IDEO GTA Déclinaison

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Tant pour arrêter d'augmenter la place que je prends inutilement sur Idéopédia que dans le but d'avoir une seule adresse où présenter la langue à laquelle je puisse renvoyer ailleurs, et y compris ici, j'ai décidé d'arrêter de mettre à jour les articles grammaticaux trop précis, et il se peut donc que cette page soit obsolète. Vous trouverez la dernière version de ce point de grammaire à cette adresse.

Article parent : IDEO GTA Grammaire

Il existe une déclinaison en gelota, qui comporte quatre cas, chacun existant au singulier et au pluriel. Dans les noms (communs, c’est-à-dire marqués par une première voyelle en « -e- », ou assez rarement propres, ceux qui ne sont pas marqués par le préfixe « ta- »), les adjectifs (première voyelle en « -i- »), les adverbes (première voyelle en « -o- »), les participes (première voyelle « -a- » et deuxième « -ā- ») et les mots composés avec l’un d’eux (première voyelle en « -ā- ») c’est la troisième voyelle qui la marque. Le gelota est une langue accusative (et non ergative), les cas sont donc nominatif, accusatif, génitif, et datif.

Sommaire

Tableau

Nom du cas Lettre utilisée Usage principal
Voir détails plus bas
Singulier Pluriel
Nominatif a u Sujet
Accusatif e ō Complément d’objet direct
Génitif i ā Complément du nom
Datif o ē Complément d’objet indirect

Étude des cas

Nominatif

Le nominatif est le cas du sujet (actant dans les phrases actives, ou patient dans les phrases passives) et de l’attribut du sujet.

Le nominatif est le « lemme », c’est-à-dire la forme que l’on trouvera dans le dictionnaire, le plus souvent au singulier (sauf pour les mots qui n’existent qu’au pluriel).

Accusatif

L’accusatif est le cas du complément d’objet direct.

Double accusatif

Liste : IDEO GTA Liste de verbes utilisant le double accusatif

Certains verbes ont un double accusatif. Il s’agit alors nécessairement d’un nom de personne ou d’animal et d’un nom d’objet. Très peu de verbes cependant utilisent une telle tournure, le gelota préférant l’utilisation de préfixes adpositionnels (qui eux-mêmes sont gouvernés par l'accusatif ou le datif), cependant, utiliser un tel préfixe avec un verbe utilisant le double accusatif est une faute, courante à l’oral (où son utilisation peut être considérée comme pédante) mais pas à l’écrit.

Dakara[1] gelote jākise-sehire mi.
J’enseigne le gelota à mon chat.

Accusatif et préfixes

Certains préfixes adpositionnels (les autres n'étant pas gouvernés par un cas en particulier) sont gouvernées par l'accusatif. Ils ont alors en règle générale un sens de mouvement (e.g. ni- signifie "dans", et si il gouverne l'accusatif, il précise que l'objet entre dans quelque chose).

Génitif

Le génitif est, à la base, le cas du complément du nom : hejoma bi, "la maison de moi" (= "ma maison"). Il a aussi un sens partitif (je mange du gâteau, je ne roule plus de nuit).

Génitif absolu

Le génitif absolu est un des rares cas d'utilisation en gelota du participe. Observez cet exemple :

Comme j'allais à la maison, je vis un chat.
hejomi parāti, paketa jākise-sehire.

La proposition hejomi parāti est au génitif, sans que ce génitif soit lié à un nom en particulier qu'il compléterait.

En fait, pour qu'il y ait génitif absolu, il faut :

  1. un nom ou groupe nominal au génitif
  2. un participe au génitif[2]
  3. que ce groupe au génitif soit détaché du reste de la phrase (absolutus signifie "détaché" en latin)

Le nom a rôle de sujet dans ce génitif absolu, et le participe un rôle de verbe.

Ce génitif absolu a valeur d'un complément circonstanciel, dont le contexte donnera le sens (cause, temps comme dans notre exemple, lieu, manière, ...).

Datif

Le datif est le cas du complément d'attribution. Il a aussi un sens locatif (je suis à la maison, fagada hejomo), et servira donc aussi à marquer la date[3].

Datif et préfixes

Certains préfixes adpositionnels (les autres n'étant pas gouvernés par un cas en particulier) sont gouvernées par le datif. Ils ont alors en règle générale un sens statique (e.g. ni- signifie "dans", et si il gouverne le datif, il précise que l'objet est statique dans quelque chose).

Un cas particulier : le vocatif

Il n’y a pas à proprement parler de vocatif (cas de l’apostrophe) en gelota. Une habitude, considérée comme fautive à l’écrit, consiste à ne pas prononcer la dernière voyelle et joue le rôle de vocatif. C’est le seul cas où l’architecture CVCVCV n’est pas respectée. Dans ce cas, si on souhaite malgré tout utiliser le vocatif à l’écrit (par exemple dans un dialogue), on n’écrira pas la dernière voyelle en becoĉa, mais on mettra une apostrophe (qui porte donc bien son nom) en romanisation.

Notes et références

Notes

  1. Dakōra signifie normalement « dresser » lorsque l’objet est un animal.
  2. Donc, contrairement aux langues naturelles où un datif ou un génitif absolus existent, il n'y a aucune difficulté à le reconnaître en gelota : 9 fois sur 10, s'il y a un participe, c'est que vous êtes face à un génitif absolu.
  3. Dans une lettre, la mention : "Paris, le 27 mars 2014" sera tout au datif.

Références