Digorien

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  Digorien
Dügbor
 
Année de création 2004
Auteur Nikura
Régulé par
Nombre de locuteurs (fiction) 2 972 600
Parlé en Digorie
Idéomonde associé Zapomna
Catégorie Langue a posteriori
Typologie Langue Narodique
Alphabet Latin
Lexique 2000 mots
Version 2.0
Codes de langue
ISO 639-1
ISO 639-2
ISO 639-3
Préfixe Idéopédia IDEO_DIG

Le Digorien (nom original Dügbor [dyˡwor]) est une langue artificielle, créée par Nikura en 2004. Cette langue se place dans le même contexte que le Tatsique, c'est � dire qu'elle est parlée en Naroda, dans plusieurs états qui la composent et réunis sous la bannière de la Principauté de Digorie (unions des comtés de Djalil et Sems ainsi que des Duchés d'Ossetkovie et de Digorie). D'autres langues, dérivées de celle-ci sont également parlées dans d'autres états et communautés.


Sommaire

Histoire interne

Cette idéolangue s'écrit au moyen de l'alphabet latin, selon pratiquement les mêmes normes que celles du Tatsique dont la langue demeure proche, quoique avec quelques différences notables. Le Digorien est une langue appartenant � la branche occidentale des langues narodiques et constitue en soi, une sorte de grande sœur de la langue tatsique, puisque c'était la langue des premiers Royaumes Ossétiques, avant que les Khats n'en détruisent la capitale Osetkovo et que celle-ci ne passe � Zara. Il y a de cela fort longtemps mais il faut préciser que le Digorien a fortement marqué la langue tatsique dans sa formation.

Description de la langue

L'inventaire des phonèmes de la langue digorienne est plus complexe que celui du tatsique. En effet, il compte une dizaine de sons de plus, tels que des éjectives. L'orthographe de la langue peut parfois résulter déroutante, notamment � cause de graphies quelque peu chargeantes. Le son /w/ de surcroît fort fréquent est écrit -gb- et le son /ʎ/, étrangement comme en italien, -gl-. Le son /w/ est noté -gb- depuis d nombreux siècles, si bien qu'une forme manuscrite lui est propre, mêlant le -g- au -b- en une sorte de -f- muni d'un cercle et d'une boucle. D'autres groupes consonantiques existent comme -gv- /gw/ ou les éjectives : -kg-, -pb-, -td- respectivement /k'/, /p'/ et /t'/. Les voyelles sont plus nombreuses : a - å [ɒ] - e - ë [ə] - i - o - ö [ø] - u - ü [y] ou [ɨ] selon les dialectes - ů [ʊ]. Notons dans certains dialectes également la présences de voyelles nasales, notamment dans des mots terminés en voyelle et ayant perdu un -n final. Certains parlers sont fort nasaux mais aucune graphie particulière n'est officiellement reconnue. Certains érudits les notent au moyen de cédilles inversées : ą - ę - ǫ - ų.

Le Digorien est sur de nombreux points, plus conservateur et difficile que le Tatsique. En effet, c'est une des seule langue narodique qui conserve une déclinaison ergative complexe et multi-casuelle. De la même manière, la flexion verbale, fort exhaustive en variations internes ou radicales résulte extrêmement déroutante. Peu nombreux sont les non natifs qui apprennent � parler parfaitement ces langues. Bien que celles-ci soient fort vivaces et quotidiennement pratiquées dans tous les domaines, et malgré un statut officiel, les locuteurs de tatsiques non digoriens qui vivent dans ces régions (souvent près de la moitié dans les villes) ne fait que très rarement l'effort d'apprendre ou de comprendre la langue locale. Le cas des Côngs isolés en Coirie est relativement extrême, puisque les rares locuteurs non natifs de leur langue se comptent sur les doigts d'une main.

La langue digorienne en soi, est bien plus conservatrice que le Tatsique, notamment d'un point de vue scythique. Bien que les langues zariques en dérivent, l'influence slave subie les en a distanciées alors que les parlers digoriens (et nartiques) en sont pratiquement exempts. Une langue difficile et conservatrice qui bénéficie néanmoins d'un certain prestige historique et culturel, ainsi que d'une riche tradition littéraire.

Dialectologie

Le Digorien se subdivise en de plusieurs dialectes dont quelques uns isolés ne sont plus aujourd'hui intercompréhensibles :

  • Digorien Dinarique
    • Digorien (Dügbor)
    • Digorien Ossétique (Ostkodügbor)
    • Semsien (Semsdügbor ou Semsgbög)
    • Djalilien (Cürügmgbög)
  • Haut-Digorien
  • Digorien Maritime
    • Okhotique (Oxoktog, anciennement appelé Subkhatique Occidental)
    • Coung (Künüg) et Kunu (Künü)
    • Soulien (Suglg)
    • Zadarien (Zadarag)

Si le Digorien standardisé ne correspond qu'� sa variété parlée en Digorie, c'est � dire autour de la ville de Digor, les parlers ossétiques et djalaliens lui sont encore relativement proches et l'intercompréhension entre eux est parfaitement possible malgré une dialectalisation très marquée en raison de la géographie montagneuse de la région et du fort poids des traditions tribales. La langue de la région de Sems est plus éloignée et nettement influencée par les parlers zariques, notamment du parler karmien.

Les parlers digoriens maritimes ne sont plus compréhensibles des parlers dits dinariques du fait que l'aire linguistique de la langue fut considérablement réduite après l'arrivée des colons valois qui isolèrent ces deux régions. Notons que la recolonisation de la côte de Constance (Żumbok) par des locuteurs de Tatsique après avoir récupéré le petit territoire aux Valois, provoqua une certaine influence tatsique sur les parlers zadariens. La langue des Côngs, qui bien que moins isolée du tronc commun, s'en sépara � une époque reculée et présente donc de nombreu archaïsmes. Attention de ne pas confondre les Côngs (Kgung [kjuŋ]) avec les Coungs (Künüg) ou les Kunu (Künü), les seconds étant une tribu de type zadarien n'ayant pas migré vers la mer lors de la colonisation et vivant retranchée dans quelques villages bordant le Piémont. Le Soulien (Suglg) est encoreéparsement parlé, et en sévère voie de disparition, dans quelques villages de Nouvelle-France, comme étant les derniers témoins de la langue qui reliait la zone du digorien maritime au digorien dinarique. L'Okhotique quand � lui, a subi une forte influence des parlers situés plus au nord, du au fait de relations commerciales plus dirigées vers l'océan et le nord-est, que vers les montagnes. Un certain substrat khatique (d'où le nom de subkhatique, peu utilisé cependant) se laisse entrevoir dans les variétés piémontaises (puisque la langue se subdivise entre okhotique côtier et piémontais).


Tableau comparatif des langues digoriennes :

Français Digorien D. Ossétique Semsien Djalilien Công Okhotique Coung Kunu Soulien Zadarien
nom dügbor ostkogbdügbor semsdügbor cürügmgbög kgung oxoktog künüg künü suglg zadarag
étoile sxåtaż sxåtdaż sxażagbd süxżüd süxżügbd saxaż sxaża zasa saxad sxażd
chat göt kod köd köt gxük gok xyk ziša xik xyk
eau bogb bogb bgbob bgbo bgbå bova bva bao ba baw
chaud tögbd tögbd tögbö töd tgbögbd tod todo too todo tod
nuit öxsögb öxsögb öxsgbö öxsögb xsögbö xsovo oxso bošo boxo oxsov
pluie kögbd kögbd ködoż kgböżüd kgböżöd kożod kożo kozo kozod kożd
forêt gbir gbir gir gvir gvürüg gir giwi biri gibir giwir
lourd gböżagb gböżagb gböżgbagb gböżüg gböżgbüg żovog żowo dogo dog żowog
1 żig ki żü kig żüg ni żig i izi żig
2 dba dva zva dba dgba ba ba daba ba bwa
3 örk gur kri kör örök kur örö koro kro örkö
4 čogvor čodvor čokvor čogvor čogvor čovor čobur buro čuro čowor
5 put pot pot pu put puk py pi pit pyt
6 gżoxöz żogša gżašxa żgošz gzsis gogš xošoz zozo xošo xgošz

Les parlers zadariens rejettent certains points de la graphie traditionnelle tels que par exemple, la notation -gb- du son /w/ remplacée par -w-. Cette même langue écrit -y- au lieu de -ü- mais conserve le -ö-, et préfère au -gl- le diacritique ł. La présence d'éjectives n'étant pas commune � tous les parlers, le Zadarien et l'Okhotique notent parfois des consonnes gémminées (Ex.: ökgo [øk'o], dos → Zad./Okh. okko).

Lexique

Comme le montre la liste Swadesh, le Digorien est beaucoup plus conservateur que le Tatsique au niveau du vocabulaire d'origine scythique. Si quelques influences tatsiques peuvent être soulignées, la langue conserve un nombre important de terme directement reliable � la branche scythique des langues iraniennes orientales, et plus particulièrement � la branche alanique alors que le Tatsique a clairement subi une influence slave, malgré une tendance lui aussi � maintenir des termes iraniens orientaux de type plutôt pamirien. À noter aussi, l'influence de type balkanique (ou daco-thrace) est présente dans les deux langues.

Le Digorien et ses dialectes sont, aux côtés de la langue narte voisine, rattachés � la branche ossétique des langues narodiques, alors que le Tatsique appartient au groupe zarique. Il s'agit d'un groupe de langue conservateur et fort proche de la langue ossète, notamment les parlers nartes.

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