IDEO ANV Remarques Pr

Un article de Ideopedia.

Sommaire

Préalable

Les mots aṅtead et aṅtedar sont formés d'un préfixe et d'un suffixe ; une épenthèse a simplement été appliquée au premier pour faciliter la diction. La particularité du premier (nom), c'est l'agglutination du E et du A dans un phonème unique : [ɑː].

Préalablement

Aṅteas est pris directement du nom antead.

Précepteur

Les versions sexuées de pemetor & de pemetordu (traductions respectives de "gouverneur" et "précepteur") coïncident : pemetordak & pemetorkad[1].

Précieux

Trefon est pris, au sens propre comme au sens figuré, du mot tref (prix) :
àr trefone rude = les minéraux précieux.
ù trefon alljáṅs = une précieuse alliance.
Zhiyrjon est pris de zhiyrje (manières, à-postériori de "giries" Français) :
Àr njerídare Zhiyrjonkade = Les Précieuses ridicules (Molière).

Premier

Se note en principe 1m, notamment quand on trouve un troisième (3n), un quatrième... Toutefois on peut trouver un Pm aux côtés d'un Dn (second ; deuxième, dit aussi dvon, s'écrira plutôt chiffré : 2n) ou d'un Um (dernier).

Un nombre premier se dit ùt nediv numbar[2](nep dividar = non divisible).

Si on évoque un jour, pirm évoquera toujours le mois suivant ou le premier de chaque mois : Attention aux articles !

Da pùze vedjun ed golàjkaż pirm eensdaw. = Il va voir sa maîtresse le premier mercredi (du mois).
Er mir pàtezer àt pirm tœrsdaw. = Nous arriverons le premier jeudi (du mois prochain).

Prendre

Toutes les significations qui se rapprochent de "saisir" (d'une manière comme d'une autre : cf les exemples qui suivent), qu'il s'agisse de personnes, d'animaux ou d'objets) se traduisent par le verbe gœnes :

Gœnest àt mypàx làt àt tœrev. = Prends le colis à côté de la porte.
Da gœnsă ed neràpkaż ed pradhemve in. = Il prit sa fille dans ses bras.
Ar gœnsar tiyn haarse ea ùt fagáls. = Ils ont pris deux lièvres et un faisan.
Ar adgrùkăr rikyp yn tep ar ere gunes à stades. = Ils combattirent jusqu'à ce qu'ils prissent la ville.

Toutefois, dans d'autres acceptions, on utilisera plutôt hid :

Hidit skerdes: æt korter. = Prends à gauche : c'est plus court.
Æt zymèṅt hidda dekpent minuteve pavàr. = Ce ciment a pris en quinze minutes.
Da repen hid àt dyfens obrýmanduse. = il prend toujours la défense des opprimés.
Àt papirfàktur hidda ignes. = La papeterie a pris feu.[3]
Àt flègendak hidda ed celsys kan: quàtek-ùt! = L'infirmier a pris sa température : 41° !
Or hidit kytes fœntev, skerdes faarun = Prenez tout droit à pied, à gauche en véhicule.

"Se prendre pour" se traduit par dem tum kes :

Tet da prodòle dem tumun kes kàp[4], eg auk adkàlem das! = S'il continue à se prendre pour le chef, je vais le calmer !

Près

Utilisés soit comme adverbes soit comme prépositions, Let & les s'utilisent de la manière suivante :

  • À l'instar de la préposition ad, avec un complément à l'accusatif :
Ka ere let es. = Elle était près de moi.
  • Comme adverbe, notamment si un comparatif ou un superlatif est utilisé, le complément est aussi à l'accusatif :
Ka ere letert es. = Elle était très près de moi.
  • Si un verbe suit, celui-ci est au participe :
Ka ere les[5]smlàkun es. = Elle était près de m'embrasser.

Nota, let est l'anacyclique de tel (à-postériori signifiant "loin") ; les est un à-postériori direct, venant de "lès" ().

Présent

Ċaled : se trouve là, sur place[6];
vyten : se déroule là, maintenant[7].
ċagefat, c'est un présent (cadeau).

Présomptueux

Nachkáṅton est l'agglutination imbriquée du préfixe péjoratif nech- avec le radical alkáṅ (celui-ci servant pour le nom alkáṅtyn et le verbe alkáṅ, traductions respectives de "présomption" et "présumer"[8]). Non reconnu comme mot-valise aneuvien : il n'y a pas de charnière. Le -T- est euphonique, le rapprochant de ce mot de la même famille : alkáṅtyn.

Presse

Preṅs, c'est UNE presse (à raisins, à papier...) ;
prens en est dérivé : c'est LA presse (écrite, audiovisuelle...)[9].

Presser

Preṅse est dérivé du précédent, il peut être utiliser au sens figuré :

Ar preṅser ese kes ùr lymònse! = Ils nous pressent comme des citrons.

Roen ( to run = courir) a davantage une idée de mouvement :

Dem roent! la mir erer pylev! = Presse-toi ! on va être en retard !

Prêt

Adj : raad, à-postériori anglais ready ;
nom : gem.

Prier

Tout dépend du sens.

Ar ere ortar ni Divs, àt Partenkaż ea omne Saṅtese; nepùt dora cys: ed neràpkad dænă àt posdáw = Ils avaient prié Dieu, la Vierge et tous les Saints ; rien n'y fit : leur fille mourut le lendemain.
Or cem prege rœkun nep in æt salev.[10]= Vous êtes priés de ne pas fumer dans cette salle.

Prime

Ùt kyt Aa Aa-pirt eret... = Soit une droite A A'
Ar tokar ùt adgèft nep-dèlaċeten. = Ils ont touché une prime de non-absence.

Prise

De courant, se traduit par kynt.
De tabac, se traduit par adriynat (de riyn = nez).
Sinon, se traduit par gœṅt & hidet (de gœnes & hid = prendre).

Priser

Adriynes, c'est "s'en mettre dans le nez".
lónar, c'est "apprécier :
Eg lónar nog æt żhogevnec. = Je ne prise guère cette plaisanterie.

Prix

Tref, c'est celui qu'on paie ; attention au paronyme trĕf (trèfle) ;
lónart, c'est celui qu'on décerne ou qu'on obtient.

Procès

Pròkad est le terme désignant un processus, représenté par le verbe dans une phrase. Il est issu du verbe prog = avancer.
Prolékad[11]désigne l'action judiciaire (lék), que ce soit
en instance : istáṅsev
en correctionnelle : korgelékev
aux assises : ligédjat[12]

Un procès verbal se dit... skripròkad.


Produit

Prodœnt, c'est l'objet d'une production ;
mùltiplet, c'est le résultat d'une multiplication.

Profane

Le premier terme : sikúlon, parfaitement neutre; est formé des éléments suivants :

sin = sans ;
kult = culte (religieux) ;
-on : adjectivisateur.
àr sikùlone ea kuldone muzike = les musiques profanes et religieuses.

Le second, antópjon, est également la traduction d'"impie".

Les mots "profanation" & "profaner" ont pour préfixe anto- dès lors qu'il s'agit d'un acte hostile ; toutefois le radical changera dès lors que l'acte est délibérément antireligieux ou non :

Ùr lugiferendur antópjăr àt mesqyż las lýzhesun as kœm chwipen = Les lucifériens profanèrent la mosquée en l'arrosant avec du saindoux.
Ùt qygrœp nevàzidune antyvèrta àt zhudis nekropols sàrnoxev = Un groupuscule de néonazis a profané le cimetière juif la nuit dernière.

Profession

Profesyn, c'est la profession... de foi. Pour la profession (métier) on utilisera perov ; professionnel se dira peroven[13] (adj.) ou perovdu.

Profond

Si pœṅl est la traduction de "profond", il n'y a pas de terme francophone pour traduire elipœṅl ; "improfond" n'ayant cours dans aucun dictionnaire francophone. On peut toujours trouver son équivalent...

Anglais shallow
Espéranto malprofunda.

Elipœnler(t) n'est pas plus traduisible en français : on s'en sortira avec une périphrase.

Progresser

Dans une simple idée de mouvement, on dira prog ;
dans le sens de "faire des progrès", on dira forzhỳtes (Allemand Fortschritt).

Projection

Loψil est un terme de géométrie ou de cartographie :

àt loψil Lambert-en = La projection de Lambert.

S'il s'agit de projeter un objet au loin (un... projectile), on dira tezlànad, si, par contre on parle d'une projection de toutes parts, on dira omzlànad :

ùr omzlànade pwichen = des projections de boue.

Lugzèntyn se dit spécifiquement pour une projection de lumière, éventuellement pour les besoin d'un film ou d'un diaporama...

Projeter

On retrouve, du reste ce sens dans lugzlàl alors que les deux sens précédents se retrouvent dans les verbes formés sur -zlàn (lancer). Loψiles, a, lui, le même sens que loψilat.
Auken a un sens très différent : il signifie "élaborer un projet".

Prolétariat

Lœmpetul (issu de Lumpen Allemand) accentue d'avantage sur la pauvreté de la classe sociale considérée, alors que làpordutul évoque la dureté du travail effectué par ladite classe.


Promenade

Plaṅdat c'est le fait de se promener,
plaṅdéa, c'est le lieu, de :
plàc
aṅd &
aréa.
ùt vegaten plaṅdéa = une promenade plantée.

Promener

Verbe utilisé aussi bien à la voie active :

Ka plaṅd ed hœndes.
qu'à la voie pronominale.

Attention, la locution verbale "envoyer promener" se traduit par dor reaṅ (itùs) = faire errer (dehors).

Promotion

Dans son acception commerciale, ou pour un projet, se traduit par dothòg, de dor + thog ; erpérovat est, lui utilisé pour une utilisation sociale. Les verbes correspondants sont dothòge et erpéroven

Tet or kàn dothòge æt lux, or cem mir erpéroven kàpdak àr thogene. = si vous pouvez promouvoir cet article, vous serez promu chef des ventes.

Propagande

Propágand nom à postériori, paronyme de l'adjectif impératif du verbe Propáge : Propágend = à propager, qui doit être propagée ("bonne parole").

Proposition

En grammaire (principale, subordonnée, indépendante), elle se dit subránt.
Synonyme de "suggestion", elle se traduit par subrèmtyn.

Propre

Propreté se dit njotet, son adjectif correspondant se dit njot.

Si propre est dit dans l'acception de "appartenant à (soi)", on dira demen (issu de la particule réflexive dem :

Ka kova as kœm sed demen dinerev. = Elle l'a acheté avec son propre argent.
Demene hænteve. = En mains propres.

Prospérer

Le verbe est homonyme de l'adjectif, du moins au présent (mais aussi à l'imparfait) de l'indicatif :

Æt socjet ere adàrlen = Cette société était prospère ET cette société prospérait.

Protecteur

L'adjectif se dit prodektor sans difficulté particulière.

Le nom se dit également prodektor à ceci près qu'il est neutre (pr. pers. : a) et déclinable.

Er nep akònite ed lugenduse : ar • prodektore ed Republiken = N'agonissons pas nos députés : ils sont les protecteurs de notre république.

On peut également lui adjoindre le suffixe -du, pour le même sens.

Toutefois, à la différence de la quasi-totalité des mots en -du, la sexualisation du mot lui donne un tour légèrement différent : les termes prodektordak & prodektorkad sont plutôt utilisés conjointement à des termes tels que plazhùdak, plazhùkad ou zhitœṅ.

Enpas, da ere ed mentor, ed prodektor; sjo da syvas verdèra ed prodektordak dan. = D'abord, il était son mentor, son protecteur ; puis...

L'analogie avec praxhòrdu est beaucoup moins évidente qu'en français.

Provocation

Obadàktyn, oψhortyn. Ces deux termes sont synonymes. Dans une acception de relations conflictuelles entre États, on utilisera plutôt le premier.

Àr obadàktyne Isràlen verderar systementige. Les provocations d'Israël sont devenues systématiques.

Provoquer

Adèrdor signifie simplement : susciter, appeler, faire naître, inspirer.
Avec Obádor on entre dans le domaine du conflit :
Ar velle àt pax, ar dikte ep, do tet ar obádore, ar mir hab à xaψ. = Ils veulent la paix, disent-ils, mais s'ils nous provoquent, ils auront la guerre.

Les adjectifs correspondant sont :

Adèrdrun, voire aderqúdun :

Ka ere tenj ùr aderqúdune poadyse; eg potna nep abrèd, ekkad Præsident. = Elle prenait (tenait) des postures provocantes ; j'ai pas pu résister, madame le Président.

Obádrun :

Er ere deve pas bauquev ùt sjepev nærvine kœm obádrune zhirjeve, sin kànun retàk. = Nous devions passer devant (en face de) une rangée de nervis aux manières provocantes, sans pouvoir réagir.

Les substantifs, toutefois sont synonymes et correspondent, peu ou prou, à la deuxième acception.

Image:Attn.png On ne confondra pas les adjectifs verbaux avec les participes présents qui sont obádorun et adèrdorun.

Prunelle

Ploc, c'est une variété de petite prune.
Pùpl, c'est une pupille

"Jouer de la prunelle" se dira sigen obaajeve (faire un (des) signe(s) de l'œil).

Prurit

Ermýg au sens propre,
ervèṅd au sens figuré.

Psychologie

Tous les termes commençant par "psych-" ont pour radical aneuvien, le radical à-postériori men ( MENS).

Menalíd est constitué de la manière suivante :

men : cf ci-dessus
nalíd = analyse.

Le N sert deux fois.

La construction du mot menédikdu (psychiatre) est dite "imbriquée" : le M (en début de mot, pourtant) sert deux fois :

à men
à medikdu.

Il en est de même pour menédiket : psychiatrie.

Pour "psychologie", deux traduction possibles :

menlòget = la science, en général, etc...
menĕret = un certain don de puiser et de trouver (ĕrek) au fond de l'esprit d'autrui.

On trouve ces deux traductions pour "psychologue".

Pub

L'anglicisme (public bar) se traduit stam (aphérèse de æstam).
le raccourci de "publicité" se traduit klaam (aphérèse de reklaam).

Public

Traduit par les deux par(asyn)onymes que sont publig & poblig :

Le terme publig revêt un caractère officiel qu'on trouve dans republik. on aura, par exemple :

publige særvide = services publics
publig pòtaṅt = pouvoirs publics
publig fœṅktyn = fonction publique
publig dak, publig kad = homme, femme publique (députée), mairesse, PDG d'entreprise publique.

Le terme poblig désigne ce qui est à l'usage du public, sans pour autant avoir une connotation officielle, ce terme est également utilisé pour tout ce qui ne relève pas du secret.

Eg vel poblige diskúlpese! = Je veux des excuses publiques.
àt poblig veg = la voie publique
poblàtryne = WC publics
ùt poblig oplokùcyn = un débat public
ùt poblikad[14]= une fille publique (praskankad).

On trouve également le nom commun poblik :

probidan nit poblix gektáp = chantier interdit au public.

Poublig étant des adjectifs, ils ne se déclinent pas.

Pudding

Mot étranger () non aneuvisé invariable : Ka ere inzha nor tiyn pudding = Elle n'avait mangé que deux puddings.

Puissance

Potet est le terme général (caractéristique) ;
ùtr moṅden potenta = une puissance mondiale.
ekpònor est un exposant. Toutefois : tiyn exponan pent = 25.

Pulvériser

Ompùlves : disperser de la poudre, parasynonyme de sapùlves = saupoudrer, qu'on ne confondra pas avec...
opùlves : réduire en poudre (utilisable aussi au sens figuré) :
La mir opùlvese ase! = On va les pulvériser.
Toutefois, dans un sens totalement abstrait, c'est le verbe erkárqes
de er- = plus que
karqes = battre

qui sera retenu :

Àt moṅden rekòrd cem erkárqesa = Le record mondial a été pulvérisé.

Punaise

Pentòm, mot-valise désignant un insecte (entòm) dont les antennes sont divisées en 5 (pent) sections.
Gundot, c'est l'article de papeterie, formé de
gundígt = pouce
tot = clou.

Pupille

Pùpl, au centre de l'iris.
Nekpárzhundu, c'est l'orphelin (nekpárdu) n'ayant pas atteint la majorité. Deux orthographes possibles, selon le préfixe, mais sens identique :
nekro (défunt) ou næq (aucun : neqpárzhundu)
parèndur les parents (père & mère)
lexhùndu = mineur.

Putatif

Ce mot (nyrebis) est pris de nyreb (faux) auquel on a ajouté le suffixe -is, calque du "-if" français de "putatif".

Puzzle

Pilgektur, c'est la description physique du puzzle tel qu'on se le figure le plus souvent, à savoir :

pilgek = assembler
piktùr = image.

Pi- sert deux fois.
Pazĕl est un à-postériori tiré directement de puzzle (anglais, y compris pour la prononciation, c'est à dire, pris dans un sens nettement plus large (déclinable).

Pythie

Le mot pythi n'est utilisé que lorsqu'on évoque l'antiquité grecque. Sinon, on utilisera le mot mixte mirdíkad (femme prédisant l'avenir). Les deux mots sont féminins.



PL Q
Pr P


  1. "préceptrice" ou "gouvernante"
  2. deux (ou plus) nombres premiers entre eux se disent aṅedive numbare : du Ṁ de aṁb ne reste que le point ! Ṅ est une charnière par adaptation
  3. De même :
    Àt ign hidda àt papirfàkturev. = Le feu a pris à la papeterie.
  4. On utilise le nominatif : le nom kàp est attribut du sujet d'un verbe conjugué à la voix réflexive (dem).
  5. En cas de problème d'élocution, on peut
    soit utiliser la version les ;
    soit escamoter la prononciation du -T de let.
  6. Anacyclique approximatif de dèlaċ = absent
  7. Donne des mots comme vydaw, vymòma, vynébav...
  8. L'adjectif verbal (irrégulier) "présumé" se dit alkán.
  9. Les deux mots furent longtemps homonymes parfaits (prens).
  10. On fera attention à la place de nep dans la phrase :
    Or cem prege nep rœkun in æt salev. = Vous n'êtes pas priés de fumer dans cette salle.
    Certes, ça rejoint plus ou moins mais dans certains cas, le sens est totalement différent !
  11. Le O de ce mot se prononce ouvert ([ɔ]), par mimétisme avec pròkad.
  12. Au singulier en aneuvien.
  13. Un(e) "pro" se traduira par ùt pero ou... ù pro
  14. Par souci d'équité, on trouve également pobligdak pour le même usage. Le G est avalé par le K, mais pas par le D. Peut-être parce qu'il y a plus de prostituées que de prostitués ♂. Également dans la même acception : pobljuk, poblizhit, poblinex, poblifànt.