IDEO GTA Conjugaison

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Version du 4 mars 2016 à 13:40

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En gelota comme en beaucoup de langues, le verbe est le noyau de la phrase. La conjugaison du verbe gelota est donc particulièrement importante. Pour tous les verbes, la première voyelle est « -a- ». La deuxième voyelle marquera le temps, et la troisième la personne.

Sommaire

Tableaux

Temps

Temps Voyelle utilisée Usage principal
Voir détails plus bas
Présent a Action se déroulant au moment de l’énonciation.
Aoriste e Action terminée au moment de l’énonciation.
Parfait i Action non-terminée ou ayant des effets au moment de l’énonciation.
Futur o Action débutant après le moment de l’énonciation.
Amplifiant u Dans une proposition subordonnée, décrit une action antérieure au verbe principal s’il est au passé, et postérieure s’il est au futur.
Infinitif ō Lemme, proposition infinitive. Forme non-conjuguée.
Participes ā À déterminer[1]. Forme non-conjuguée.
Subjonctif ē Description de faits et d’actions fictifs ou espérés.

Personnes

Personne Voyelle utilisée Notes
Singulier Pluriel
Première personne a o
Deuxième personne e u
Troisième personne i ō La troisième personne, précédée du pronom ŝa au singulier et ŝu au pluriel, est aussi la personne de politesse.
Volitif ā ē Équivalent de l’impératif français, il s’utilise avec tous les temps.
Les participes et les infinitifs, formes non-conjuguées, ne sont pas soumis à ce tableau. Détails ici.

Description des temps

Présent

Le présent est le temps que l’on utilise lorsque l’on veut exprimer :

  • une action qui se déroule au moment de l’énonciation (que ce soit dans un instant ou dans la durée) ;
  • un fait habituel ou chronique ;
  • une vérité générale ;
  • une caractéristique.

Par contre, contrairement au français, le présent en gelota ne s’utilise pas pour exprimer :

  • un futur annexé au présent (on utilise dans ce cas le futur) ;
  • passé immédiat annexé au présent (on utilise dans ce cas l’aoriste) ;
  • un fait historique (on utilise dans ce cas l’aoriste).

Aoriste

L’aoriste décrit une action passée totalement terminée au moment où se déroule l’énonciation, et sans que l’énonçant ne souhaite mettre en avant une quelconque conséquence sur le présent.

Parfait

Le parfait a deux usages :

  • il décrit une action débutée avant le moment de l’énonciation, mais qui s’y poursuit ;
  • ou il décrit une action passée, qu’elle soit accomplie ou non, mais qui a des conséquences sur le présent mises en avant par l’énonçant.

Futur

le futur décrit une action qui n’a pas débuté au moment de l’énonciation, mais qui débutera.

Amplifiant

Observez ces deux phrases françaises :

Le chat était monté sur le toit et narguait le chien.
Tu mangeras à 18H et après tu te coucheras.

Les deux formes verbales mises en gras seraient en amplifiant en gelota. Le verbe principal (en italique) marque soit un passé (« narguait » serait à l’aoriste en gelota), soit un futur (« mangeras », au futur aussi en gelota). Pour marquer l’antériorité au passé (ce qui se fait souvent en français par le plus-que-parfait), ou la postériorité au futur, le gelota utilise l’amplifiant. Il ne peut donc s’utiliser que dans les propositions subordonnées.

Le futur antérieur français n’est jamais traduit par l’amplifiant. En fonction de son sens, il faudra utiliser soit le futur, soit un parfait (ou parfois un aoriste), soit le subjonctif.

Infinitif

Participes

Les participes sont très peu utilisés en gelota, sauf à une occasion : dans les génitifs absolus.

Subjonctif

Le subjonctif est utilisé pour des actions et états irréels, imaginaires ou fantastiques. Le subjonctif ne marque pas la temporalité.

Le subjonctif est souvent utilisé avec la conjonction conditionnelle (le « si » français), aussi bien avec le verbe principal qu’avec le verbe subordonné.

Remarques

Le volitif

Le volitif en gelota n’est pas un aspect ou un mode, comme dans beaucoup de langues, mais une personne. En fonction du contexte, il peut représenter chacune des six autres personnes ; en cas de doute, l’auteur peut utiliser un pronom personnel pour préciser, s’il ne trahit pas la loi d’économie.

Le volitif marque la volonté du sujet. Il peut se traduire le plus souvent par l’impératif français. Mais le temps marque des nuances que l’ont peu tenter de rendre en français par l’usage de périphrases et d’autres temps que l’impératif. Ainsi, manaĝā se traduit sans problème par « mange ! ». Mais comment traduire alors la nuance avec maneĝa ? C’est un aoriste (-e-), donc l’action est bel et bien terminée, l’objet n’a pas mangé. On peut alors utiliser la périphrase « j’aurais voulu que tu manges » (si on considère que nous sommes à la deuxième personne)? Et au futur, manoĝa se traduira soit par un futur simple « tu mangeras ! » soit par une périphrase au futur « j’espère que tu mangeras ».

Pour bien traduire, on peut s’aider d’une périphrase intermédiaire, parfois grammaticalement fausse, mais dont le sens doit être respecté : « je veux que + verbe au temps prescrit ». Le volitif présent se traduira par « je veux que tu manges », donc pas de souci, on peut traduire par « mange ! ». Le volitif aoriste par « je veux que tu as mangé » et le volitif futur par « je veux que tu mangeras », ce qui est grammaticalement faux, mais qui correspond au niveau du sens aux traduction proposées plus tôt.

Si le volitif est utilisé par le verbe principal, cela signifie que c’est au moment de l’énonciation que la volition se montre. Traduire « je voulais que tu manges » se fera à l’aide d’une périphrase aussi en gelota, dont le premier verbe, le verbe principal, sera à l’aoriste, pendant que le second sera au volitif. Le temps utilisé par ce verbe au volitif dépendra de sa relation au verbe principal : l’amplifiant si le verbe principal est au passé ou au futur, le présent en cas de simultanéité, …

Troisième voyelle avec les temps non-conjugués

Les formes non-conjuguées (infinitif et participes) ont un usage différent de la troisième voyelle.

L’infinitif, en prose, prend toujours la voyelle -a. Mais il peut arriver, en poésie notamment, qu’une autre voyelle soit utilisée ; cela ne modifie le sens en rien.

Les participes sont des adjectifs verbaux ; leur troisième voyelle suit donc la déclinaison des adjectifs.

Notes et références

  1. Je me demande si le participe n’est pas un peu redondant par rapport à l’usage de l’adjectif tel que je le vois pour l’instant. On verra.