : yV-

3ème logophorique sg. : zV-

3ème cataphorique/obviative sg. : fV-

1ère pl. exclusive : myV-

1ère pl. inclusive : mVdV- (même timbre vocalique)

3ème anaphorique pl. : lyV-

3ème logophorique pl. : zV-

3ème cataphorique/obviative pl. : fV-


Mitefén "je te mange".

Timefén "tu me manges".

Yiteimebifén "il/elle te fait me manger, il te nourrit de moi" (on peut remarquer l'adjonction d'un grammème d'arité postive (bi-) à la fonction).

Teñáy "tu es un chat".

Tiyebiñáy "tu le transformes/en fais un chat".


Liens


Notes

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