IDEO ANV Vocabulaire

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Sommaire

Formation des mots

Morfèntyn àr slovene

L'aneuvien est une langue mixte. c'est à dire que son vocabulaire est aussi bien issu de langues existantes que de l'imagination de l'auteur. Le choix des mots où de leur provenance est purement arbitraire. Par exemple, pour les jours de la semaine, on a une influence germanique, ou même scandinave. Pourtant, aucune langue naturelle, ni même la partie à priori n'a l'apanage d'une application du vocabulaire. Ainsi on a :

  • Stàtyn ( station) = gare
  • Glys ( Gleis) = voie
  • Strægen (à p.) = train.

L'aneuvien a également un caractère agglutinant : Un mot peut donc également être constitué de plusieurs éléments (lesquels sont souvent d'ailleurs des mots à part entière). Exemple :

Nỳv = neige ; nyrevàl = avalanche (grosse chute de neige)[1]; nyrevalœnd = chien d'avalanche.

Affixes

Adfikate

Les mots aneuviens se composent, pour la plupart d'entre eux, d'un radical et d'un ou deux affixes lesquels donnent souvent une application, une emphase, une négation (ou autres) du radical.

Boov = Bovin ; boovendu : vacher etc...
Poten = pouvoir ; potendar = possible ; elipòtendar = impossible
Goox = sexe ; gooxen = sexuel ; gooxan = sexué ; eligooxan = asexué
Moràl = morale ; usmoràlen= amoral ; elimoràlen = immoral.
Préfixes
Français Aneuvien
Ante- Aṅt-,
Anti-, ante- Aṅto-
Bis- Dvox-, bis-
Dys-, dis- Dys-
Hétéro- Ali-, alj-
Homo- Im-
Hypo- Hyp
Hyper- Hyr-
Il-, im-, in-, ir- Ad-
El(j)[2]
Mélioratif Gyl-
Para- Mu-, ol-
Péjoratif Nech-[3]
Péri- Ol-
Poly- Pol-
Re- Bis-, retro-
Sym-, syn- Kum-
Suffixes
Français Aneuvien
-able, -ible, -uble -dar
Affectueux -ynet, -jet
-age, -at -dat
Être humain qui... -du
-teur, -euse, -trice -tor[4]
-eux, -euse -on
-if -is
-ique -ig (alzh.), -ik (nam)
-isme, -iste -esem, -eset
-ment -as (alv.), -dat (nam)
-if -is (alzh.), -ynd (nam)
-té, tie -et
-tine, -tion -tyn
-ure -ys

Tableaux non exhaustifs, appelés à être complétés.

Les à-postériori

Àr apostorjori

Tous les mots à-postétiori aneuviens ne sont pas formés de la même manière. Certains radicaux sont très "proches" des radicaux qui ont contribué à leur créations, d'autres sont, à force de transformation, méconnaissables, d'autres sont formés de radicaux d'origines différente[5]. D'autres sont issus de noms propres réels, procédure qu'on retrouve également en elko ou en kelep. Enfin, certains mots passent par la moulinette de l'anacyclique (xap) ou de l'ambigramme, soit directement (qbos) soit par l'intermédiaire du vadora (alphabet à-postériori composé, ayant donné un mot comme lhip), soit d'écritures à-priori comme l'akrig (vorf) ou l'adnébou (żhod). Ces derniers, bien qu'ayant une origine dans le monde des langues réelles, sont transformés au moyen d'alphabets composés ou créés de toutes pièces, au point qu'ils entre plutôt dans la catégorie suivante, celle des...

Mots mixtes

Àr mixide slove

En plus d'avoir des mots à-postériori et des mots à-priori, l'aneuvien dispose de mots obtenus à partir d'éléments des deux catégories, ainsi en est-il de frànkad (sœur), lequel vient

de l'à-postériori fràn, issu de fraternité
de l'à-priori kad = femme, fille.

D'autres mots, à postériori, sont déformés de manière suffisamment aléatoires et peuvent, de par cette déformation que rien ne semble guider (à-priori), être classés comme "mots mixtes", comme hoψ ou tetjærd.


Les à-priori

Àr apriori

  • L'écriture automatique : Concerne un nombre relativement important de mots à-priori, surtout parmi les premiers créés de cette manière. L'aneuvien eut, dès ses origines, des traductions à priori de mots assez courants comme aller/partir (puze, puis pùze), arriver (pàteze), voiture (xeliys) qu'aucune méthode logique ne semble guider. Toutefois, certains d'entre eux (les plus difficiles à retenir, car les moins employés) furent parfois remplacés par des à-postériori.
  • L'écriture figurative : Plusieurs méthodes sont employées pour créer des noms. Au contraire de la plupart des précédents, ces noms sont sont bien ancrés dans le vocabulaire :
L'utilisation au maximum de la forme des lettres pour en faire des mots retournables (en majuscules ou en bas de casse : les deux simultanés ne semblent guère possibles) ou symétriques. On trouve donc des mots-reflets comme loψol (ce qui est d'ailleurs sa signification ; ce mot n'est pas qu'un palindrome). Des mots pivotants, soit entièrement, comme qob (tourniquet), doxop (lier), soit par paire : dox = face, lié à xop = pile. L'utilisation de l'alphabet latin seul limite fort ce genre de "fantaisie" ce qui a poussé vers d'autres débouchés[6].
l'utilisation des lettres elles-mêmes pour ce qu'elles évoquent. Ainsi, on a :
lililil = dossier
goox = sexe.
  • Les artifices phoniques, dont le plus notable est piynpinpyn pour signifier l'écho (le couple I/Y est le seul (en aneuvien) pouvant avoir cette caractèristique sans mettre à mal la règle de l'accentuation). D'autres artifices existent, mais sont plus de ressort de l'onomatopée et dont le caractère "à priori" pourrait même être discutable (rohar = rugir).

Orthographes différentes

Elídeme riskripade

Certains mots n'ont pas tout à fait la même orthographe (changement d'accent, voyelle longue, lettre ajoutée) selon le sens qu'il a (propre, figuré...), certains autres changent totalement de sens selon l'apparition — ou non — d'un diacritique, ce qui fait de l'aneuvien une langue très axée sur les paronymes.


ant = chose at = avant
dokúment & dokumènt = document
dólik (-ta, -téa) = maudire dólik (-a, -ía) = médire
fàktur = usine, facture (fabrication) faktùr = facture (bordereau)
foldes/-en = plier fĕldes/-en = plisser
ng = champignon g = terre
nt = pied t = police
hrobon & hropon = gracieux
inest = parmi inèst = élément
ifànkad = petite fille Ifaṅkad = Infante
kab = cab kàb = cap
kàlitet & quàlitet = qualité
kard = carte kàrd = cœur
kàrd & kàred = cœur
klim = amour klm = climat
klind = client klynd = pièce
liym & lyym = céder
lux = lux lùx = luxe
lymònad = citronnade lmonad = limodade
Mars & Màrs = Mars
Merkur & Merkùr = Mercure
nov & nóv = neuf
nyv = esprit nv = neige
ov = mouton óv = œuf
parláṅdesem = péripatétisme parlaṅdesem = patriotisme
pent = 5 pet = peinture
pod & poad = poser
poct(-en) & post (-en) = poste
prens & pres = presse
quat = quel quàt = 4
qit & qyt = petit
radio & radío = radio
rènem & reenem = grand
ċh = régime ch = péché
taq = os tàq = jeûne
tœl = ensemble tul = kit

tùl = gain

val = mur vàl = chute
vende = nourrir vede = envier
Venér & Vener = Vénus
veryde = vrais varyde = différents

Tableau non exhaustif.

Anatomie

Sokpœṅdet

Calendrier

Kalèndar

Civilités

Civenidete

Couleurs

Fàrge

wỳt wjòlyt blu cjaṅ hræn zhàl zhub ralyn broon rub pærep mazhèṅta rhod kràj svàrt

La grammaire des noms & adjectifs de couleur est, en grosse partie, un calque grammatical de leur équivalent en français. À ceci près qu'il y a, en aneuvien beaucoup plus d'adjectifs agglutinés que composés et que par conséquent, ces derniers s'accordent comme les radicaux qui les constituent :

ùr brube harléar = Des chemises brun-rouge.

Les adjectifs de couleurs coordonnés restent cependant invariables s'ils sont épithètes de noms représentant des entités bicolores.

ùr svàrte ea wỳte wæcte = des vestes noires et blanches.
ùr svàrt ea wỳt wæcte = des vestes noir et blanc.

Certains adjectifs de couleurs restent invariables, comme kàki, cjaṅ ou mazhèṅta.
Les noms pris comme adjectifs de couleurs sont déclinés au génitif singulier (pour "couleur de _") :

ùr habanen iblàpale = des rideaux havane ; à comparer avec
ùr habanene cigàre = Des cigares havanais.

Genre

Kàlitet

Géographie

Gjohrávet

Lexique

Traṅslòklist

Idéolangues

menpráte

Noms, en aneuvien, d'idéolangues traitées dans Idéopédia :

Aneuvien Anoeven
Arwelo
Chilloïen Chilojen
Cosmopolite Bagàjdun
Dastmen
Elko
Espéranto Esperaṅto
Ka chera sûla Kacherasula
Klingon Chlanqol
Kotava Kotàva
Lojban Lozhban
Morsie Morsi
Navsio Navsjo
Na'vi Naavi
Officieux Eljògordar
Olatíy alkant Olatiy-alkaṅt
Psolat Ψolàt
Remaï Remaj
Ry
Sambahsa-mundialect Saṁbasa
Tatsique Taċik
Ŧhub Ċhub
Toki-io Tòki I-O
Toki-pona Tòki-pona
Uropi Uròpi
Volapük Volapùk

Chimie

Qemi


Mots agglutinés

Composent une part importante du vocabulaire aneuvien. Sont considérés comme "mots agglutinés" les mots composant plusieurs radicaux, en plus des différents affixes. Un mot agglutiné, au contraire du mot composé n'a qu'un seul accent tonique[7] en principe posé sur une syllabe du classificateur, mais pas toujours : dans la plupart des mots en -DU, c'est le spécificateur qui porte l'accent[7].

Plusieurs types d'agglutination existent :

La juxtaposition. Les radicaux sont simplement juxtaposés, sans suppression de lettre : qobtœr = porte à tambour.
L'ajout de lettres entre les radicaux, pour exprimer une tâche allouée à une personne. Par exemple : ovendur[8]
La soudure ou imbrication. Une lettre servant deux fois n'est pas répétée et est commune aux deux radicaux : quabók, lùfradu, galekad[9]. La soudure peut être représentée par une lettre (C, Ψ, X...) représentant un phonème composé des deux lettres d'origine (T+S, P+S...).
La troncature. Un des radicaux est coupé : dans marœng (méduse) le radical fœng est délesté de son F. Ce qui n'est pas trop grave : la méduse n'est pas un champignon (fœng), seule sa forme l'évoque un peu. Le H unique est maintenant caduc dans la plupart des mots agglutinés : abenoos.
Dans erzànil on a à la fois une soudure (par le À) et une double troncature erzàċ & vànil.

Mots composés

Kompœṅdane slove

À la différence des mots agglutinés, qui, eux forment un mot à part entière (avec un seul accent principal), les mots composés sont en plusieurs parties assemblées par un trait d'union. Chaque élément a sa propre syllabe accentuée.

Exemple de mots composés : les nombres.

Pour les mots de moins de trois syllabes (en dehors des nombres), on préférera l'aggluttination au recours au trait d'union (Blajtœr = porte-fenêtre). Pour des mots plus longs, les deux cas sont possibles (Emi-prycep ou Emiprýcep pour "semi-remorque"). Toutefois on se gardera d'agglutiner trop d'éléments (accentuation).


Expressions

Molàdentyne

Ne pas confondre

  • Ere koldev = avoir froid ; et non pas "être en froid". Cette dernière expression se traduit en aneuvien par ere hostev kœm (+acc) s'il s'agit d'une inimitié qu'on peut espérer passagère, ou bien ere hostev ob (+acc) s'il s'agit d'une véritable hostilité[10].
Par ailleurs, il fait frais (météo) se traduit par a dor meràw. Meràw étant l'anacyclique de wàrem (chaud).
  • Chaud se traduit par warem, quand il s'agit de température ; ere warmev = avoir chaud, et non pas : être en chaleur. Cette expression (tout comme "être en rut" dont elle est synonyme) se traduit par ere qudev ; qud = désir sexuel (cf Qupidoṅ).

Nombre d'expressions aneuviennes s'utilisent donc avec le verbe être (+ circ), apparent ou non ; on ne confondra donc pas :

Da • qbobev = il a peur
Da • qbobon = il est peureux
Ar • iyrrev = ils sont en colère
Ar • iyrrige = ils sont colériques.

Gallicismes & aneuvismes

Oriψ ep spiylit[11]= C'est à vous de jouer.
Æt ep vedind tep o kógen nep das! = Ça se voit que tu ne le connais pas !
Nulèrent-nulek-nul! = Rien de rien ! (100*0+10*0+0)
Æt ep vedjendar ep! = Ça crèv'les yeux !
Kànep kràsdar = Jamais (peut-être demain)[12].
Lokùtart gyperfàkdun = Langue de bois[13](rhétorique de plâtrier)
Nep vedjan: nep gœnsan! = Pas vu : pas pris !
Opàrpoctun àt adùsen bisudirèktoren = Poste inutile : placard plus ou moins doré (remplaçant du vice-sous-directeur auxiliaire).
Ùr kapyle fejev = Des pétards dans les cheveux (des cheveux en fête)
Ù skœv choṅkàpyn = Une chance du Diable[14]
Tet æt • veryd, e dhep inzh ùt livun ràdhes = C'est absolument faux (si c'est vrai, je mange un rat vivant).
Geven ni æq aṅtes ed veryd naams = appeler un chat un chat (donner à chaque chose son vrai nom).
Flumip iψ geven ùr leraċe djætriken ni acynons = C'est l'hipopotame qui donne des leçons de diététique au guépard.
Formike nysjàke ed digtáqse = J'ai envie de cogner (des fourmis chatouillent mes phalanges).


(autres expressions à venir)

Retour : Aneuvien

  1. Mais il existe aussi des avalanches de pierres (storevàl), de sable (arevàl) ou d'injures (karxhrevàl).
  2. El devant I, L, J ou Y ; elj devant une autre voyelle, eli devant une autre consonne.
  3. On trouve aussi nĕch-.
  4. nom neutre, même s'il s'agit d'un homme
  5. À-postériori composé, qu'on ne confondra pas avec les mots composés, formés de deux éléments (ou plus) reliés par un trait d'union).
  6. La seule différence étant que le mot-source est également un mot à-priori.
  7. 7,0 7,1 ... principal, s'il y a un accent secondaire.
  8. Ce type de formation peut être considéré comme le juxtaposition du premier mot au génitif (-en) au deuxième ; pouvant être considéré comme un calque de l'agglutination en volapük (langue du monde).
  9. non systématique : eenneba.
  10. Hostev _ ob, ce n'est plus "être en froid", c'est la guerre ouverte !
  11. [ɔʁˌipsəˈɬpiːlit] le P de EP est "noyé" par la proximité du [p] de -iψ et du -P- de spiylit.
  12. Le lecteur pourrait être étonné de la présence d'une telle locution dans une langue telle que l'aneuvien, mais en fait, le "renvoi aux calandes grecques" est suffisament exprimé par la combinaison des deux mots kànep & kràsdar.
  13. Langue de plâtre, en aneuvien
  14. Une chance de barbu! Ne lui manque p'us qu'les cornes (du même Diable) pour avoir une chance de...