IDEO ANV Syndicats

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Sommaire

Origines

Comme dans toute démocratie digne de ce nom, les travailleurs défendent leurs droits, l'éthique de leur profession, leurs conditions de travail et de vie au sein de syndicats non affiliés au Pouvoir ou bien à des influences politiques ou religieuses. L'histoire du syndicalisme remonte grosso-modo à la Révolution de 1892, voire auparavant, mais avant la révolution, les organisations clandestines et les responsables poursuivis et risquaient même quelquefois leur vie[1]. Toutefois, le syndicalisme se développa de plus en plus, tant chez les salariés que dans les professions libérales. Les premiers syndicats furent

ÙOS - Ùtyn àr obrene sarnytene: l'union des syndicats ouvriers
PT - Pœṅdentyn àr traṅsfærene: Fédération des transports
SPI - Sarnyt àr profesor- ea'r Istítuntorene
MÀ - Mediken Àlljaṅs

ainsi que d'auttres formations, moins importantes.

Plusieurs responsables politiques, tant à gauche qu'à droite, virent la une formidable force que les moins scrupuleux eurent l'irrépressible envie d'apprivoiser d'une façon ou d'une autre et la "belle unité syndicale" commença à se morceler à la plus grande satisfaction des entrepreneurs qui, eux aussi, avaient fait naitre leurs centrales.

LL

Hakrel s'était, lui aussi intéressé, à sa manière, au syndicalisme et avait conclu des alliances secrètes avec quelques officines de briseurs de grèvers et de nervis de tous genres, en leur promettant une place sûre dans le maintien de l'ordre au moment où son heure viendrait. Il fit le nécessaire pour que celle-ci arrive le plus proptement possible, liquida la quasi-totalité des syndicats, qu'il accusait de "mettre un frein au progrès de la Révolution[2] en marche". Il créa, avec les "syndicalistes" les plus "compréhensifs", la Lyzhjyn àt Làporen (Légion du Travail): une officine chargée de surveiller et de dénoncer des "comportements asociaux" auprès de la police politique. Il fut conseillé aux entrepreneurs d'accorder les plus grandes facilités à ces personnages (congés de mobilité spéciaux, promotion accélérée) afin de mener à bien leur tâche consistant à débusquer "le-bolchevisme-qui-gangrène-la-vie-de-l'entreprise". Cependant, au cours des années, la LL s'effrita, non seulement à cause des taupes qui luttaient pour le retour à un régime démocratique, mais aussi à cause de sympathisants devenus excédés par des mesures à la fois tâtillones, mais aussi de plus en plus brutales, surtout depuis le remplacement d'Hakrel par Ruz. En août 1945, quelque temps avant la libération totale du pays, la LL fut dissoute et les syndicats qui avaient opéré dans la clandestinité opérèrent au grand jour.

KFS

Toutefois, l'ÙOS, la plus grande centrale syndicale, ne tarda pas à éclater, la majeur partie de ses cadre désirant un syndicat fidèle à leur "couleur idéologique", plus ou moins poussés par les partis politiques concernés. Certains d'entre eux, excédés par ces p'tites batailles d'influence, qui ne pouvaient que causer du tort au syndicalisme de salariés, alors que parallèlement la quasi totalité des patrons émargeait à la Saṅtral Integœnetene (Centrale des Entreprises), se dire qu'il fallait créer quelque chose de nouveau: un syndicat qui ne soit pas une antenne idéologique au sein de l'entreprise, mais pas non plus une officine corporatiste ou un syndicat "maison". Le premier congrès de la KFS (Konpœṅdentyn Fræje Sarnytene: Confédération des syndicats libres), celui de sa création, eut lieu à Sfaaraies en Septembre 1949. Il accueillerait les salariés de toutes professions, de toute sensibilité idéologique; toutefois, on ne pouvait pas être à la fois permanent dans un parti politique quel qu'il soit et à la KFS: il fallait choisir. Alors que l'AKA soutenait sans réserve l'ÙOS (une partie de ses cadres avaient quitté l'AKP pour l'AKA), l'AKP laissa à ses militants et ses sympathisans la liberté de choix et s'engagea à ne pas interférer dans les affaires de chacun des syndicats salariés. Mesure libérale qui fut très mal ressentie au sein du bureau directeur de l'ÙOS, qui la ressentit comme un véritable lâchage. L'influence de la KFS alors gonfla considérablement, les élections professionnelles (prud'homales, délégués du personnel, sécurité sociale) fut pour cette centrale autant d'occasions de succès. Avec un nombre limité d'heures de grèves, mais avec des arguments persuasifs, elle fit obtenir par les salatiés, des avancées considérables.

Professions libérales

Les professions libérales (médecins, artisans, avocats...) ont aussi leurs organisations qui les soutiennent en cas de besoin. Même si ces organisations n'ont pas l'audience des formations de salariés, elles sont puissantes dans la mesure ou une formation rassemble à peu près la totalité de la profession.


Fonctionnaires

Les médecins ne sont pas tous à opérer en cabinets indépendants, il en est également qui sont cadres dans des hôpitaux publics. Si la MÀ, un des syndicats les plus anciens d'Aneuf, rassemble surtout les médecins libéraux, les autres émargent dans des syndicats de salariés comme la KoPuL (Konpœṅdentyn àr Publàdune: confédération des fonctionnaires, rassemblant également gaziers, électriciens, policiers, employés municipaux, assistants sociaux, magistrats...) ou bien à la KFS ou à l'ÙOS.

Élections

Contrairement aux élections civiles où le droit de vote n'est accordé aux étrangers que selon les lois provinciales en vigueur et où il ne s'acquiert qu'à 18 ans révolus, tout travailleur sous contrat (à partir de 16 ans, et quelle que soit la nature du contrat) quelles que soient ses origines, a le droit de voter pendant son temps de travail.


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  1. Une grève dans un secteur de l'économie prétendu sensible était puni de la peine capitale.
  2. Enfin... sa révolution, plutôt...