K

Un article de Ideopedia.

Sommaire

Présentation

Insistons tout d'abord sur le fait que le K est incontestablement une lettre LATINE D'ORIGINE, au même titre que le B, le C ou le E et que ce n'est pas un ajout, à l'instar du J ou du W. Cette lettre a fait le trajet de la plupart des autres, à savoir Phénicie → Grèce (κάππα) → Étrurie → Rome.

Toutefois (et c'est vraisemblablement ce qui entraîna sa chute dans les langues romanes qui en découlèrent (italien, occitan, catalan, castillan, portugais[1]) cette lettre faisait double emploi avec le C et le digramme QU pour la prononciation de l'occlusive vélaire non voisée, alors que le kappa (grec) avait le monopole de cette prononciation.

La représentation du K majuscule, selon les polices de caractères en fait soit une lettre sans symétrie (la diagonale descendante rejoignant la diagonale montante) soit une lettre-bascule (la convergence des deux diagonales touchant la hampe).

Le k (bas de casse latin) n'a aucune symétrie, tandis que ses équivalents grec et cyrillique (κ) sont des lettres-bascules (axe horizontal de symétrie).

Prononciation

Le K bénéficie d'une beaucoup plus grande stabilité de prononciation que le C, puisque dans toutes les langues où il est employé seul (digramme), il a toujours la même prononciation, quel que soit l'alphabet (latin, grec, cyrillique) ou ses variantes (scandinave, balte, slave, germanique) employés :

[k]

Diacritiques & digrammes

Peu de langues utilisent dans leur alphabet courant une version diacritée de cette lettre, celles-ci étant surtout le résultat de transcriptions.

Dans le digramme KN (acknowledgment, knife, knight), le K est amuï.
Le digramme SK se prononce [ʃ] : fisk, svenska.

Idéolangues

À l'exception de la plupart des langues romanes (absence totale ou apports non latins uniquement), l'ensemble des idéolangues apprte au K une véritable stabilitée de prononciation, comme pour les langues naturelles.

Citons toutefois un cas particulier : celui du <omunleng, qui n'a ni C ni K et pour pour lequel le concepteur a pris le parti de remplacer ces deux lettres par une lettre commune : le , issu du futhark. Cette lettre monocamérale est couramment représentée par un <[2].

Le K dans d'autres idéolangues :

  • Le K (initiale de kasem ou kagem et de kad, pour (N) & dak (♂) est ajouté (parfois avec un E intervocalique) ou substitué à la dernière lettre de nombres d'animaux afin d'en énoncer le féminin :
chwin porc, cochon[3]; chwinek = truie.
hippo = cheval[3]; hippok = jument
haar = lièvre[3]; haak = hase.

  1. Le K fait un retour remarqué dans l'alphabet courant de cette langue. Il fut quelque peu préservé en Français, semble-t-il grâce à la langue d'oïl (apports francs).
  2. À gauche du W sur un clavier AZERTY, à gauche du Z sur un QWERTY.
  3. 3,0 3,1 3,2 Les noms d'animaux de références sont de genre neutre.