Cuéjon

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  Cuéjon
Cuéjon
 
Année de création 2007
Auteur Nikura
Régulé par
Nombre de locuteurs
Parlé en
Idéomonde associé Naroda
Catégorie
Typologie
Alphabet
Lexique
Version
Codes de langue
ISO 639-1
ISO 639-2
ISO 639-3
Préfixe Idéopédia


Le Cuéjon, Cujonc ou encore Cul-jonc (nom original Cuéjon [kɥeˡʒõ]) est une langue artificielle, créée par Nikura en 2007. Il s'agit d'un dialecte du Français quelque peu mêlé de Savoyard, d'où la classification de "Langue Save", aux côtés du Trêvan ou du parler Oraisonais. Cette langue se place dans le même contexte que le Tatsique, c'est à dire qu'elle est parlée en Naroda, dans un des états qui la compose, la Communauté des Cuéjons (Comunåuté dei Cuéjons).

Situation

Cette idéolangue s'écrit au moyen d'une graphie inspirée du Français. Dans l'imaginaire, le Cuéjon se développa dans une petite province perdue du Piémont Dinarique, parlé par des colons franco-savoyards, à qui on offrit des terres montagneuses. Ces colons s'y reclurent sur eux-mêmes, un peu oubliés des autres colons Valois. D'autres petits états voisins possèdent le même genre d'histoire et ont vu des parlers spécifiques s'y développer, comme l'Oxurien ou l'Arvan.

Le nom Cuéjon est une déformation des mots "Cul-jonc", un sobriquet qui était donné par les Valois des basses plaines à ces habitants d'une zone marécageuse coincée au milieu de montagnes et peu attractive. Puisque ceux-ci se tournaient plus vers les montagnes que vers les plaines, on considérait qu'on ne voyait que leurs culs à travers les joncs des marais... Eux-mêmes forts sages s'auto-approprièrent ce sobriquet pour en faire leur propre appellatif.

Les Cuéjons gèrent leur propre état depuis 1999, date à laquelle ils obtinrent le statut de communauté autonome. Ils dépendent sur certains plans de l'union économique de Coire, n'étant qu'un petit état de 24 600 âmes dont 97% parlent le Cuéjon. Le principal attrait de cette mini-nation un peu enclavée est le tourisme rural et la bonne nourriture, mais également les sources thermales de la capitale Champroy, devenues célèbres à la fin du XIXème siècle. L'hiver, l'état bénéficie de trois stations de ski dont l'une est célèbre pour être réservée au free-ride.

Description

La langue est relativement facile à comprendre pour un francophone averti, bien qu'au cours de leurs échanges avec leurs voisins montagnards, les Cuéjons empruntèrent quelques mots à l'Oxurien ou au Coirin mais également, au Tatsique et au Digorien.


Noms de nombres

  • 1 M. ein / F. ène [ε̃j/εn]
  • 2 M. deus / F. dåve [dø(z)/dɒv]
  • 3 treis [tʁεj(z)]
  • 4 quat [kʷat]
  • 5 chinc [ʃε̃k]
  • 6 sis [si(z)]
  • 7 sèt [sεt]
  • 8 vouit [vwit]
  • 9 nuef [nɥεf(v-)]
  • 10 dzis [ʣi(z)]


Influences de la langue

  • Influence des langues romanes voisines :
    • Fond commun : clåpe (< clap/crap, brique), dåve (deux, F.)
    • Coirin : chéz (< tgea/chez, maison), gueille (< uaugl, forêt), parseul (seul), témer (craindre)
    • Oxurien : refour (four), vèpre (soir/nuit)
  • Influence des langues vratnites :
    • Digorien : creute (< kråt, ville)
    • Tatsique : nareude (< narod, nation/peuple), dzahåede (< żaxad, état), poute (< put, route)


Texte de Babel en Cuéjon :

1. Toute la Terre avået lors ène parseule lengue et lei mèmes mots. 2. Come i s'en èrent alléz vèrs le Levånt, les omes treuvèrent ène plåene en contréie de Chine, et i s'y demuerèrent. 3. Et pis i se dzirent l’ein à l’åutre : “Alléz ! Fåesens de clåpes, et cuesens-les åu refour”. Et lei clåpes leur sarvirent de pierre, et le bitume leur sarvit de chåu. 4. “Alléz ! Qu’i se dzirent, construeisens-nous ène creute et ène tour que le chef teuche lei cieus. Fåesens-nous un nom, proque nous ne sueiens pas pardzus sus toute la fåce de la Terre”. 5. Le Seigneur devalla pro veir çoque construeisåent lei fils d’Adan. 6. Et le Seigneur dit : “I ne sont tous plus qu’ein parseul peupe et i s'ont tous ène mème lengue, et v'là måeque leur première euve. Pas rein de çoqu’i voudront fåere måentenånt ne leur sera pas impeussible”. 7. “Alléz ! Devallens là-bas et mélangens leur lengue, proqu’i ne s'entendent plus les eins des åutres”. 8. Et le Seigneur lei pardzit luein sus la face de toute la Terra et i låessèrent de construeire la creute. 9. V'là proque qu’on l’apelle Babel, proque ch'èt ique que le Seigneur mélanja la lengue de toute la Terre, et que le Seigneur lei pardzit sus la face de toute la Terre.