IDEO ANV Remarques Ab

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Sommaire

Abattre

Matox, c'est tuer.
kesmed c'est abattre son jeu.

E staṅ elikígar ea med obmúrtun anym lyym nit slàgev qua mat es. = Je demeure immobile et mon âme abattue cède au coup qui me tue. (Corneille, le Cid 10).


Abonder

Dans le sens de "être en quantité généreuse", se traduit par ováṅde, lequel donne également, par son participe (ováṅdun) la traduction de l'adjectif "abondant", mais aussi de "riche" ; ováṅdet signifiant "richesse" et "abondance".
Ersænde, de
er- : préfixe augmentatif
sænd = (bon) sens
-e : terminaison verbale
se construit directement, avec un COD à l'accusatif, de la manière suivante :
Eg ersænde ase = J'abonde dans leur sens.
Ar mir ersænder repen àr potunduse = Ils abonderont toujours dans le sens des puissants.


Abord

Bordat concerne notamment la faculté d'aborder (au sens propre ou au sens figuré) :
Æt • ùt kad laak bordaten. = C'est une femme d'un abord difficile.
Olklúte, toujours au pluriel est le parasynonyme de sype.
"D'abord" se dit enpas :
Enpas, enpas, àt pirnàdak ep (J. Brel : Ces gens-là).

Aborder

Alidùne est le terme le plus courant et est utilisé dans plusieurs acceptions :

La auk alidùner àt kostes hoψev 4:25 = On va aborder la côte à 4:25.
Da ere alidùna es sin zhirjeve; eg ere ste quàv da ere vel kom cys. = Il m'avait abordée sans manières ; je savais où il voulait en venir.

Avec oblidùne on entre dans le domaine de l'incident, voire, du conflit naval :

Àt vedboot ere oblidùna à flumxhíψ per tribòrdev. = La vedette avait abordé la péniche par tribord.

On fera bien attention au Ù[1]: le participe est -lidùnun.

Abrogation

... ainsi que "abroger" ont pour radical aneuvien uslèk, commun à "(mise à l')index". Toutefois, les mots sont suffisamment différents pour qu'on n'y voie là qu'une paronymie.

Abrutir

Un abruti = ùt apásdu

Abstraction

Se dit notỳbtyn, à savoir notỳb ("abstrait", l'antonyme et anacyclique de bỳton = concret) plus le suffixe -tyn.

Faire abstraction ne se dira pas dor notỳbtyns (+ gén) mais notỳben (-bna, -éna) (+ acc.).

Acabit

L'expression "du même acabit" se traduit par l'adjectif imakàbiv
Cet adjectif est formé de

idem- = préfixe (même)
akàbi = acabit
-v : trace du circonstanciel du nom précédent (comment ?).

Cependant, comme tout adjectif qualificatif, il est variable en nombre :

Da • repen æstamev kœm ùr imakàbive dĕse = Il est toujours au bistrot, avec des types du même acabit.

Accélération

À chaque type d'accélération, son substantif et son verbe aneuvien :

pour une augmentation de vitesse : adersýversyn
pour une augmentation de rythme : adertèpratyn
pour une augmentation d'intensité (fig.) : aderèndentyn
Pour une variation de vitesse, quel qu'en soit le sens (physique) : pinxývertyn.

On trouvera les verbes respectifs dans ces exemples :

à strægen adersýven = le train accélère
ed ærbentyn kan adertèpre = sa respiration (s')accélère
àt sàg aderènden = l'histoire s'accélère.

Accéléré

À l'inverse du mot précédent, adèrsas n'évoque pas une variation de vitesse, mais un mouvement supérieur à la marche dite "normale" . Antonyme : adlósast.

Accessoire

De la clé elkanne GEW pour la même signification :

gewor concerne l'adjectif
gewob, pris
du radical gew
de oblèk = objet.
or gœneste nor àr utile gewobse = ne prenez que les accessoires utiles.


Accident

Ed neràpkad haba ù kràchaż. = Sa fille a eu un accident.
Ùr kràche krændene ep, iyr. = Y a des accidents de terrain, ici.

Accompagner

Se traduit de deux manière différentes, selon qu'on y introduit une idée d'encadrement : legáṅten (-a, -éna) ou non : kœmen (kœma, kœma). Ce dernier verbe est également valable pour évoquer, par exemple, un accompagnement (kœmat) musical (musikœmat).

Accord

Dans le sens de "réglage" (d'un instrument musical, électronique ou autre), le substantif correspondant est tœn (Anglais to tune), le verbe est tœne (-a, -éa). Au sens d'accord entre personnes (sens pourtant pas si éloigné, si on réfléchit...), les mots aneuviens sont respectivement akjea et akjease (-a, -éa).

Or tœnete vod joruthese (or aṁb midite akjeav)! = Accordez vos violons (mettez-vous d'accord) !

Accoucher

Partùren concerne, du moins au sens propre[2], la parturiente.
Partùres concerne plutôt le praticien.

Achat

Kovat, c'est le fait d'acheter, koft, c'est l'objet acheté ; c'est aussi un terme général.

Àt ażœma àr koftene çem adooges tinekternœsand-ternèrent eurose = le montant des achats s'élève à 25300 €.
Ka pùza dorun kovaċe. = Elle est partie faire des achats.


Action

Àktyn, c'est l'action que l'on commet.
Dinárg, c'est celle que l'on détient.

Activité

L'activité (le fait d'être actif) se traduit par àktisnet ;
une activité (ou une zone d'activités) se traduit par àktenet.


Admettre

Adraṅd, c'est "faire rentrer" quelqu'un, quelque chose, admíd, c'est reconnaître.

Adorer

Edívlim, c'est adorer une divinité ; sinon, on dira vilím.

Adresse

Azhýlet a, pour antonyme, eljazhýlet.
Adpòndat n'a pas d'antonyme, c'est soit l'adresse postale, soit l'adresse télématique.

Aérien

Le terme le plus courant est en rapport à la navigation aérienne :

ùt flogen most = un pont aérien.

Æren est davantage utilisé au sens de "léger comme l'air" ou "ce qui flotte naturellement dans l'air".

Da ere staṅ dær, obaajeve ærev: da ere simelen ckopun à hrobon ea æren paṅtoms àr leàdune iten dav. = Il restait là, les yeux en l'air : il semblait regarder le ballet gracieux et aérien des anges au dessus de lui.

Affecter

Dans le sens de "toucher" (fig.) = adànyren (-na, -éna)
Dans le sens correspondant au substantif affectation (apártyn) = apáres (-sa, -ésa).
Da cem apársa vodòxe, æt pœṅlas adànyrna das. = Il a été affecté aux archives, ça l'a profondément affecté.


Afin

...se traduit par kuna.

Kuna tep (afin que) appelle une proposition subordonnée conjonctive avec un verbe au subjonctif : kuna tep ar kom = afin qu'ils viennent.
Kuna ber (afin de) appelle un participe : kuna ber uslàtun æc. = Afin d'éviter ça.

Agaceries

Quzhiyrje est toujours au pluriel :

Pos àr quzhiyrive, er auk kàn pas nir rùgone antese. = Après les agaceries, on va pouvoir passer aux choses sérieuses.

Agapes

Druspiys est au singulier.

Âge

L'âge courant s'exprime en aneuvien un peu comme en latin, on compte l'année en cours[3]:

Ka • jàrev tinek-ùt = Elle a 20 ans.

L'âge révolu est surtout utilisé en droit, ou bien pour insister sur la date anniversaire, dans ce cas, on utilise la même syntaxe qu'en français :

A fal hab dek-ok jàrse ber kànun skrĕd. = Il faut avoir dix-huit ans pour pouvoir voter.
Ka habun novek-tiyn jàrse vydaw. = Elle a 92 ans aujourd'hui.

Les êtres humains ne sont pas seuls concernés par cette rhétorique.

ùt ryln alzaṅ jàrev seg = un bel alezan de cinq ans.
Vod kœṁputr hab tern jàrse, àt waraṅet cem enerpòcta = Votre ordinateur a trois ans (révolus), la garantie est dépassée.

Agenda

Azhènda, c'est la version à-postériori du mot aneuvien ropnœ. Les deux sont déclinables.

Agent

àgdu si c'est une personne, àgor sinon.

Agneau

Comme pour le veau[4], tout dépend de l'âge de l'animal : babòv pour les tout jeunes, nexòv depuis un an d'âge jusqu'à l'âge adulte.

Agrément

Akinat est le synonyme de akjeas et donne le sens de "accord, aval".
Lomynat est un sens d'avantage tourné vers le plaisir :
hort lomynaten = jardin d'agrément.

Les verbes akjen & lomyn en découlent.

Or kjas akinte ed lorte sàlantynse en. = Veuillez agréer...
(tep) a akin[5]ors od nep, a nep ed kervœnt en! = Que ça (qu'il) vous plaise (agrée) ou non, ce (il) n'est pas mon problème !

Aigle

Aquik (♀) ne désigne que l'oiseau qui pond et couve ses œufs. Une aigle (hiéraldique) se traduit par le neutre : aquil.


Aigu

Akùt est le terme général (accent, angle, crise...) ; skjyn se dit plutôt pour le son et la voix.

Les antonymes seront :

Vylb pour skjyn
Tùla pour akùt (gon)
drexen pour skerden (tœnj)


Aiguillage

L'action d'aiguiller (envoyer vers une direction) se traduit par liċiynat. L'appareil de voie qui permet cette manœuvre (aiguille, couramment appelé aiguillage) se traduit par liċiynd. L'aiguille (vrai nom de l'appareil, traduite également par liciynsent) est constituée, entre autre, de deux lames d'aiguille (liċiyne), d'un cœur (kàrd), de deux contrerails (obrálje)...

Aimer

Comme beaucoup d'autres langues[6], l'aneuvien a plus d'un verbe pour traduire "aimer".

Làjden se dit pour apprécier, affectionner, se délecter[7], trouver agréable etc... Du reste, aimable se dit làjdar.

Klim a un sens beaucoup plus profond, il signifie en fait : adorer, vivre pour. Tout comme làjden, il s'applique aussi bien à l'égard des êtres vivants qu'inanimés, aux idées, aux dieux etc...

La forme emphatique de ces deux verbes les distingue également : ep làjden signifie qu'on apprécie énormément, qu'on a une véritable passion, sans pour autant avoir l'engagement d'abnégation qu'on trouve dans klim. Ep klim y inclut même une possibilité de sacrifice.

Cette distinction se retrouve également à la tournure négative, mais d'une autre manière. Ainsi, làjden nep (ne pas aimer) a un sens assez proche de "ne pas trouver à son goût, trouver désagréable, fuir" ; alors que klim nep signifie simplement qu'on ne brûle pas de passion pour la personne, l'objet, etc... considéré (qu'on peut toutefois trouver agréable...).

La forme négative emphatique de làjden (nep làjden) a pour synonymes ekben, misen = détester, haïr. Nep klim n'est pas usité : on dira simplement làjden nep.

Air

Àt ær • ùt àr quàt inèstene. = l'air est un des quatre éléments.
Eg hab æt alkaṅs àt kapev in devèr ùt hoψev = J'ai cet air dans la tête depuis une heure.
Rœdhit: da • minus zoṅker qua da hab sims! = Fais attention : il est moins c... qu'il (n'en) a l'air !

On fera attention avec cette locution en aneuvien :

Ar habe sims rèneme = Ils ont l'air grands.
Ar habe reenem sims = Ils se donnent des airs, ils sont prétentieux (ils ont le grand air (semblance)).
Ar lœge ese ùt hosten simev. = Ils nous regardent d'un air hostile.

Aisance

Alhànet, c'est l'aisance physique ou mentale, dilhànet, c'est l'aisance économique ou financière.

Alcool

Dans son sens général (chimique, notamment), se traduit par alkool [ɐlkoːl], pour tout ce qui touche l'alcool destiné à la consommation directe (boisson), se traduit par tryg.

Alcôve

Deux mots possibles, le premier (sœvlul) est un mot mixte, formé des éléments :

sœvo ( sova = coucher) = lit
lul (à-priori) = trou.

L'autre, complètement à-postériori, venant du français "alcôve" dont l'orthographe a été aneuvisée : alkoow. La déclinaison de ce mot pouvant être problématique (le circonstanciel ne varie pas, le -S de l'accusatif se prononce [z]), on préférera le premier. Toutefois, on peut avoir le nom alkosýgret pour "secret d'alcôve"[8]

Alerte

Alàrt, c'est l'adjectif, wàrn (Anglais warning ou Allemand Warnung), c'est le nom.

Aller

Au sens propre (se déplacer d'un point vers un autre), pùze (qui signifie également partir) est utilisé lorsqu'aucune précision ne doit être donnée sur le mode de déplacement. Sinon, on utilisera

gæn lorsqu'on se déplace sans l'aide d'un véhicule, quel qu'il soit. Ce verbe est également utilisé lorsque c'est le véhicule qui est le sujet du verbe et qu'il n'est pas lui-même transporté (plateau, wagon plat, soute etc...).

Àt xeliys gæna lal kytev sjo zhiyra skerdev. = La voiture est allée tout droit puis a tourné à gauche.

faar, lui, est utilisé dès lors qu'un véhicule, le plus rudimentaire soit-il (skis, trottinette) est utilisé. Aucune irrégularité notable quant à la conjugaison :

Eg ere waad tep da ere faría Amérix. = J'attendais qu'il fût allé en Amérique.

Kolve est également la traduction de "convenir" :
Kœm ùt korter zhùpev ea ùt tichoertev lædun vedj àt bjochkýntes, æt mir kàn kolve. = Avec une jupe plus courte et un T-shirt laissant voir le nombril, ça pourra aller.

Dans l'expression "comment allez-vous ?", ou "comment ça va ?" on utilisera, une fois de plus la particule passe-partout EP :

Kóm ep o? Kóm ep æt? Kóm ep?


Alliance

Le fait de s'allier, son résultat, se disent àlljaṅs ; nupríng [nypʁiŋ], c'est la bague.

Allonger

Alúngen, c'est rendre plus long ; alèg, c'est "coucher".

— Or alúngente staψ!
— La kjas erlàje dem alègun
— Allongez le pas !
— On préférerait s'allonger.


Allure

Alùr, c'est l'apparence ; stra c'est la manière de se déplacer :

àr strar àt hippon = les allures du cheval.
Æt kad hab àt alùren! = Cette femme a de l'allure !

AM
Ab Ad
  1. Rien à voir, pourtant, avec  : la racine ici est dùlt = ligne (bord)
  2. Siă! Partùrent! = Alors ! Accouche !
  3. On peut utiliser gerev pour un âge (assez) approximatif :
    Da gerev quàtek il a dans les 40 ans.
  4. ... avec lequel on ne confondra pas : baabboov, nexaboov !
  5. Attention au subjonctif
  6. On se méfiera toutefois : la paire làjden/klim n'est pas un calque de l'anglophone to like/to love ; ainsi, "Il aime le bœuf" traduit he loves beef par Google et he likes the ox (or beef) par Reverso sera toujours traduit en aneuvien par (d)a làjden booven.
  7. Làjden + compl. au gén : Da làjden hippon = il aime le cheval.
  8. mot peu utilisé dans cette acception, malgré tout : le caractère explicite de l'aneuvien préférera qudanspiyl.