Condition

Un article de Ideopedia.

La condition, en grammaire est représentée de deux manières, souvent liées :

Sommaire

La proposition subordonnée de condition

En général, elle commence par la conjonction si ( if, lu, se, tet...) et émet une condition à laquelle est soumis le procès de la proposition principale :

Si les deux facteurs de la multiplication sont négatifs, le produit sera positif.
Si tu ne manges pas tes haricots, tu iras te coucher sans jouer à la console vidéo.
If I were rich, I should no more ough to work : Si j'étais tiche, je n'aurais plus besoin de travailler.

Le mode conditionnel

Ce mode de conjugaison n'est pas systématique, comme l'ont montré les deux phrases francophones ci-dessus. En fait, alors que l'indicatif exprime une certitude (premier exemple) ou une quasi-certitude (deuxième exemple), le conditionnel exprime des notions qui sont plutôt du ressort de l'éventualité, du souhait, du regret, du soulagement, voire même de l'opposition (subordonnée commençant par "même si" ou équivalent dans d'autres langues).

Cas du latin

Le latin ne disposait pas de conditionnel comme mode et c'était le subjonctif qui gérait tous les types de conditions disponibles. Au contraire du français qui ne dispose pas d'autre nuances que la différence entre la (quasi-)certitude (présent/futur de l'indicatif) l'éventualité, le souhait ou le regret au présent (indicatif imparfait/conditionnel présent) et le regret au passé (indicatif PQP/conditionnel passé 1re forme), le latin dispose en plus, grâce au subjonctif imparfait, d'une nuance supplémentaire, avec

SI VENIRES LÆTVS ESSEM vis à vis de
SI VENIAS LÆTVS SIM = si tu venais, je serais content.

Les idéolangues

  • En aneuvien, la condition est exprimée d'une part par la conjonction tet (aṅktet pour "même si") précédent un verbe au présent de l'indicatif ou un présent, un imparfait ou un plus-que-parfait du subjonctif (reprenant approximativement les nuances du latin) et le mode conditionnel est, lui exprimé par la particule kjas précédant un verbe, lui aussi à l'indicatif ou au subjonctif (jamais à l'indicatif passé, même pour une éventualité).
Tet o kom, er kjas inzhe tœlas (éventualité)
Tet o kom, er kjas inzh tœlas (souhait)
Tet o ere kom, er kjas inzh tœlas (regret)
Tet o ere komía, er kjas inzhéa tœlas (passé).
  • En espéranto, les deux verbes (celui de la proposition principale et celui de la subordonnée) sont exprimés au conditionnel :
Se vi venus, mi manĝus kune.
  • Même cas de figure en uropi : le conditionnel gère les deux propositions :
Is tu venev, nu sam jedev = Si tu venais, nous mangerions ensemble.
Is tu avev venen, nu avev sam jeden = Si tu étais venu, nous aurions mangé ensemble.