Neutre

Un article de Ideopedia.

C'est un des trois genres grammaticaux, avec le masculin et le féminin. Il n'existe pas dans toutes les langues (les langues romanes actuelles, à l'exception de la branche orientale, n'en disposent pas). En théorie, le neutre n'est pas le "genre du vivant", or c'est loin d'être le cas, et ce, dans toutes les langues.

D'une part, dans la mesure du possible, il est nécessaire de pouvoir évoquer une personne ou un animal dont on ne connait pas le sexe, ou bien un groupe contenant des individus (humains ou animaux) de sexes différents.

Cependant, dans les langues naturelles, l'arbitraire règne en maître et aucune logique ne dicte, par exemple (surtout pour les langues à deux genres seulement) la raison pour laquelle "un enfant" se dit

un niño
uma criança.

Si la fenêtre se traduit bien par un nom neutre (oкно), la porte se traduit par дверь (3me déclinaison : féminin).

Sommaire

Idéolangues

Dans ce domaine, les idéolangues sont, en général, beaucoup plus équilibrées et le neutre est strictement attribué

soit au "matériel" dit aussi "inanimé"
soit à l'épicène.

Aneuvien Elko Kotava

L'aneuvien dispose de trois genres et le neutre est le genre de référence (non marqué : aucune désinence). Il conserne non seulement l'"inanimé", mais aussi l'épicène, donc tous les êtres vivants dont le sexe n'entre pas en ligne de compte dans la phrase : Des noms comme boov, doktor, hœnd, nexàvdu, præsident, vaxèndu etc. sont neutres. Seuls quelques noms viennent quelque peu bousculer cet équilibre. Les genres n'ont qu'une très faible influence grammaticale en aneuvien (uniquement pour les pronoms de la 3me persionne).

Le neutre est aussi le genre de référence en elko et n'a par conséquent pas de désinence, toutefois, l'épicène peut éventuellement commencer par le préfixe o-.

De même qu'en kotava, pour tous les noms ne se terminan ni par -ya ni par -ye[1].

Espéranto Uropi Volapük rigik

Dans ces trois idéolangues[2], le neutre et le masculin "générique" (grammatical) sont intimement liés et les noms n'ont pas d'affixe particulier pour distinguer l'un de ces deux genres par rapport à l'autre : tous les noms se terminent par un -o en espéranto et par une consonne dans les autres langues et n'ont pas de préfixe particulier.

Fasile

Le fasile a quatre genres, marqués par des terminaisons différentes = -o (masculin), -a (féminin), -u (neutre épicène) et -e (neutre inanimé). Exemple : mano (l'homme), mana (la femme), manu (l'homme ou la femme), mane (l'humanité = le fait d'être humain).

Psolat

Les noms en neutres (épicènes ou "inanimés") se terminent soit par une consonne, soit par -e, Dans cette langue d'origine latine, l'influence du genre étant importante grammaticalement, quand un adjectif se rapporte à deux (au moins) noms de genres différent, il est au neutre pluriel :

Mo frato e ma kuzina esent grandi. = mon frère et ma cousine sont grands.

  1. Du moins en principe : les exceptions ne manqueant pas, ni pour ya, ni pour ye
  2. Cependant, avec le préfixe masculin hi-, venant du pronom anglais he, le volapük nulik est plus équilibré que son modèle de base.