IDEO ANV Remarques J K Q

Un article de Ideopedia.

Sommaire

J

Jardin d'enfant

Deux mots agglutinés sur la base du radical ifànt- :

Ifantéa, c'est une surface, souvent en extérieur, munie d'agrès, ou évoluent des (jeunes) enfants ;
ifantoos, c'est l'institution où sont amenés les enfants qui ont dépassé l'âge de la crèche, mais qui n'ont pas encore atteint l'âge de l'école.

Java

Ces trois homonymes se prononcent de la même manière : [ʒɐvɐ][1]

Écrit Java (et non déclinable) représente un langage de programmation, ou une des îles de l'archipel indonésien[2].
Écrit zhàva évoque une danse francilienne qui fit les heures de gloire des bords de Marne.

Tev à żheaz • dær, àt zhàva dem pùze. (C. Nougaro)

Écrit zhawa, c'est une variété de tissu.

Jazz

S'écrit en principe żheaz (cf ci-dessus), mais la version ni aneuvisée ni déclinable se découvre aussi : Jazz.

S'en découlent les dérivés, aneuvisés ou non :

żheazen jazzifier
jazzer (tr.)
żheazdu
jazzman
jazzman
żheaze jazzer (intr.)
żheazon jazzy

Jet

Żhæt, c'est un avion à réaction.
Zlaat a un rapport avec le verbe zlàt : jeter.
Eg mir nep gœnes à xelyis! Æt tiyn zlaateve stoonen ab ev ad! = J'vais pas prendre la voiture ! C'est à deux jets de pierre de chez moi !

Jetée

La plus courante est aṅtávertap et concerne notamment une installation portuaire[3] Les deux autres termes : syveglat, nebæt, plus rares, concernent respectivement l'architecture (ou la voirie) et l'apiculture.

Jeu

Traduit par deux à-postériori

ùt set dektin klavene = un jeu de douze clefs
spiyl • skool liven = le jeu est l'école de la vie.
Tet spiylun kœm ùt setev kardene • oronvérun, spiylun kœm ùt setev klavene nep = S'il est évident de jouer avec un jeu de cartes, il ne l'est pas avec un jeu de clés.
gaṁbl, c'est spécifiquement un jeu d'argent (21, kraψ, rolplaṅ, raase, lotto, eap).
kœṅdat, c'est une prestation artistique.

Jeu vidéo

Paṅtaspiyl est un mot-valise formé des éléments suivants :

paṅtal = écran,
spiyl.

La charnière (L) est située à la fin du mot.


Joindre

Adrèp, c'est joindre quelqu'un ; les autres acceptions sont traduites par zhoṅk[4]:

zhoṅkun ùtils ni lomyndars = joindre l'utile à l'agréable.

Jouable

Spiyldar & gæsdar ont des sens assez proches. Toutefois, spiyldar sera à réserver au vocabulaire ludique.

Jouer

  • Spiyl ( spielen), c'est se livrer à une activité ludique, quelle qu'elle soit (jeu, sport, utilisation de jouet).
Image:Attn.png Attention aux compléments, en principe au génitif :
— Da spiyl reen lœmyten jàrev dektern?
— Da vel dor kadesmedíkdak.
— Il joue encore à la poupée à douze ans ?
— Il veut faire gynécologue.
Dar spiylun fœntballen = Ils jouent au foot
Er dhep spiyle pokren itemp : Nous jouons au poker maintenant.
Mais, à l'accusatif, notamment avec gàm :
Ar auk spiyle ùt gàms tern zeteve = Ils vont jouer une partie en trois manches.
  • Gaṁble ( gamble), c'est se livrer à des jeux d'argent (paris, loto, courses, casino). Se construit de la manière suivante :
Enjeu : accusatif sans adposition
Jeu :génitif :
Ar gaṁbler raasene omne heptawe = Ils jouent aux courses toutes les semaines.
Ar gaṁbler ùr ryme sœmse... ea sluter ase! = Ils jouent de belles sommes... et les perdent !
Da kjas gaṁble rikyp sed horlas! = Il jouerait jusqu'à sa chemise.
— Keder ep o gaṁbla?
— Tinèrent eurose.
— Combien t'as joué ?
— 200 €.
  • Kœṅdes, c'est jouer une pièce, un instrument, un morceau de musique.
Image:Attn.png Attention au cas du complément qui suit :
Ar kœṅdesar "L'Avare"-s aṅviċ lœrdaw = Ils ont joué "L'avare" samedi dernier.
Da kœṅdes lùtharen al davnetev = Il joue de la guitare toute la journée.
In "Le Cid"-ev, ka ere kœṅdes àt Ifaṅkad[5]= Dans "le Cid", elle jouait l'Infante.
Æt pjànodak kœṅdesa Chopin-ev pavàr al ed perovèntynev. = ce pianiste a joué Chopin pendant toute sa carrière.
Kœṅdes est également utilisé pour "se jouer de", "jouer un (sale) tour" (avec ob en postposition) :
Ză, ed padh, o kœṅdes es ob! = Oui mon père, c'est ainsi que vous me jouez ! (Molière, l'Avare : Acte IV sc. 3)

Jour

Deav correspond, sans précision particulière

à une date : de 00:00 à 00:00 le lendemain ;
à une période de 24 heures (sur terre) d'une heure donnée à la même heure le lendemain ;
à une période d'une durée connue ou nom, correspondant à la rotation d'une planète sur 360° ;

On pourra cependant rencontrer

ftek[6]= petite ouverture permettant de laisser passer la lumière.
davet = journée : rejoint la définition en rapport plus ou moins direct avec la date.
sœv = rejoint la définition de l'éclairage naturel (lumière du jour).
ckod via l'akrig et
ftol via l'arkitanco.
cem alúges = voir le jour (être exposé à la lumière).
ftòla[7]= belle-de-jour
danuckol = au petit jour, au point du jour
daveskœme[8]= voir le jour (naître)
deaw pœr deaw = jour pour jour
hemérokal = belle d'un jour
loodav = bonjour
(midat) dàtev = (mise) à jour
(midat) lugev = (mise) au jour
sin aukerdev = au jour le jour
tapragun[9]= se faire jour.

Jumeau

Dopenàdu, dopenàdak concerne une personne faisant partie d'une fratrie née simultanément[10].
Dopen est l'adjectif correspondant (cf dopel = double)
Zhùmo concerne le muscle.


Jumelle

Dopenàkad[10]est le féminin du précédent. L'adjectif est, par conséquent dopen.


jumelle paire de jumelles jumelles paires de jumelles
N zhùmel zhùmelle zhùmele zhùmeller
A zhùmels zhùmelles zhùmelse zhùmellese
G zhùmelen zhùmellen zhùmelne zhùmellene
C zhùmelev zhùmellev zhùmelve zhùmelleve

Junior

Zhùnior (en abrégé : Zhr) n'est utilisé que pour des personnes de 0 à 20 ans et n'est pas utilisé, par exemple pour citer "G Bush Jr". Pour évoquer une filiation, on emploiera Nr (pour neràp). Les contractions (à l'oral) seront Zhùndak et Zhùnkad. À l'écrit, ça donnerait : D (od K) X. X. Zhr.

Jupe

Ce n'est pas le même châssis !

Zhùp, c'est la tenue vestimentaire ;
żhub, c'est l'habillage (aussi) mais du châssis... d'un véhicule.

Jurer

Fàdik, c'est engager sa foi, sa loyauté, sa parole (dans un serment) ;
zhĕtep, c'est se résoudre à un projet.
karxhe, c'est proférer un (des) juron(s) (intr.) ;
obkòlve, c'est "ne pas convenir (avec)" :
Eg afádik as! = Je le jure !
Æt nep potendar! o zhĕtpa ed slĕċ! = C'est pas possible ! t'as juré ma perte !
Stopit karxhun: æt kontœṅdun! = Cesse de jurer : c'est assommant !
Ea o- stum tep à cjaṅ obkòlve nep kœm àt broons. = Et toi, tu trouves que le cyan ne jure pasavec le marron.

Juste

Lig & ligas font référence à la justice (lignet).
Rig & rigas font référence à la justesse (rignet).

K

Kaki

L'adjectif de couleur est invariable : ùr kàki legsàrge = des pantalons kaki.
Le nom homonyme est, lui, variable et déclinable :
Er inzhar ùr lhàpone kàkise = Nous avons mangé de délicieux kakis.

Kàkitend = Plaqueminier.


Kermesse

Formé de

Adùtendar = solidaire
fej = fête,

ce mot peut s'accentuer aussi bien sur la deuxième (adùfej) que sur la dernière syllabe (adufèj). Le sens est, en gros, le même. On peut toujours insister respectivement sur le côté solidaire ou le côté festif.

Kit

Se traduit par tul (issu de tœl = ensemble) ; toutefois, lorsqu'il s'agit d'un ensemble de pièces à assembler (modèle réduit, entre autres) le mot gektul (de gektor) convient également.

Kilo

Seul, il est invariable, donc indéclinable :

— Kjas o pòten itenpòct tinèrent kilo kœm tiyn digteve? = pourrais-tu soulever 200 kilos avec deux doigts ?
Jo: las ròtun àt kontaklavs àt itenkùroten. = Oui : en tournant la clef de contact du chariot élévateur.

Les unités combinées avec ce préfixe se déclinent normalement :

Æt trakkov rolen dekpent kilovolteve sub. = Cette locomotive roule sous 15 kV.


I L
J K

Q

Quadrillé

Quatelàtan papiyr = Papier quadrillé.

Quaker

Quaker n'est pas aneuvisé, donc indéclinable (et le pluriel est en -S). Par contre, quàkeresem, lui, est déclinable.

Quai

Tout dépend ce qu'il y a au delà :

bànk si c'est de l'eau ;
pyron si c'est une voie de chemin de fer, ou, par extension, si on parle du quai d'une gare routière.

Qualité

Deux traductions pour ce mot :

kàlitet est utilisé dans le sens courant (bonne ou mauvaise qualité) ou pour désigner une fonction :
Kàlitetev... (+gén) = en qualité de...
Quàlitet a un sens exclusivement positif.
Æt juk hab ùt reenem quàliteċ: ka làjden golàjaż = cette petite a une grande qualité : elle aime la b...

Quant

Àmet signifie "quant à" (en entier). Attention au cas qui suit :

Àmet Dora staṅ kœm ese. = Quant à Dora, elle reste avec nous.
Àmet àt syroψ, eg hab ev en. = Quant à la photo, je l'ai sur moi.
Àmet àt horten, o lóm dyserta ni es. = Quant au jardin, tu m'en as déjà parlé.
Àmet àr mypàkeve, àt kàrgat • in. = Quant aux colis, le chargement est dedans.

Le pronom (en gras dans les phrases francophones) n'est pas traduit et c'est àmet qui le remplace ; quant à l'adverbe (dedans), il est remplacé par une adposition.

Àmet peut être utilisé par ailleurs pour renforcer une idée qui pourrait être représentée par un simple pronom et/ou par la particule ep.

Ivryv? eg hoslíven àmet! = Ivry? pour sûr que j'y habite !

Par contre, "être sur son quant-à-soi" se traduit erun raxetev, (être sur sa réserve), qu'on ne confondra pas avec erun raxev (être en réserve, de côté, en renfort au cas où...).

Quart

quàten & quàtax sont des dérivés de quàt
Da • quàrtev. = Il est de quart.

La bouteille d'¼ de litre, ou bien la timbale, se disent quàtax. Homonyme du numéral, mais traitement grammatical différent : c'est un nom.

Àr bevar ùt quàtax viynen = Ils ont bu un quart de vin.
Àr bevar ùt quàtax litres = Ils ont bu un quart de litre.

Quarte

On retrouvera avec quàrpostul & quàrtelan, les même nuances que pour la tierce, à savoir, respectivement, une suite de cartes ou un intervalle musical. Cf également quinte

Quarteron

Un quarteron, c'est un quart de cent, autrement dit vingt-cing. En conséquene, on a tinekpentul (sans trait-d'union, contrairement à tinek-pent).

Quartier

Coupé dans un fromage, ou un fruit, se dit ckon (de ckùt = couper & gon = angle).
Coupé dans la viande, se dit karùt (de kàrna & ckùt)
Comme division, dans une ville, ou bien dans le jargon militaire, se dit quàrt[11].
Pirquàrt, ulquàrt (moonen).

Quasi

Qàzi, c'est le morceau ;
las signifie presque ("quasi" ou "quasiment") ; Attention à l'homonymie aneuvienne avec le pronom à l'accusatif ("autrui") et avec la particule du gérondif.
Da ere las tœn. = il était quasiment mort.

Que

Selon la fonction grammaticale de ce mot, plusieurs traductions sont envisageables :

  • Pronom relatif complément d'objet = quas
Àt kad quas e smlàka sàrdaw ere nep blœṅd. = La fille que j'ai embrassée hier n'était pas blonde.
  • Pronom interrogatif complément = quas aussi
Quas ep da dikta ni ors? = Que vous a-t-il dit ?
  • Connjonction de subordination = tep
Eg ere ste tep o kom. = Je savais que tu viendrais.
  • Préposition ou conjonction pour les compléments de comparaison = qua
Ar kaṅte looter qua ese. = Ils chantent mieux que nous
Da ere remmer qua eg ere dœm as. = Il est plus grand que je ne le pensais.
  • Particule restrictive : nor
Eg vedj àt maars, nor àt maars, repen àt maars! = Je vois la mer, (je ne vois) que la mer, toujours la mer !

Question

Prgœntyn, c'est uniquement la question posée ;
obrgœntyn met plutôt l'accent sur les moyens qu'on utilise pour obtenir la réponse qu'on souhaite entendre.
Srat, c'est le sujet, le propos :
A srat nep. = La question n'est pas là.


Queue

Se dit kœn, dans tous les cas de figure, qu'il s'agisse d'anatomie (àt kœn à gàten) ; qu'il s'agisse de celle d'un ustensile (àt kœn ùt kugtraugen) ou une file d'attente (dans ce cas, on peut même préciser : watkœn). Ce mot est l'abrégé de l'à-postériori kœnad signifiant "fin". Raison pour laquel il ne convient pas, par exemple, pour la queue d'un fruit ou d'une fleur ; il est remplacé par kynt (prise) qui a une autre signification, appliquable également en anatomie... approximative.

Qui

Pronom interrogatif sujet désignant une personne = quadù(-s, -n, -v).

Ep or ste quadù ere àt rikringev? = Savez-vous qui était au volant ?
Da ere nep rœdh ni quadùs da ere lokùt. = Il n'a pas fait attention à qui il parlait.

Pronom relatif sujet = qua.

Æt kad qua ere bauq ev ere simelen aliklœt. = Cette femme qui était en face de moi semblait ailleurs.

Quidam

Nàdu (condensé de nadràquadu = n'importe qui).

Quille

Kij au bowling, kilsat sous un bateau.

Quinte

Penpostul & pentelan sont utilisés respectivement dans les suites de cartes et en musique ;
penkhaugat, c'est une quinte de toux.

Quintillion

Le mot ψhag, motivé par les limites de l'échelle courte aneuvienne à partir de 1036[12]est formé de la même manière que le mot żhod, à savoir en retournant la transcription adnébou du mot kert (grain)[13].

Quitter

À xhip liyma àt bànkes abnetev = Le navire quitta le quai dans la soirée.

Erliym donne une idée d'abandon.

Nep erliymit es = Ne me quitte pas (J Brel).

Quotidien

Omdáven, c'est l'adjectif, de
omen, omne = tout, tous ;
deav = jour (le [ɐ] a été raccourci).
omdázet résulte de la fusion du précédent avec gazet. Le A sert deux fois.
P R
Q
  1. [ʒavɐ] pour le deuxième.
  2. Zhava n'est cependant pas exclu.
  3. ... ou aéroportuaire.
  4. On ne ((Con...fondra pas !
  5. Pris comme attribut du sujet : nominatif
  6. De :
    ftol = jour (cf ci-dessus) ;
    pek = trou.
  7. Terme botanique uniquement
  8. De
    Deav = jour
    eskœme = découvrir
  9. Condensé de krtragun taψ = arracher la place.
  10. 10,0 10,1 ... mais on peut préciser, cependant : elimzýkotene dopenadur.
  11. Également dans l'utilisation de l'expression : Næq quàrt! = Pas d'quartier ! (aucun quartier [ne doit être épargné]). On ne confondra pas avec quarrat (carreau).
  12. La prononciation de dektinsaṅd (1036), ainsi que les puissances de 1000 suivantes étaient trop proches de celles de dek tinsaṅd (107) et 103x+1 suivants : /dɛktinsɑ̃d/, à l'accent tonique près
  13. L'élocution problématique de [bʧ] a amené à l'approximation suivante : transformation de l'affriquée en postalvéolaire [ʃ] et dévoisement du [b] par voisinage : [p], ce qui donne [pʃɐg] : ψhag. Le choix de ce mot a été motivé par sa multiplicité.