Gelota

Un article de Ideopedia.

  Gelota (Gelota)  
Année de création 2013
Auteur Emanuelo
Régulé par Auteur
Nombre de locuteurs 0
Parlé en Nulle-part
Idéomonde associé Les deux royaumes
Saint-Empire Tahélitchien
Catégorie Idéolangue ludique
Typologie VSO
Alphabet Alphabet gelota (becoĉa)
Lexique Moins de 300
Version 0.2
Codes de langue
ISO 639-1
ISO 639-2
ISO 639-3
Préfixe Idéopédia IDEO_GTA
Nouveau ! Une méthode est en cours de rédaction.

Le gelota (/gɛˈlota/, mot signifiant « langue ») est une idéolangue ludique lancée en 2013 par Emanuelo. Celle-ci, en grande partie encore en chantier, est basée sur des racines trilitères (en fait, triconsonantiques) qui, seules, portent le sens du mot, pendant que la vocalisation, elle, sert de marqueur grammatical.

Par exemple, le nom même de la langue fonctionne sur ce système. Le sens est porté par les consonnes : GLT (idée générale de « langue » ou de « langage »[1]), et les voyelles sont des marqueurs grammaticaux : e (nom), o (genre indéfini), a (nominatif singulier)[2]. Il s’agit donc d’un langue gabaritique.

En français, « gelota » est à la fois un substantif et un adjectif. Ainsi, nous parlerons d’alphabet gelota, de grammaire gelota, …

Sommaire

Alphabet et prononciation

Article principal : IDEO GTA Alphabet

Le gelota, donc, possède (ou plutôt possèdera) son propre alphabet, nommé « becoĉa ». Il est composé de 25 consonnes (lettres) et de 8 points-voyelles. Cet alphabet respecte strictement[3] le principe « une graphie = un phonème et un phonème = une graphie ».

Il existe une transcription officielle, présentée dans l’article principal. Parfois compliquée par des diacritiques, cette transcription met tout de même en place des biais pour en résoudre les problèmes (notamment informatiques).

Grammaire

Article principal : IDEO GTA Grammaire

La grammaire gelota est basée sur une flexion des voyelles internes aux racines triconsonnantiques. La première voyelle donne la catégorie grammaticale du mot, la seconde le genre (nom, adjectif) ou le temps (verbe) et la dernière le cas (nom, adjectif) ou la personne (verbe)[4].

La grammaire du gelota est parfaitement régulière, et, puisque la prononciation est univoque, on ne peut pas se tromper en analysant un mot.

La syntaxe est une syntaxe « VSO » souple où la parataxe domine.

Le point le plus original de la grammaire gelota est la loi d’économie. En effet, le vocabulaire gelota est composé de racines les plus larges possibles, qui ne doivent être précisées qu’au minimum.

Numération

Article principal : IDEO GTA Numération

La base de numération gelota est la base 7.

Lexique

Lien idéolexique : Lexique gelota

Le lexique du gelota est dit mixte. En effet, si certains mots viennent du langues existantes[5], d’autres sont complètement inventés. Il n’y a pas encore assez de vocabulaire pour pouvoir faire des statistiques et dire si le vocabulaire est plutôt a priori ou plutôt a posteriori, même s’il semble à l’heure actuelle que le chemin pris soit plutôt celui de l’a posteriorisme.

Sources

Le gelota, même s’il est une création personnelle de l’auteur, avec des traits qui lui sont propres (loi d’économie, …), s’inspire aussi de langues réellement existantes. Parmi elles, on trouve principalement l’hébreu, le latin (et plus tôt mais moins fortement, le grec) et l’espéranto. D’autres langues ont pu inspirer certains traits de la langue, comme le français, l’italien, l’allemand, le lojban.

Hébreu

L’hébreu est une des sources du gelota les plus visibles. Comme l’hébreu, le gelota a un abjad et s’écrit de droite à gauche, même si celui de gelota est particulier. Comme l’hébreu, le gelota est basé sur des racines triconsonantiques, avec des changements vocaliques réguliers qui marquent des changements grammaticaux. Comme l’hébreu, le gelota a une syntaxe en VSO (même si elle est moins rigide en gelota qu’en hébreu) et est dominée par la parataxe.

Latin (et grec)

Le latin (et, dans une moindre mesure, le grec ancien), a inspiré le système de déclinaison, ainsi que le système important des prépositions.

Espéranto

L’espéranto est une inspiration pour la régularité, mais aussi pour les corrélatifs (tabelvortoj) et la construction des mots (vortfarado).

Autres langues

Idéomondes

Le gelota est présent dans deux idéomondes, non liés entre eux, mais ayant de très fortes similitudes. Le premier est celui du tahélitchisme revivaliste, et le second celui du Saint-Empire Tahélitchien. Les deux idéomondes partagent une ellipse temporelle, celui des deux royaumes.

Exemple de texte

La grammaire étant encore en cours de création, ce texte se veut expérimental, et ne vise qu’à donner un aperçu de ce à quoi la langue ressemblera in fine[6].

Texte gelota

Somora nanasi Tadopeda Ḟ. Garavi tegarivi Tadopeda lageloto. Ŝelo vareka tevaraka gālotō-nemosō. Segaravi tegarivi Tahateli teTadoleki, sikonu rijohānotu-ðopepoṙu. Degalata galāta ŝeloma haŝeTadopeda, haŝerijohānotō-ðopepoṙō sikonō, tehaŝemeniŝō nilē.

Traduction littérale

Aujourd'hui Idéopédia est-âgé-en-années 6. Idéopédia est important et fut important pour le gelota. Sur lui j'ai composé et compose grammaire. Mais est important et fut important l'Atelier et Idéolexique, sites fraternels. Donc je dis disant paix sur Idéopédia, sur les sites fraternels, et sur les hommes dans lui.

Traduction

Aujourd'hui Idéopédia a six ans ! Idéopédia était – et est toujours – important pour la gelota, car c'est sur lui que j'ai composé, et compose toujours, sa grammaire. Mais tout autant qu'Idéopédia fut et est important l'Atelier et Idéolexique, ses projets frères. Je dis donc merci à Idéopédia, à ses projets frères et à tous ceux qui participent à ces projets !

Notes et références

  1. Cf. dictionnaire officiel : http://gelotaconlang.wordpress.com/2013/07/31/dictionnaire-glt/.
  2. Il n’y a, en principe, aucun marqueur particulier pour les noms propres en gelota.
  3. Ou presque, le H ayant de fait deux prononciations, expiré (/h/) s’il est au début de la racine, aspiré (coup de glotte, /ʔ/) s’il est ailleurs.
  4. Parfois, pour les noms propres importés (préfixe ta-) ou pour les adverbes, les voyelles peuvent ne pas porter de sens. On les appelle « euphoniques » dans ce cas.
  5. De manière plus ou moins visible. Ainsi, si VRT (mot) vient assez clairement de l’espéranto vorto (ou de l’allemand vort), d’autres mots-sources ont trop ou pas assez de consonnes pour correspondre à ce schéma, et sont donc moins reconnaissables. D’autres enfin sortent de l’imagination débridée de leur auteur.
  6. Ce petit exemple vient de Lemenode à l'occasion des 6 ans d'Idéopédia.

Liens

Et trois blogs :