Cimçúm (poème)

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Version du 5 avril 2020 à 17:58

CIMÇÚM


Ul uġaigüm Nu, nunteeth pihiodsai,

O jana rathsto ; haṅ lótræret sai,

Fas a nemb sais sfantai molko sirbsto

Æb jekel jersum tem hiagga duidsto.


At eúd cincemen yannad hiagga,

Isvong blorulsto, yekrajs kem vagma.

A yeduidt molk, migim a düoskas

Jekeṅes cífketo, yeyaṅés a foskas.


Hur, atharason, hiagga klilsvisto,

Molk peresto, yejessirbt men tharma . Nuidä jeṡeven kraim vul manaixto.


Nu molko yehaṡ, lub yesæst sto hɯ

De andum etlumt, envofton vagma.

Andus vuze, maucce nob Lu tem Lu.


TSIMTSUM


L'Un, ineffable, dans un caprice sublime,

Décida de mourir ; lorsqu'il se fut meurtri,

Il extraît de son sein quelque caillot flétri

Et jeta cette engeance au fin fond de l'abîme.


L'abîme ainsi créé, dénué de lumière,

Bouillonnait cependant, brûlant de matière.

Le caillot jeté là, au milieu des décombres,

Dès lors s'y calcina, illuminant les ombres.


Tandis qu'en s'étendant, l'abîme refroidit,

Le caillot demeura, tiraillé dans l'espace.

L'univers fut témoin de l'écho de son cri.


L'Un aimant le caillot, lui adressa l'esprit

Qui fait surgir l'humain en pénétrant la masse.

Le malheur de l'homme est le pas de Lui à Lui.


Poème autographe