A priori

Un article de Ideopedia.

Sommaire

Langue a priori

Une langue construite est dite a priori lorsqu'elle est construite sur un schéma, un principe préalable, sans lien avec une langue déjà existante, son lexique de type totalement inventé et sa grammaire s'organise suivant ce schéma. Elle s'oppose ainsi aux langues construites a posteriori. Quelques idéolangues a priori :

Mots a priori

Les mots a priori se trouvent dans les langues a priori (ci-dessus) et les langues mixtes. Il y a deux manières de créer de tels mots :

soit on utilise un raisonnement, à base de palindromes, d'anacycliques voire d'ambigrammes, ou autres méthodes comme l'agglutination de lettres aux formes évoquant le mot à créer, ou bien l'imitatif[1]. Il s'agit alors d'un a priori motivé.
soit on a recours au hasard ou à l'instinct brut, comme dans l'écriture automatique, plus ou moins adapté par la suite et le mot (tout du moins son radical) est un a priori immotivé.

Écriture a priori

Certaines langues a priori ou mixtes, en plus d'avoir recours à une grammaire inédite ou des mots complètement inventés, font appel à une écriture se démarquant complètement de ce qui existe.


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Écritures a priori :

Liste non exhaustive.

Monde a priori

Un monde est dit a priori lorsqu'il ne s'inspire pas directement d'un monde existant. Lorsque les décors qui le constituent sont purement inventés. Dans un monde a priori on utilise en principe une langue a priori. Ceci dû au fait que ce monde n'a aucune source dans le réel, donc pas davantage la langue que le reste. Toutefois, il peut y avoir des exceptions, comme par exemple des planètes imaginaires plus ou moins terraformées, mais l'à-priori se teinte alors d'à-postériori et on peut donc parler de monde mixte.

Lien interne



  1. L'imitatif peut se classer dans l'a priori tout comme dans l'a posteriori : tout dépend comment on considère le bruit utilisé pour évoquer le mot. Si le cri d'un animal est considéré comme une véritable langue (encore qu'il ne s'agisse pas d'un langage articulé), on peut considérer l'imitatif comme un a posteriori.