Meollan

Un article de Ideopedia.

  Meollan
Meollan
 
Année de création 2009
Auteur Aerelloth
Régulé par
Nombre de locuteurs 1
Parlé en Eolwen
Idéomonde associé Eolwen, Losda
Catégorie Langue artistique
Typologie Langue a priori
Alphabet meollien (symbolique, calligraphique, runique, cursif), latin
Lexique en développement
Version 1
Codes de langue
ISO 639-1
ISO 639-2
ISO 639-3
Préfixe Idéopédia IDEO_MEO


Lyana i Meollan : Apprendre le Meollan


Sommaire

Historique

Le Meollan est né dans l'esprit de sa créatrice Aerelloth en octobre 2009. Si le vocabulaire n'est pas encore très étendu, la grammaire quant à elle est fixée et vous pouvez d'ores et déjà vous lancer dans l'apprentissage du Meollan !


Le saviez-vous ? On peut écrire Meollan ou meollan. Dans le premier cas, le nom de la langue signifie "langue de Meol" (le dieu de l'écriture) ; dans le second "langue des dieux".


Alphabet & prononciation

Alphabet

Le Meollan possède son propre alphabet, qui trouve son origine dans une série de représentations symboliques. Ces représentations figurées ne sont pratiquement plus utilisées en Eolwen :

Par simplification graphique, elles ont donné naissance aux alphabets qui sont plus communément utilisés : soit de style calligraphique (à gauche), soit de style runique (à droite).


Ces alphabets connaissent eux-mêmes une version cursive, plus évoluée, et qui ressemble beaucoup à notre alphabet :

Il est donc facile de le transcrire au moyen de notre alphabet. L'ordre alphabétique renvoie aux couleurs de l'arc-en-ciel.

Consonnes : Y L M N D W Ç C S Sh B F J G

Voyelles : E A U Û O I


Prononciation

Consonnes :

- Y comme "yaourt"

- L comme "limonade"

- M comme "moelleux"

- N comme dans "banane", pas dans "bonbon" (pas de nasale)

- D comme "dessert"

- W comme dans "kiwi"

- Ç comme l'espagnol "cedilla" ou le "th" doux dans l'anglais "thin" (à défaut de plus évocateur)

- C comme "cacao"

- S comme "sirop"

- Sh comme "chocolat"

- B comme "brioche"

- F comme "friandise"

- J comme "jus"

- G comme "gâteau" et pas "gelée"


Voyelles :

- E comme "épice"

- A comme "abricot"

- U comme dans "Nutella"

- Û comme le "ou" de "goûter"

- O comme dans "pomme" ou "orange"

- I comme "île flottante"


Symbolique

De par leur origine pictographique, les lettres meolliennes ont toutes une signification symbolique, et aussi une couleur associée.


Consonnes :


Y : souffle.

vent, air, froid, hiver, glace, transparent, changement...

L : plume.

écriture, science, magie, poésie, lettre, communication...

M : nuage.

ciel, hauteur, mystère, divin, supériorité, pouvoir, rêve, silence, éternité...

N : vague.

eau, mer, océan, lointain, inconnu, émotion, imagination, pureté, négation...

D : graine.

vie, naissance, croissance, patience, espoir, temps, nature, printemps, cycle...

W : collines.

paysage, terre, roche, immobilité, nature, extérieur, espace, grandeur, nombre...

Ç : premier croissant de lune.

nuit, début, jeunesse, croissance, patience, espoir, futur, aube, destinée, éphémère...

C : dernier croissant de lune.

nuit, fin, vieillesse, mort, regret, mélancolie, passé, crépuscule, fatalité...

S : éclair.

ciel, orage, colère, violence, peur, lumière, puissance, passion, destin, hasard, inspiration, vérité...

Sh : épi de blé.

récolte, nourriture, agriculture, fertilité, générosité, richesse, commerce, été, abondance, nombre...

B : écureuil.

animal, petit, fourrure, fragilité, infériorité, timidité, vif, espiègle, imprévisible, incertitude...

F : faucille.

outil, industrie, artisanat, travail, construire, difficulté, douleur, métal, changement, automne...

J : harpe.

musique, son, parole, poésie, art, beauté, harmonie, équilibre, justice, ordre, joie...

G : nid.

oiseau, abri, maison, intérieur, confort, stabilité, résistance, protection, maternité, enfant, fidélité, douceur, amour, ensemble...


Voyelles :


E : fleur.

féminin, printemps, terre, douceur, parfum, sucré, beauté, poésie, éphémère, jeunesse...

A : flamme.

masculin, été, feu, chaleur, force, lumière, mouvement...

U : soleil.

lumière, air, ciel, puissance, jour, durée, divin, pouvoir, ordre, loi, vérité...

Û : étoile.

ciel, nuit, air, mystère, divin, inconnu, au-delà, mort, futur, foi, croyance, destin...

O : pomme.

fruit, terre, automne, goût, rond, enfant, fertilité, abondance, temps...

I : goutte d'eau.

eau, pluie, larme, pureté, initial, innocence, solitude, tristesse, calme, émotion...


Morphologie

Etymologie

Les mots meolliens peuvent être analysés d'après la symbolique de toutes ou certaines des lettres dont ils sont composés. Par exemple le mot "lan", qui signifie "écriture", comprend le L de l'écriture, le A de l'action, et le N de l'émotion.


Grammaire

Syntaxe

Le Meollan utilise des phrases construites habituellement selon l'ordre "sujet-verbe-complément-complément circonstanciel".

Ex : Je vois le chat dans la nuit :

Lye samna i byao gelû uin.

(je) (vois) (le chat) (dans la nuit)


Tous ces éléments ne sont pas obligatoires, et il existe un moyen de changer cet ordre en rajoutant une particule pour insister sur l'un des composants de la phrase.


Ex : Dans la nuit, je vois le chat :

Fe gelû uin lye samna i byao.

[particule]-(dans la nuit) (je) (vois) (le chat)


Quelques caractéristiques grammaticales

Les noms sont invariables et on utilise des articles si l'on veut préciser le genre, le nombre ou d'autres informations à leur sujet.

Les verbes ne se conjuguent pas et gardent leur terminaison en -na dans la plupart des cas : les temps et les modes s'obtiennent à l'aide de différents auxiliaires, qui peuvent aussi s'employer dans des phrases non verbales.

Une des particularités du Meollan est l'emploi d'accords particuliers notamment pour les articles et les pronoms, qui peuvent s'accorder en genre, en nombre, avec le sens mais aussi avec la sonorité du mot auxquels ils se rapportent. Ce procédé est très utilisé en poésie.


Dictionnaire

La rédaction du dictionnaire est en cours !


Chiffres et nombres

  • 0 = nyim(shi)
  • 1 = wi
  • 2 = çae(shi)
  • 3 = ene(shi)
  • 4 = am(shi)
  • 5 = abi(shi)
  • 6 = nei(shi)
  • 7 = del(shi)
  • 8 = deo(shi)
  • 9 = ga(shi)
  • 10 = jei(shi)


Exemples de textes

Le texte de Babel

LE TEXTE DE BABEL (Livre de la Genèse, Ancien Testament)

  1. La terre entière se servait de la même langue et des mêmes mots.
  2. Or en se déplaçant vers l'orient, les hommes découvrirent une plaine dans le pays de Shinéar et y habitèrent.
  3. Ils se dirent l'un à l'autre: "Allons! Moulons des briques et cuisons-les au four". Les briques leur servirent de pierre et le bitume leur servit de mortier.
  4. "Allons! Dirent-ils, bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche le ciel. Faisons-nous un nom afin de ne pas être dispersés sur toute la surface de la terre".
  5. Le SEIGNEUR descendit pour voir la ville et la tour que bâtissaient les fils d'Adam.
  6. "Eh, dit le SEIGNEUR, ils ne sont tous qu'un peuple et qu'une langue et c'est là leur 1ère oeuvre! Maintenant, rien de ce qu'ils projetteront de faire ne leur sera inaccessible!
  7. Allons, descendons et brouillons ici leur langue, qu'ils ne s'entendent plus les uns les autres"!
  8. De là, le SEIGNEUR les dispersa sur toute la surface de la terre et ils cessèrent de bâtir la ville.
  9. Aussi lui donna-t-on le nom de Babel car c'est là que le SEIGNEUR brouilla la langue de toute la terre, et c'est de là que le SEIGNEUR dispersa les hommes sur toute la surface de la terre.
 


I BABELLEILIN


  1. Wu Wen cûl feina i geigeilan lei shi geigeilin.
  2. Lie Eol, çol nano nuwe çiwen, cûl syuwana wuen ge Shinealwen lei gana nowe.
  3. Cûl winyei jana gei : « Jel ! Wilyei jel fana gifasuo lei syaana winyo gei syaano. » Oshi gifasuo feine ishinyei iwe lei eshi cûnin feine ishinyei gifanin.
  4. Fi « Jel ! » jana, « wilyei jel gifana geiwon sho wilyei lei megifane fe shonyo muno jobno u mueç. Jel ana wishilwi lein da wilyei çul gienei muwe wu Wenwuen. »
  5. I SUM cûl benana da samna o geiwon leilo megifane çol gifane fishi Adamladeol.
  6. «Jil !» SUM jana, « winyei winesi wi eolgein lei wi lan lei byo wiwe fane ! Suma nyim fe winyei çûl majana ana çûl jalnie showinyei !
  7. Jel ! Lyû jel benana lei giewona eshinyei lan dowe, winyei jel jimni nio gei !»
  8. Fe nowe i SUM cûl giena winyei muwe wu Wenwuen lei winyei cûl siana gifana û geiwon.
  9. Lû cûl lyeine Babel leo nowe fe i SUM cûl giewona û lan she wu Wen lei nowe fe i SUM cûl giena Eol muwe wu Wenwuen.


Le poème de l'Anneau

Le poème de l'Anneau (J.R.R Tolkien, Le Seigneur des Anneaux)


Trois anneaux pour les Rois Elfes sous le ciel,

Sept pour les Seigneurs Nains dans leurs demeures de pierre,

Neuf pour les Hommes Mortels destinés au trépas,

Un pour le Seigneur des Ténèbres sur son sombre trône,

Dans le Pays de Mordor où s'étendent les Ombres,

Un Anneaux pour les gouverner tous, Un Anneau pour les trouver,

Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier

Au Pays de Mordor où s'étendent les Ombres.

 


E DIEFAJEILIN[1]


Eneshi diefa shosheo neolsum bulu mueç

Delshi shosheo beolsum ge shesheo iwegeiwo

Gashi shosheo eol cûmno cyûsûno dalû cyûm

Wi sholû cûsum mu shenyû sumfin cûnuel.

Gelu Moldolwen fe gelû shû cû wana

Wi diefa da wenyo sumna wushi, wi diefa da wenyo syuwana,

Wi diefa da wenyo geinawina wushi gi fe gelû cû wenyo fageina

Gelu Moldolwen fe gelû shû cû wana.


Liens

Liens internes

  • Eolwen : le monde du Meollan.


Liens externes


Notes et références

  1. à titre indicatif, ceci étant le premier essai de traduction en Meollan.