Borcilien

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  Borcilien
Borxiliù
 
Année de création 2012
Auteur Kotavusik2
Régulé par Kotavusik2
Nombre de locuteurs 700 000 (même pas 1 réellement)
Parlé en Manche
Idéomonde associé Borcilie
Catégorie Persolangue
Typologie Langue romane
Alphabet latin
Lexique D'origine bas-latine.
Version
Codes de langue
ISO 639-1
ISO 639-2
ISO 639-3
Préfixe Idéopédia IDEO_BRX

Le borcilien est une langue romane créée par Kotavusik2, dont l'évolution par rapport au latin suit des critères de beauté selon l'auteur, comme le changement du L en I après beaucoup de consonnes, comme en italien.

Sommaire

Présentation

L'île de Borcilie, située plus ou moins entre les îles Baléares et la Sardaigne, officiellement collectivité territoriale – au même titre que la Corse –, et comptant environ sept cent mille habitants, a pour langue officielle le français, mais aussi le borcilien, l'idiome local, croisement entre le toscan et le catalan.

Presque tous les borciliens sont bilingues – un certain nombre sont même trilingues, la plupart du temps maîtrisant aussi le catalan. Le français y est surtout langue administrative, le borcilien étant langue quotidienne. Tous les panneaux y sont bilingues, ainsi que tous les documents officiels.

Le borcilien continue de résister à la pression francophone grâce à l'attachement que lui portent les Borciliens depuis des siècles.

Histoire

Les premiers habitants de l'île étaient sûrement des celtes, avant l'occupation romaine, vers le milieu du Ier siècle avant J.-C., qui amena quantité de colons romains, leur langue avec eux. Celle-ci évolua comme dans le reste de la Romanie en bas latin, puis se spécialisa à la région.

On peut penser qu'à cause de sa situation géographique, le borcilien connut un isolement linguistique, comme ce fut le cas en Sardaigne, mais il n'en fut rien. La Borcilie entame très tôt un commerce florissant avec les états voisins : Catalogne, Castille, France, états Italiens. Au VIIIe siècle, l'île accueille de nombreux ibériques à la suite de l'annexion de la péninsule par les califats arabes. Des habitants de la botte italienne et de France s'y joignent au fil des siècles.

Ce brassage linguistique et culturel dont résulte le borcilien lui donne cet aspect à la fois ibérico-, gallo- et italo-roman.

La Borcilie est annexée au Xe siècle par la Catalogne, puis passe en 1640 à la France. Depuis le XVIIIe siècle, beaucoup de mots sont empruntés directement au français. L'exemple le plus fréquent est le passage de grats, typiquement ibérique, à merci ['mɛ:tʃi], français.

Prononciation

Le A fait [ä] accentué, [ɐ] non accentué. Avec un accent grave (À), il porte l'accent, et est parfois long. Le B fait toujours [b].

Le C [tʃ] devant E et I, et [k] sinon. CI (CJ devant une consonne) fait [tʃ] quand C ferait [k] ; le D [d].

Le E fait [e] ou [ɛ] accentué, [ɪ] ou [ɛ] non accentué. Avec un accent aigu (É), il porte l'accent et est prononcé [e]. Avec un accent grave (È), il porte l'accent et est prononcé [ɛ]. Le F se prononce [f].

Le G, similairement au C, fait [dʒ] devant E et I, et [g] sinon. GI fait [dʒ] quand G ferait [g] ; GU [gʷ] ; le H n'est utilisé que dans les mots d'origine étrangère, et dans certaines interjections, où il est facultatif.

Le I fait [i], ou [j] au contact d'une voyelle. Avec un accent aigu, il porte l'accent, et est parfois long ; le J [ʒ] ; le K n'est utilisé que dans les mots d'origine étrangère.

Le L se prononce [ɫ]. Doublé, il se prononce [j], [ʎ] pour les puristes.

Le M fait [m]. Doublé, il se prononce [m:].

Le N fait [n]. Doublé, il se prononce [n:]. ND en fin de mot fait [n]. NH fait [ɲ].

Le O, similairement au E, fait [o] ou [ɔ] accentué, [ʊ] ou [ɔ] non accentué. Avec un accent aigu (Ó), il porte l'accent et est prononcé [o]. Avec un accent grave (Ò), il porte l'accent et est prononcé [ɔ]. En finale, prononcé [ʊ] et suivi d'une voyelle, il est remplacé par un apostrophe ; le P fait [p] ; le QU fait [kʷ].

Le R fait [ɾ]. Doublé, il se prononce [ʁ]. Suivi d'une voyelle, il se prononce souvent [:].

Le S fait [s], [z] entre deux voyelles et en fin de mot. Doublé et entre deux voyelles, il se prononce [s(:)]. ST se prononce [s] en fin de mot ; le T se prononce toujours [t].

Le U fait [u], ou [w] au contact d'une voyelle. Avec un accent grave, il porte l'accent, et est parfois long ; le W n'est utilisé que dans les mots d'origine étrangère ; le V [ʋ] ; le X [ʃ] ; le Y remplace I en début de mot devant une voyelle et entre deux voyelles ; le Z se prononce [z], et remplace souvent un ancien C.

Accentuation

Les mots borciliens suivent quelques règles d'accentuation :

  • Si le mot se termine par une voyelle ou par un S, l'accent se trouve sur l'avant-dernière syllabe.
  • Si le mot se termine par une consonne, sauf un S, l'accent tombe sur la dernière syllabe.
  • Si le mot possède une lettre accentuée, l'accent est sur la syllabe de celle-ci.
  • Si le mot possède une voyelle longue (voyelle + R), l'accent est sur celle-ci. Cette influence sur l'accentuation est plus importante que celle d'un accent aigu ou grave.

Textes