Français

Un article de Ideopedia.

Sommaire

Présentation, histoire et géographie

Le français est la langue de la présente encyclopédie, ainsi que celle du forum "l'Atelier" qui y est associé. Langue romane, mais avec des apports nordiques (Francs, Normands), le français est, en quelque sorte une synthèse entre les langues d'Oc (d'où : Languedoc, entre autres) et les langues d'oïl (avec une plus grande influence pour ces dernières), celles-ci apportant notamment les lettres J, W, le son [y] et un certain nombre de mots d'origine germanique. Il devint langue officielle du Royaume depuis l'Ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539 sous la direction de François Ier. Auparavant, les écrits officiels étaient rédigés en latin. Il est parlé sur tous les continents, en particulier l'Europe (France ; Belgique, Suisse, Luxembourg où il partage le titre de langue officielle avec d'autres langues), l'Afrique (Équatoriale surtout, mais également pratiqué, en parallèle avec l'arabe en Afrique du nord), l'Amérique (provinces canadiennes du Québec, du Nouveau Brunwick ; DOM de Guyane) et l'Asie (il n'y est plus langue officielle en Indochine, mais son enseignement est encore courant). Longtemps langue unique pratiquée dans la diplomatie, il partage maintenant ce rôle avec l'anglais, notamment à l'ONU.

Si à l'intérieur du territoire français, les variantes se limitent à la prononciation : accent, antériorisation ou aperture de certaines voyelles etc. les pays limitrophes ou ou provinces éloignées (Québec) présentent des variantes plus profondes.

Alphabet et phonologie

L'alphabet utilisé pour la langue française est l'alphabet latin, agrémenté de quelques diacritiques (accents aigu, grave, circonflexe ; tréma & cédille[1]) et la ligature Œ. Le classement alphabétique s'effectue toujours lettre par lettre, y compris pour les digrammes et les Œ (classé avec OE). C'est la seule langue romane avec le lombard à disposer du son [y]. C'est la seule langue en Europe avec le néerlandais où ce son est représenté par un U non diacrité : Ü en allemand, hongrois, estonien, turc, lombard ; Y en danois, suédois, norvégien, finnois.

Le français est, avec le breton, le portugais et le polonais, une des rares langues d'Europe à disposer de sons vocaliques[2]nasaux. Si la tilde les signale en breton et en portugais (à l'instar de l'API) et l'ogonek en polonais, la langue de Molière utilise les consonnes correspondantes. N dans la majorité des cas (confort), M devant une autre bilabiale (pompe, bambin, immanquable[3]) ou plus rarement à la fin d'un mot (parfum, cf parfumer).

Grammaire

Malgré sa caractéristique de langue d'oïl, qui la distingue de langues plus méridionales comme le catalan, l'occitan, l'italien ou l'espagnol, le français a une grammaire qui la rapproche de la plupart des langues romanes : pas de déclinaisons, deux genres seulement, des verbes à conjugaisons réparties en plusieurs groupes. Toutefois, dans un temps et un mode donné, il arrive que des flexions soient homophones, voire homonymes parfaites.


Influence idéolinguistique

Mis à part pour des langues rigoureusement a priori, on ne manquera pas de retrouver, çà et là, quelques traits de la langue de Molière, parmi les créations d'idéolinguistes francophones, notamment en interfrançais : une idéolangue a posteriori assez récente qui ne dissimule pas ses sources. Les possessifs aneuviens (med, ted... loed) sont directement inspirés de leurs homologues français.

Lien externe


  1. uniquement sous le C
  2. Les consonnes nasales sont, elles, nettement plus répandues à travers le continent... et le monde.
  3. qui se prononce /ɛ̃mɑ̃kabl/ alors qu'"immature" se prononce /imːatyr/