Détermination

Un article de Ideopedia.

  1. La détermination est le nom donné à la fonction des déterminants.
  2. La détermination est aussi le nom donné au procédé qui consiste à actualiser une unité linguistique dans le discours : parler (indéterminé) → dire (déterminé), voir (indéterminé) → écouter (déterminé)

Idéolangues

Elko

En elko la détermination lexicale se fait au moyen de l'affixe "-h-"


Ex : lami voir → lamhi regarder

Olyen

En olyen, la détermination a la même configuration morphosyntaxiquement rendue, qu'elle équivale, en français,à un complément du nom, un épithète, un complément circonstanciel ou une relative, en ce qu'elle est encodée par une catégorie dédié de grammèmes d'arité, dite déterminative, adjointe à l'argument déterminé (au contaire de la plupart des langues indo-européennes qui concatènent la marque de déterminantion (le génitif) au déterminant. Processus fondamental de l'olyen, la détermination lie des entités sans pour autant générer de procès (contrairement à un verbe/fonction) à forte spécialisation sémantique (là aussi contrairement au verbe/fonction), mais précise un lien abstrait et logique entre deux noms/arguments, et ce au moyen d'un large éventail de grammèmes

Se comportant comme des grammèmes de valence/arité, les grammèmes déterminatifs peuvent tout aussi bien s'adjoindre aux arguments et dès lors introduire un autre argument déterminant le premier, ici avec nás (idée de foyer, de logement, de résidence) et hún (idée de masculinité).

Honnás hún "maison d'homme, maison des hommes (commune)", relation vague et/ou non-spécifiée
Hennás hún "maison de l’homme, auprès/appartenant à l'homme, maisons des hommes (Henennás hún : idem, mais à chacun d’entre eux)" (tandis que "nás henhún" signifie une maison habitée par un/des homme(s), "dotée d'homme")"
Huannás hún "maison de l'homme, maison d'homme, maison masculine, en lien avec l’homme"
Kenás hún "maison à propos de, consistant en un homme, masculine"
Konás hún "maison composant l’homme (métaphoriquement, son esprit)"
Kunnás hún "maison contenant/abritant/hébergeant l’homme, pleine d’hommes"
Kinnás hún "la maison incluse dans les biens de l'homme", kinhún nás "l'homme dans la maison". Lorsque le partitif se rapporte à un actanciel, il y a idée d'une possession inaliénable, souvent anatomique ou spirituelle
Lanás hún "maison (bâtie à l'aide) d'homme(s)"
Nyanás hún "maison sans homme"
Gannás hún "maison destinée à l'homme"
Goennás hún "maison transmise par (léguée par/donnée par/héritée de) l'homme"
Gonnás hún "maison de l'homme, bâtie/conçue par l'homme" (dans cette dernière nuance, l'on pourrait dire "kangonnás hún")
Gennás hún "maison dont résulte l’homme, dont est issu (où est né et/ou a vécu durant sa jeunesse) l’homme"
Ñannás hún "maison malgré l'homme"
Ñonnás hún "maison hors de l'homme"
Çinnás hún "maison hommesque, masculine"
Çannás hún "maison différente / distincte de l’homme"
Dynnás hún "(une) maison par homme"
Lornás hún "maison contre/en échange de l'homme"
Vynás hún "maison de l'homme, vue/constatée par l'homme"
Vyynnás hún "maison jugée par l'homme"
Daannás hún "maison selon/conformément à l'homme"
Sainás hún "maison selon la volonté de l'homme, sur mesure pour/par l'homme"
Soenás hún "maison de l'homme, rêvée par l'homme, apparue dans un rêve"
Mainás hún "maison de l'homme, imaginée par l'homme"
Ñaunás hún "maison à la place de l'homme"
Caaynás hún "maison approuvée par l'homme"
Jennás hún "maison par rapport à l'homme, versus l'homme"
Joennás hún "maison égale à l'homme"
Nás hún / Nás-hún "la résidence de l’homme" ("nás" est ici initialement une fonction syntaxique convertie en argument, dont "hún" est le patient initial, donc constituant son arité primitive, d’où l’absence de déterminatif).