Boris Vian

Un article de Ideopedia.

Né en 1920 à Ville d'Avray (Seine-et-Oise, à l'époque).

Touche-à tout renommé puisqu'il s'est illustré dans l'ingénierie, la musique et la littérature, Boris vian fut satrape au collège de 'pataphysique où officia également Raymond Queneau. On trouve un certain nombre de ses créations principalement dans deux œuvres littéraires.

"L'écume des jours", roman tragique mais non dénué d'humour, dont l'action se passe dans une ville dont les rues portent le nom de grands musiciens de jazz et où les appartements (du moins, celui de Colin & Chloé, les protagonistes) changent de forme et de superficie[1], et où on trouve, sous un mot-valise, un instrument de musique imaginaire donnant des résultats étonnants (dixit le docteur venu soigner Chloé) préparant des boissons dosées par les touches de son clavier[2]: le pianocktail.

"L'arrache-cœur" raconte l'échouage d'un psychanalyste dans un village étrange où tout semble aller de travers, notamment le calendrier où certains mois aux noms étranges "juillembre, novrier..." peuvent compter jusqu'à plus de 300 jours et où le tréma tient une place de choix dans certains noms : l'Hömme de mer, Nüfère, Chrëtien, Chärles, la Gloïre[3]. On trouve aussi des noms détournés de leurs sens, tout comme l'agglutiné "trumeaux"[4], formé de "triplés" et"jumeaux" dans la fiction en question.

Victime d'une crise cardiaque dans un cinéma parisien lors de la projection d'un film tiré d'un de ses romans ("J'irai cracher sur vos tombes") dont il désapprouvait la mise en scène, il mourut le 23 juin 1959.

Lien externe


  1. ... et où les vitres cassées repoussent.
  2. Des morceaux de jazz, bien entendu : ne pas jouer un morceau trop hot, sinon, gare à l'omelette !
  3. C'est le nom d'une barque !
  4. Le terme n'est utilisé qu'une seule fois, du moins dans ce sens ; nous avons sans doute affaire à un hapax.