IDEO ANV Remarques L

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Sommaire

Laboratoire

Formation de ce mot :

Zièns = science
wark = travail(ler)
sal = salle.

Le K de wark et le S de sal ont fusionné en un X. Attention à l'accent tonique : sur le Á de -wárk-. L'aphérèse warxal est en fait la traduction aneuvienne de l'apocope "labo". Le X se prononce [s].

Le français "laborantin" n'a ni apocope ni aphérèse, son équivalent aneuvien non plus : on remplace simplement -xal par -du. Le K saute.


Lâche

Làx est l'adjectif évoquant l'inefficacité d'un dispositif de maintien (laxité) ;
Deràk est celui correspondant à la lâcheté.

Laideron

Tout comme nechrylndu, mjydu s'applique aux deux sexes, souci d'équité oblige !

Laisser

Læd, à-postériori venant de l'anglais to let, est utilisé dans la même acception : devant un autre verbe à l'infinitif ou au participe, si un sujet est intercalé ; sinon, on utilisera liym.

Or lædit es dorun, e stĕ ed perovs; Div hrop! = Laissez-moi faire, je sais mon métier ; Dieu merci ! (L'avare 46)
Eg liyma àt mybox antek àt tœrev = J'ai laissé la caisse devant la porte.

Laitier

Làkten, c'est l'adjectif :
àr làktene prodœnkte... = les produits laitiers
ùt làkten intekœnet = une entreprise laitière.
On ne confondra pas avec les paronymes suivants :
làktan = lacté
làkton = laiteux
Lakthógdu, c'est le nom commun correspondant au négociant :
hoψ làkthógdun = l'heure du laitier. Le H de ce mot-valise est conservé, eu égard au digramme (th) dont il fait partie.
virjà n'a plus trait à l'industrie alimentaire, mais bien davantage à la sidérurgie:
On a aussi subreen et subènt.

Langue

L'organe aux 17 muscles situé dans la bouche se dit lànj.
La langue parlée (et écrite) se dit sprat.

Lampe, lanterne

Les deux termes sont synonymes et peuvent être mis l'un pour l'autre. Toutefois, on pourra faire quelques distinctions

Lampe de poche = polúbok
Lampe de chevet = kalúxat[1]
Lanterne (ferroviaire) = baṅlúbok
Lanternes (feux de position) = luxate.


Lapin

Kunyl (deCVNICVLVS -I) est le terme général, peut être varié en wildúnyl pour le lapin de garenne.
Ràbyt (de rabbit) est plutôt utilisé pour désigner un lapin domestique, tant pour la compagnie (3)que pour la consommation.

Les habitats respectifs sont :

kunyléa = garenne
kunylúl = terrier
ràbslar = clapier.

Lard

Le mot liptalh, formé des éléments

lip = graisse,
kutálh = derme.

Cependant, on ne trouve pas ces éléments, ni dans "larder" (prken = percer), ni dans "lardoire" (spisting = brochette). Seul le mot "lardon" prend dessus : liptacok (cok = élément)[2]... encore, quand il s'agit pas de la traduction du terme familier francophone : nex. Il existe toutefois le verbe liptale (-a, -éa), mais celui-ci signifie plutôt "faire du lard".

Large

Pour la dimension (adjectif ou nom) : næl, pour la distance (de la côte) : abkòstev (inv.).

A dor tinèrent metreve nælen = Il fait 200m de large.
Dar liyde nep ċys næl! = Ils n'en mènent pas large !
Da hidda abkòstev = Il a pris le large.


Latin

Les noms latins (quelle qu'en soit l'origine ; populaire, classique, impériale, médiévale...) sont, en principe, aneuvisés, c'est-à-dire qu'ils suivent la déclinaison aneuvienne, même si le nom reste inchangé au nominatif :

OPVS Opus OPERA Opuse
OPVS, OPERI Opus OPERA, OPERIBVS (dat) Opuse
OPERIS Opusen OPERVM Opusene
OPERE Opusev OPERIBVS Opuseve

Toutefois, comme en français, le nom opera, issu du nom OPVS, existe distinctement de opus et se décline comme tout nom aneuvien se terminant comme une voyelle :

S
P
N opera operar
A operas operase
G operan operane
C operav operave

Toutefois, les expressions, comme AD LIBITVM ou EX NIHILO, ne subissent aucun changement et sont reproduites, dans la mesure du possible, en italique : Ad vitam æternam.

Les noms propres latins sont retranscrits au plus proche (si possible) de la prononciation originelle.

Knæqus Pompejus Màgnus
Kàjus Juljus Kàjsar
Kàjus Oktavjus Thurinus (Augustus)
Gàjus Plinjus Sekundus.

Leader

Ce mot d'origine anglaise est aneuvisé dans deux versions :

Æt itekœnet • liyda àt merkadev kosmetikene en = Cette entreprise est leader sur le marché des cosmétiques.
Eg neper vedja ùt liydkaż kes kas = Je n'ai jamais vu un leader comme elle.

Le radical aneuvien liyd est bien pris, phonologiquement, de lead ().

Lèche-cul

Nechlajubmíżem[3]est une agglutination des éléments suivants :

nech : préfixe péjoratif
làjden = aimer, apprécier
submíd = soumettre
cem : particule passive.

On ne confondra pas avec nechlajubmídor (synonyme possible : moargen) :

Nechlajubmídore sub- ea iquelinzhœṅgduse ob, nechlajubmíżeme suporduse kœm : ar • kedèrnetev ! = Arrogants avec (contre) les subordonnés et les égaux, lèche-cul avec les supérieurs : y en a des tas (ils sont en quantité).

Par conséquent, les suffixes -em et -or ne sont pas supprimés si on utilise le mot en tant que substantif :

Æt ùt veryd nechlajubmídem = c'est un vrai lèche-cul.

Toutefois, on a aussi les calques approximatifs : deglànjon, deglànjedu, de

deg = cul
alànjes = langue (lécher)
-on (adjectif) ou du.


Lecteur

Tout dépend s'il s'agit d'une personne : lekdu
ou non : lexent.

Légume

Toutefois, on ne confondra pas pỳrnadu avec (reenem) pyrnadù[4]

Lentille

On en trouve en général plusieurs...

laṅze (à post. de lenses) dans un objectif ou une lunette,
yψe dans une assiette, avec une palette et un oignon.


Lesbien

Image:Attn.png On se gardera de traduire en lesven, qui signifie "relatif à l'île de Lesvos", ni Lesvendu = habitant(e) de Lesvos[5], toute référence à l'homosexualité féminine.

L'amour lesbien se dira àt kasem imqúd.
Une lesbienne se dira ùt imqúkad.

Lessive

Fàktun àt lónaċ kum àt lonpròken = faire la lessive avec de la lessive.

Lettre

Da dulkùta àr litterse àt gazeten, plma ase en ùt foljev ea postena ed epestes. = Il découpa les lettre du journal, les colla sur une feuille et envoya sa lettre.

"Des lettres" (à envoyer) s'écrit epeste (accentué sur la première syllabe : [ˈepəçt(ə)])
"Écrire" (à qqn) s'écrit epèste (accentué sur le E central : [eˈpɛçtə])

Lever

Akáges (-xa, -ésa), employé transitivement se dit lorsqu'on lève un objet, ou bien au sens figuré :

La akágese àt mahráψ! = On lève l'ancre !
Da ere akáxa ùt rym haars kes ùt lefaṅtes. = Il avait levé un lièvre gros comme un éléphant.

Riys (-a, risía), employé le plus souvent de manière réflexive (pronominale) se dit notamment lorsqu'on se lève, quelque soit la position adoptée auparavant (couché, accroupi, assis...). Toutefois, pour la position antérieurement couché, on peut utiliser le verbe (dem) gel.

Da gela ed neràpdax ber liydun das baboos. = il leva son fils pour le mener à la crèche.


Les substantifs respectifs sont adkáxat, riysad & gelad.

Da nep ażína àt Gelatev àt Regdaken. = Il n'a pas assisté au Lever du Roi.

"Lever (un voile)" se dit loen.

Tout comme "soulever (sa jupe)"

C'est ce même verbe qui est utilisé au sens figuré pour traduire "lever une sanction, une mesure". On ne le confondra pas avec le génitif de leo (lion).

Licencié

Liċènsan: a obtenu une licence,
uzhòψan: a été "remercié".

Lieu

Ùr klœte = des lieux ;
ùr lhoje = des lieus.

Ligne

On distinguera dùlt du ressort de la géométrie, de dùlen du ressort de la logistique (alimentation en énergie, transports).

Du reste, dans ce dernier cas, pour "ligne aérienne"

ær-dùlen désignera les fils électriques,
flogdùlen désignera une desserte aéronautique.


Limace

Limàk, c'est le mollusque gastéropode, amateur de belles feuilles ; peut être étendu en limàkdu pour désigner une personne sans énergie :
Quat limàdak! tinek minute ber adinmísun ùr hógbuċe! = Quelle limace ! 20 minutes pour enfiler des bottes !
Ròla, c'est la chemise (également en argot en aneuvien : déformation du mot horla).


Lime

Rris, c'est l'outil
hrlim, c'est le citron, de
hræn = vert
''limòn = citron

Limite

Lit au sens propre : désigne la limite (ligne) à ne pas dépasser ; limit au sens figuré, utilisable aussi en tant qu'adjectif :

Kes bovoarat, æt ùt olygev limit = Comme comportement, c'est un peu limite.

Limon

Limoṅ, c'est le dépôt.
ù plàk limon = une couche de limon
ùt limon plàk = une couche limoneuse
hibar = c'est la tige d'attelage. Le cheval concerné se dit baríp et le véhicule tracté : hibarxel.
tefèrsat, c'est la pièce de charpente
lymó, c'est la variété de citron.

Lingerie

Tuglul désigne l'ensemble des pièces textiles domestiques entreposées pour l'usage d'une maison, quelle qu'elle soit (entreprise, colonie de vacances, caserne, château etc).
tugsal représente la salle où sont entreposés ces effets ; on trouve aussi tugek, représentant un simple meuble.
kasomítul représente un ensemble de sous-vêtements (brefærmih, deglàbl, somlàbl) ou de vêtements de nuit (noxmih, venérmih) féminins. Ka-, quel que soit le sexe de la personne qui la porte.

Lithographie

Lithorávet évoque la technique, lithorávys, le résultat.

Livre

Kneg pour UN livre ;
pœnd pour UNE livre, quelle qu'elle soit.

Livrer

Farfær, c'est livrer un objet à son destinataire ;
(dem) obgèven, c'est (se) livrer à la justice ou... à l'ennemi.

Lobby

Le premier (lobby) n'est pas aneuvisé et est donc indéclinable. le second, version aneuvisée, se décline normalement.

Local

Ùt lòkal strægen = un omnibus,
ùt klosan iklœt = un local fermé.


Loge

Se traduit lozh, qu'il s'agisse de loge de conduite, de loge de gardien ou de loge maçonnique.

Loger

Image:Attn.png Attention à la tournure au moment de la traduction !

Da lozhen ed frànkadev ad = il loge chez sa sœur.
O vedj ep tep ted tùp dem lozhen nep itin! = Tu vois bien que ton tuyau ne loge pas là n'dans !
Ka lozhesa ùt bastos in sed bjoches dan = Elle lui a logé une bastos dans l'ventre.

Logique

Deux paires de mots (n.c. + a. q.), l'un mixte, l'autre à-postériori pour cette traduction :

raṅtik/-ig, de raṅtyn (raison) & raṅtad (raisonnement).
lòzhik/-ig, de "logique" (Français).

Logorrhée

Tout dépend laquelle. Le radical commun est flum (fleuve)

flupàrlet à l'oral
fluskrípet à l'écrit.


Loisir

Licend est l'adjectif impératif du verbe licen, substantivé. Il est par conséquent déclinable :
Ar habe nog tempen ber licendev =Ils n'ont guère de temps pour le loisir.
Ludère est, dans le même sens, surtout utilisé au pluriel :
Inte tiyn ludèreve, o mir kànep adùv ese ùt olygev? = Entre deux loisirs, tu nous aidera peut-être un peu ?

Lombes

Au singulier en aneuvien : lœmb /ˈluːmb/ ; Image:Attn.png on tâchera de ne pas confondre.

Longueur

Lunget, c'est une dimension physique, lungys, c'est l'attente qui se prolonge au delà du nécessaire ou l'ennui ressenti à la vision de certains films, par exemple.

Louche

Le nom sĕrzhit st issu de
lĕzhit = cuiller, lui-même à-postériori de lžíce (tchèque)
auquel est agglutinée une troncature (seules subsistent le S & le V) de særv (servir).
L'adjectif djĕn est une apocope modifiée de gyanús (Hongrois).

Loucher

Le verbe strabj, issu de strabesem, est assez peu employé, et on utilisera plutôt les verbes :

istrábj (cf inte = entre) : loucher "en dedans" (strabisme convergent)
ostrábj (cf ol = autour) : loucher "en dehors" (strabisme divergent[6]).


Louer

Alqis, du point de vue du loueur ;
alqin, de celui du locataire ;

quelque soit l'objet loué (caméra, véhicule, appartement...).

Eralaudit, Sæjer cem! = Loué soit le Seigneur !

Loup

En forêt (et ailleurs, s'il s'agit bien du camidé), se dit lob. On retrouve les termes dérivés :
lobed = loup ♂
lobek = louve
nexalòb = louveteau
nexalòbdu = louveteau
kaplòbed = chef de meute
monlòb = loup-garou
lobœnd = chien-loup
fran hœndev yn lobs = entre chien et loup
jœng lobdu jeune loup (jeune individu ambitieux)
fræj lob in frej ovoosev : désigne un libéralisme sans foi ni loi.
En mer (et chez l'écaillier), se dit pear (cf "bar").
Au bal masqué, se dit objaṅd
Comme synonyme de "tare de fabrication", se dit lop.


Lourdeur

Poaret est surtout dit au sens propre (poids, masse) ; poarys au sens figuré.
Okene poaryse ep æt senarjov in. = Il y a quelques lourdeurs dans ce scénario.

Luette

Le mot wul vient de VVVLA (latin), transformé de la manière suivante : .

Lunette

Voir pour les multiples références :

1 glas[7]
2 lùnet
3 monin
4 boklul
5 luntol
6 aftaq

Lustre

Eryklúgat, c'est l'énorme suspension lumineuse ;
Tiynek pentjàre falle ber dorun ùt centjàr. = Il faut 20 lustres pour faire un siècle.

Lyncher

Gnàmat, construit de la manière suivante, de

gnàl = honte ;
mat = tuer.

Ce mot peut être perçu de deux manières différentes, selon le côté duquel on se place :

  • Soit on tue sa victime en considérant cet acte comme un juste châtiment (frapper + couvrir de honte)
  • Soit on considère le lynchage comme une pratique honteuse.

Pavàr àt kongeratev àt Æsten, àt al "liget" àr kolòndune ere repod molívatev gnàmadaten en. = Pendant la conquête de l'Ouest, toute la "justice" des colons reposait sur la coutume du lynchage.



K M
L
  1. On fera attention à l'orientation de l'accent : kalùxat signifiant "boulier" (de calcul).
  2. Ce serait, en fait, la forme condensée de liptakùcok, l'élément skùt indiquant qu'il s'agit des suites d'une coupe
  3. Traduit également "lèche-pompes", "lèche-bottes".
  4. Ainsi, ce dialogue :
    —J'vais cueillir des légumes
    —Tu vas à l'hôpital ?
    —Non, au ministère.
    n'est pas traduisible en aneuvien.
  5. Variante orthographique possible : lesbhen.
  6. autrement dit, « un œil qui dit m... à l'autre »
  7. Attention, ce mot a plusieurs nombres, selon le sens qui lui est donné :
    lunette paire de lunettes lunettes paires de lunettes
    N glas glasse glase glasser
    A glasse
    G glasen glassen glasene glassene
    C glasev glassev glaseve glasseve
    Les différences ne se remarquent qu'à l'écrit. On se souviendra que la version avec une paire d'S est celle qui convient pour la paire de lunettes. D'autres mots ont cette particularité.