AVK Verbes : Différence entre versions

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La conjugaison en kotava ne sispose que de quatres modes :
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Le kotava ne connait que quatre modes :
 
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On notera par conséquent l'absence
 
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:de subjonctif ; absence partagée avec bon nombre d'autres langues auxiliaires, mais aussi de quelques langues naturelles ;  
 
:de subjonctif ; absence partagée avec bon nombre d'autres langues auxiliaires, mais aussi de quelques langues naturelles ;  
:d'infinitif ; ce qui est moins courant. Dans les dictionnaires, les verbes sont, en général, présentés à la première personne du singulier de l'indicatif<ref>... qui est également une des formes référencées du latin.</ref>, à lexception des verbes impersonnels, représentés au même temps et au même mode, mais à la troisième personne.
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:d'infinitif ; ce qui est moins courant. Dans les dictionnaires, les verbes sont présentés à la première personne du singulier de l'indicatif<ref>... qui est également une des formes référencées du latin.</ref>, à l'exception des verbes impersonnels à la troisième personne du singulier (lesquels ne possèdent en tant que personnes que celle-ci).
  
*L'indicatif est représenté par le radical du verbe, assorti de ses modalités, temps et désinences personnelles avec au besoin un pronom personnel.
 
:Sin estud = ils/elles mangent.
 
  
Si aucune ambigüité avec une phrase impérative n'est à craindre, on peut même se permettre, avec ce mode personnel, de se passer de pronom (personnel) sujet, puisque chaque personne, à quelque temps que ce soit a une conjugaison distincte.
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*L''''indicatif''' est représenté par le radical du verbe, assorti de ses modalités, temps et désinences personnelles, avec au besoin un pronom personnel.
:''awalkeyer'' = il mourut.
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:(Sin) estud = ils/elles mangent.
  
*L'impératif se conjugue exactement comme l'indicatif: à toutes les personnes. Ses deux différences essentielles sont :
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Il est d'usage d'omettre les pronoms personnels sujets, puisque le verbe exprimé porte déjà une désinence personnelle. Leur utilisation indique généralement un renforcement net :
:L'absence '''totale''' de pronom personnel '''ET'''
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:''estú'' = je mange
:La présence systématique d'un [[point d'exclamation]].
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: ''jin estú'' = moi, je mange
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*L''''impératif''' se conjugue exactement comme l'indicatif: à toutes les personnes. Ses deux différences essentielles sont :
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:L'absence '''obligatoire''' de pronom personnel '''ET'''
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:La présence systématique d'un [[point d'exclamation]] (correspondant à une intonation très appuyée).
  
 
Ainsi, on notera la différence entre
 
Ainsi, on notera la différence entre
 
:''Dimpil !'' = reviens. (injonction)
 
:''Dimpil !'' = reviens. (injonction)
:''rin dimpil !'' = tu reviens ! (étonnement)
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:''di mallapitir.'' = il sera parti (pronostic : indicatif)
 
:''di mallapitir.'' = il sera parti (pronostic : indicatif)
 
:''di mallapitir !'' = il faut qu'il soit parti (à un moment donné dans le futur : consigne).
 
:''di mallapitir !'' = il faut qu'il soit parti (à un moment donné dans le futur : consigne).
  
*Le conditionnel est utilisé non seulement pour exprimer une condition (si... alors...) dans une proposition principale (comme en français, anglais, aneuvien...) mais aussi pour exprimer l'hypothèse source de cette condition (espéranto, par exemple). Ce mode est également utilisé pour exprimé l'incertitude, la crainte, expressions assurées par le subjonctif dans les langues qui en disposent<ref>Par contre, le subjonctif de souhait est exprimé en kotava non par un mode, mais une modalité : le volitif.</ref> À la différence des modalités, le mode conditionnel est séparé du "corps" du verbe par un trait d'union. Le préfixe est ''co=''.
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:''Ede rin co-pitil, valeaf jin co-tí. = Si tu venais (éventuellement, demain ou tou-à-l'heure), je serais content(e) (dès maintenant).
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*Le '''conditionnel''' est utilisé non seulement pour exprimer une condition (si... alors...) dans une proposition principale (comme en français, anglais, aneuvien...) mais aussi pour exprimer l'hypothèse source de cette condition (espéranto, par exemple). Ce mode est également utilisé pour exprimer l'incertitude, la crainte, expressions assurées par le subjonctif dans les langues qui en disposent<ref>Par contre, le subjonctif de souhait est exprimé en kotava non par un mode, mais une modalité : le volitif.</ref> À la différence des modalités, le mode conditionnel utilise un préverbe séparé du "corps" du verbe par un trait d'union. Celui-ci est ''co-''.
Ce mode peut, comme on vient de le voir, se conjuguer à tous les temps possible et peut également se combiner à des modalités :
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:''Ede co-pitil, co-tí valeaf. = Si tu venais (éventuellement, demain ou tout-à-l'heure), je serais content(e) (dès maintenant).
:''Ede rin me co-nujikenibel, min va-sint co-roflidet.'' = Si tu ne faisais pas semblant de dormir, nous pourrions discuter.
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Ce mode peut, comme on vient de le voir, se conjuguer à tous les temps possibles et également se combiner à des modalités :
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:''Ede me co-nujikenibel, co-roflidet.'' = Si tu ne faisais pas semblant de dormir, nous pourrions discuter.
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====Le participe====
 
====Le participe====
Le participe est un mode très important pour la langue kotava (tout comme pour d'autres langues, dont l'usage de l'infinitif est réduit ou inexistant) dans la mesure où il a deux utilisations essentielles
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Le participe est un mode fondamental en kotava (tout comme pour d'autres langues pour lesquelles l'usage de l'infinitif est réduit ou inexistant). Il remplit deux fonctions essentielles :
:Un rôle purement verbal, où le verbe ainsi conjugué peut remplir un rôle, par exemple dans une proposition subordonnée.
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:Un rôle purement verbal, où le verbe ainsi conjugué peut introduire, par exemple, une proposition subordonnée.
 
:Un rôle d'adjectif, comme par exemple en français.
 
:Un rôle d'adjectif, comme par exemple en français.
  
*Le participe actif a le même rôle qu'en français, ne varie pas selon les personnes, se conjugue dans les trois temps et accepte toutes les modalités. Au contraire du conditionnel, sa conjugaison s'effectue par un suffixe (''-s'') sans trait d'union derrière le radical.
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*Le '''participe actif''' (disponible pour tous les verbes) a le même rôle qu'en français, ne varie pas selon les personnes, se conjugue dans les trois temps et accepte toutes les modalités et états. A la différence du conditionnel, sa conjugaison s'effectue au moyen d'un suffixe (''-s'') direct sur le radical verbal.
:''zomes'' = montant
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:''zomes'' = atteignant (présent)
:''zomeyes'' ayant monté
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:''zomeyes'' ayant atteint (passé)
:''zometes'' sur le point de monter.
+
:''zometes'' sur le point d'atteindre (futur).
  
*Le participe passif appelle les mêmes commentaires que l'actif, seul le suffixe change: ''-n''.
+
*Le '''participe passif''' (qui concerne les seuls verbes "transitifs") est construit sur les mêmes principes que l'actif, seul le suffixe change: ''-n''.
 
:''burmen'' = étant cuit
 
:''burmen'' = étant cuit
 
:''burmeyen'' = ayant été cuit
 
:''burmeyen'' = ayant été cuit
 
:''burmeten'' = sur le point d'être cuit.
 
:''burmeten'' = sur le point d'être cuit.
  
*Le participe complétif est une particularité kotavienne. Il est au complément d'objet indirect ce que le participe (et la voix) passif est au COD. Ne se conjugue donc qu'avec des verbes transitifs indirects, voire des verbes bitransitifs. Le suffixe est ''-mb''.
+
*Le '''participe complétif''' est une particularité kotavienne. Il n'existe que pour les verbes qualifiés de "bitransitifs", c'est à dire admettant deux compléments d'objets nécessaires. Il correspond au second de ces compléments (le passif traitant lui le premier). Son suffixe est ''-mb''.
:''ziliyimb'' = à qui on donna.
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:''grewamb'' = pour le(a)quel(le) on remercie
:''grewampb'' = pour le(a)quel(le) on remercie.
+
:''grewayamb'' = pour le(a)quel(le) on remercia
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:''grewatamb'' = pour le(a)quel(le) on remerciera.
  
*L'utilisation du participe est extrêmement courante, puisqu'il remplace chaque fois que c'est possible, la proposition  subordonnée relative (y compris celles qui en français, commencent par "dont"), évitée, dans l'ensemble, dans la phrase kotava.
+
*L'utilisation du participe est extrêmement courante puisqu'il remplace, chaque fois que c'est possible, la proposition  subordonnée relative (y compris celles qui en français, commencent par "dont"), évitée, dans l'ensemble, dans la phrase kotava.
 
:''Korik estu<font color=brown>s</font> va beg tir nik'' = La personne qui mange du pain est un ami.
 
:''Korik estu<font color=brown>s</font> va beg tir nik'' = La personne qui mange du pain est un ami.
 
:''Rojusik ataya<font color=brown>n</font> bak dilfura batlize di zo kotawayad'' = Les défenseurs qui ont été tués pendant la bataille ont été enterrés ici.
 
:''Rojusik ataya<font color=brown>n</font> bak dilfura batlize di zo kotawayad'' = Les défenseurs qui ont été tués pendant la bataille ont été enterrés ici.
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:''Emuder<font color=red>a</font>, grewa<font color=brown>mb</font><font color=red>a</font>, tiyir lacapafa.'' = L’accueil pour lequel je remercie était très chaleureux.
 
:''Emuder<font color=red>a</font>, grewa<font color=brown>mb</font><font color=red>a</font>, tiyir lacapafa.'' = L’accueil pour lequel je remercie était très chaleureux.
  
*Pour obtenir le gérondif, on ajoute au participe (actif, passif ou complétif) le suffixe ''-on.
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*Pour obtenir le '''gérondif''', on ajoute au participe (actif, passif ou complétif) le suffixe ''-on.
:''In estu<font color=brown>son</font> pulvir'' = Il parle en mangeant.
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:''Estu<font color=brown>son</font> pulvir'' = Il parle en mangeant.
:''Win ranye<font color=brown>son</font> kenibec'' = Vous dormez debout.
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:''Ranye<font color=brown>son</font> kenibec'' = Vous dormez debout.
:''Sin dizve<font color=brown>non</font> dankad''  = Ils chantent pendant qu’on les observe.
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:''Dizve<font color=brown>non</font> dankad''  = Ils chantent pendant qu’on les observe.
:''Sin dratce<font color=brown>mbon</font> gu ervolia va patecta boweyed'' = Ils gouvernaient le pays en se servant de l’armée comme menace.
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:''Dratce<font color=brown>mbon</font> gu ervolia va patecta boweyed'' = Ils gouvernaient le pays en se servant de l’armée comme menace.
Comme on peut le constater, le gérondif complétif peut, dans certains cas, remplacer une subordonné conjonctive circonstancielle de temps<ref>L'avant dernier exemple permet même d'utiliser deux verbes avec des sujets différents ; chose impossible avec des gérondifs d'autres langues.</ref>
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Comme on peut le constater, le gérondif peut, dans certains cas, remplacer une subordonnée conjonctive circonstancielle de temps ou autre<ref>L'avant dernier exemple permet même d'utiliser deux verbes avec des sujets différents ; chose impossible avec des gérondifs d'autres langues.</ref>
 
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Version du 2 janvier 2012 à 12:27

Présentation

En Kotava, les verbes sont présentés dans le dictionnaire à la première personne du singulier de l'indicatif, l'infinitif en tant que mode verbal, n'existant pas. Les autres personnes s'obtiennent en utilisant le radical verbal (racine lexicale à laquelle est ajoutée une voyelle: -a-, -e-, -i-, -u-<ref>Cette voyelle est diacritée à la première personne, sans ajout de consonne</ref>) auquel est ajoutée une consonne (cf. ci-dessous).

Conjugaison

La conjugaison des verbes en kotava est de type "personnelle", c'est-à-dire que le verbe varie avec la personne à laquelle il est conjugué (à l'instar du volapük et à l'inverse de l'espéranto).

À tous les temps et tous les modes personnels (indicatif, impératif et conditionnel), les verbes prennent les désinences personnelles suivantes :

’, l, r, t, c, d, v.

Ainsi, pour le verbe ASKI (faire), on aura, au présent de l'indicatif, la conjugaison suivante:


1e Sing. askí
2e Sing. askil
3e Sing. askir
1e Plur. askit
2e Plur. askic
3e Plur. askid
4e Plur. askiv


Le verbe conjugué à la première personne du singulier est donc accentué (diacritique) sur la dernière voyelle (ce qui constitue une dérogation à la règle normale d'accentuation du Kotava où l'accent porte sur la pénultième syllabe dans un mot à finale vocalique, mais il y a ainsi alignement avec les autres personnes).

(jin) estú = je mange.

On remarquera une insolite 4ème personne du pluriel. Celle-ci correspond à l'expression du "nous" exclusif, par différence avec la 1ère personne du pluriel qui, elle, représente le "nous" inclusif.

Ordre des particules & flexions

Au delà des valeurs implicites non-marquées, le kotava fait appel à un certain nombre de flexions, d'affixes et de particules pour établir les différentes nuances d'expressions (celles représentant notamment l'aspect, le mode, l'état, etc). En voici l'ordre :

0 : le pronom personnel (facultatif)
1 : l'aspect (particule)
2 : l'état (adverbe particularisé)
3 : la voix (particule)
4 : le mode (conditionnel ; particule attachée <ref>Par trait d'union</ref>)
5 : la modalité (préfixe)
6 : LE RADICAL
7 : le temps (interfixe)
8 : la voyelle d'harmonie
9m: Le mode (participe ; suffixe)
9 : la personne (désinence).

(in) al en zo co-rostayar.

États

Les états en kotava correspondent à peu près aux tournures en français et dans d'autres langues. Il y en a cinq<ref>La tournure interrogative n'est pas considérée comme un état en kotava et fait l'objet d'un autre paragraphe.</ref>.

  • Le positif. C'est l'état "par défaut", celui qui est indiqué sans particule distinctive et qui concerne un fait considéré comme avéré, sans indication particulière.
(sin) estud = ils mangent.
  • L'affirmatif est un renforcement du précédent. On insiste sur la véracité d'un fait, aussi étonnant qu'il pourrait paraître dans certains cas.
En estud = ils mangent (ça c'est sûr!)
  • L'incertain est un état qui permet de laisser planer un doute sur la véracité d'un fait. On utilise pour ce fait, un adverbe (signifiant "peut-être") : rotir.
Rotir estud = ils mangent peut-être
  • Le négatif peut s'exprimer de plusieurs manières, selon que le procès nié
est présent : me estud = ils ne mangent pas.
est postérieur à son énoncé : men estud = ils ne mangent pas encore.
est antérieur à son énoncé : mea estud = ils ne mangent plus.
  • Le contraritif est une amplification du négatif, c'est surtout un état qui indique que le procès énoncé par le verbe est évité par tous les moyens disponibles au sujet.
Vol estud = ils jeûnent, ils s'abstiennent de manger.
Vol pulvir = il ne parle pas (il retient sa langue, il est d'un mutisme absolu).

Temps

Les temps en kotava (contrairement, par exemple au français, à l'espagnol ou à l'aneuvien), sont rigoureusement "linéaires" et n'expriment que la situation d'un procès dans le temps. Les nuances comme l'imparfait, le présent itératif ou progressif etc... sont exprimées par d'autres moyens.

  • Le présent (quel qu'en soit le mode) se fonde sur le radical nu. Sa conjugaison est limitée aux désinences personnelles :
Dankal = tu chantes.
Dankar = il chante.
  • Le passé
Il s'obtient au moyen de l'interfixe -y-, intercalé entre le verbe et la terminaison de la conjugaison de la personne devant laquelle est répétée la voyelle finale du radical, ce qui donne:
Radical verbal Interfixe de temps Harmonie vocalique Personne Traductions
DANKA -Y- -A -L Tu chanta(i)s
DOLE -Y- -E -D Ils vendaient, ils vendirent

On retrouve cette même conjugaison, également au conditionnel:

Va win co-wiyiv = nous vous aurions vues.


  • Le futur se construit sur le même principe que le passé, à ceci près qu'on remplace la glide intervocalique -Y- par la consonne -T-.
Va direm doleter = Il vendra une voiture.
Eldeon mallanitil ! = Pars demain.

Aspects

Ils sont nombreux et revêtent une grande importance en kotava, puisqu'il renferment toutes les nuances de durée, de début, fin etc. d'un procès dans le temps. Ainsi, on retrouve, par ces aspects, combinés avec les temps, les différences exprimées en français par l'imparfait, le passé simple ou en anglais par le present perfect ou le progressive preterit. Le futur peut être concerné par ces différents aspects. Ils s'expriment (à l'exception du duratif simple) au moyen de particules antéposées au verbe.

  • Le duratif simple est l'"aspect de base" de la conjugaison kotava. En tant qu'implicite, il ne nécessite aucune particule.
(In) pitir = Il/elle viendra.
  • Le progressif (dont on trouve des équivalents, entre autre en anglais, en espéranto, en aneuvien et en uropi) est un aspect qui indique que le procès évoqué par le verbe est en cours de réalisation. Il est représenté par la particule dun.
Dun estú = je mange (je suis en train de manger)
va yona imwa dun doleyer = Il achetait des fleurs (il était en train de les acheter).
  • Le continu est très voisin du progressif. Il signifie en fait "être encore en train de", ce qui le situe, en fait à l'opposé strict de l'antérieur ou de l'achevé-lié et à l'opposé (dans un sens plus large) du terminatif.
Koe Paris wan irubar. = Il habite toujours Paris.
  • L'antérieur est synonyme de l'accompli. C'est par cet aspect kotavien qu'on traduit, le plus souvent les temps composés francophones (et autres) tels que le passé composé, le plus-que-parfait, le futur antérieur, le passé antérieur. En kotava, il est représenté par la particule al.
Al estutur = il aura mangé.
  • Le postérieur est le "pendant inverse" de l'antérieur. Représenté en français et en anglais par aller + infinitif (to be going to _), il évoque un un procès sur le point de se réaliser et est représenté par la particule di précédant le verbe normalement conjugué.
Di co-mallanit = Nous serions sur le point de partir.
  • L'instantané représente un procès bref, quasiment sans aucune dimension temporelle, représenté par la particule ve:
(In) ve estobayar = Il/elle plongea.
(In) ve zo atayar = Il/elle fut tué(e) sur le coup.
  • L'achevé-lié et l'avenir lié sont des aspects encore plus proches, respectivement, que l'antérieur et le postérieur. Ils s'expriment par les particules su & fu
Su estú = Je viens de manger.
Fu dimpí = Je reviens (de suite).
  • À la différence des deux aspects précédents, le terminatif et l'inchoatif représentent des procès déjà entamés ou presque achevés. Ils sont exprimés respectivement par les particules ten & toz.
Va jin ten zunel ! = Arrête de m'agacer.
Toz kiped. = Ils se mirent à rire.

Modes

Le kotava ne connait que quatre modes :

L'indicatif
L'impératif
Le conditionnel
Le participe.

On notera par conséquent l'absence

de subjonctif ; absence partagée avec bon nombre d'autres langues auxiliaires, mais aussi de quelques langues naturelles ;
d'infinitif ; ce qui est moins courant. Dans les dictionnaires, les verbes sont présentés à la première personne du singulier de l'indicatif<ref>... qui est également une des formes référencées du latin.</ref>, à l'exception des verbes impersonnels à la troisième personne du singulier (lesquels ne possèdent en tant que personnes que celle-ci).


  • L'indicatif est représenté par le radical du verbe, assorti de ses modalités, temps et désinences personnelles, avec au besoin un pronom personnel.
(Sin) estud = ils/elles mangent.

Il est d'usage d'omettre les pronoms personnels sujets, puisque le verbe exprimé porte déjà une désinence personnelle. Leur utilisation indique généralement un renforcement net :

estú = je mange
jin estú = moi, je mange


  • L'impératif se conjugue exactement comme l'indicatif: à toutes les personnes. Ses deux différences essentielles sont :
L'absence obligatoire de pronom personnel ET
La présence systématique d'un point d'exclamation (correspondant à une intonation très appuyée).

Ainsi, on notera la différence entre

Dimpil ! = reviens. (injonction)
dimpil ? = tu reviens ? (étonnement)

entre

di mallapitir. = il sera parti (pronostic : indicatif)
di mallapitir ! = il faut qu'il soit parti (à un moment donné dans le futur : consigne).


  • Le conditionnel est utilisé non seulement pour exprimer une condition (si... alors...) dans une proposition principale (comme en français, anglais, aneuvien...) mais aussi pour exprimer l'hypothèse source de cette condition (espéranto, par exemple). Ce mode est également utilisé pour exprimer l'incertitude, la crainte, expressions assurées par le subjonctif dans les langues qui en disposent<ref>Par contre, le subjonctif de souhait est exprimé en kotava non par un mode, mais une modalité : le volitif.</ref> À la différence des modalités, le mode conditionnel utilise un préverbe séparé du "corps" du verbe par un trait d'union. Celui-ci est co-.
Ede co-pitil, co-tí valeaf. = Si tu venais (éventuellement, demain ou tout-à-l'heure), je serais content(e) (dès maintenant).

Ce mode peut, comme on vient de le voir, se conjuguer à tous les temps possibles et également se combiner à des modalités :

Ede me co-nujikenibel, co-roflidet. = Si tu ne faisais pas semblant de dormir, nous pourrions discuter.


Le participe

Le participe est un mode fondamental en kotava (tout comme pour d'autres langues pour lesquelles l'usage de l'infinitif est réduit ou inexistant). Il remplit deux fonctions essentielles :

Un rôle purement verbal, où le verbe ainsi conjugué peut introduire, par exemple, une proposition subordonnée.
Un rôle d'adjectif, comme par exemple en français.
  • Le participe actif (disponible pour tous les verbes) a le même rôle qu'en français, ne varie pas selon les personnes, se conjugue dans les trois temps et accepte toutes les modalités et états. A la différence du conditionnel, sa conjugaison s'effectue au moyen d'un suffixe (-s) direct sur le radical verbal.
zomes = atteignant (présent)
zomeyes ayant atteint (passé)
zometes sur le point d'atteindre (futur).
  • Le participe passif (qui concerne les seuls verbes "transitifs") est construit sur les mêmes principes que l'actif, seul le suffixe change: -n.
burmen = étant cuit
burmeyen = ayant été cuit
burmeten = sur le point d'être cuit.
  • Le participe complétif est une particularité kotavienne. Il n'existe que pour les verbes qualifiés de "bitransitifs", c'est à dire admettant deux compléments d'objets nécessaires. Il correspond au second de ces compléments (le passif traitant lui le premier). Son suffixe est -mb.
grewamb = pour le(a)quel(le) on remercie
grewayamb = pour le(a)quel(le) on remercia
grewatamb = pour le(a)quel(le) on remerciera.
  • L'utilisation du participe est extrêmement courante puisqu'il remplace, chaque fois que c'est possible, la proposition subordonnée relative (y compris celles qui en français, commencent par "dont"), évitée, dans l'ensemble, dans la phrase kotava.
Korik estus va beg tir nik = La personne qui mange du pain est un ami.
Rojusik atayan bak dilfura batlize di zo kotawayad = Les défenseurs qui ont été tués pendant la bataille ont été enterrés ici.
Yikya piyisa<ref>L'accord du participe avec un nom se fait par harmonie vocalique.</ref>tiyir listafa = La jeune fille qui est venue était jolie.
Emudera, grewamba, tiyir lacapafa. = L’accueil pour lequel je remercie était très chaleureux.
  • Pour obtenir le gérondif, on ajoute au participe (actif, passif ou complétif) le suffixe -on.
Estuson pulvir = Il parle en mangeant.
Ranyeson kenibec = Vous dormez debout.
Dizvenon dankad = Ils chantent pendant qu’on les observe.
Dratcembon gu ervolia va patecta boweyed = Ils gouvernaient le pays en se servant de l’armée comme menace.

Comme on peut le constater, le gérondif peut, dans certains cas, remplacer une subordonnée conjonctive circonstancielle de temps ou autre<ref>L'avant dernier exemple permet même d'utiliser deux verbes avec des sujets différents ; chose impossible avec des gérondifs d'autres langues.</ref>

Modalités

La modalité, en kotava exprime une probabilité, une volonté, une capacité etc. ce qui permet de combler dans certains cas l'absence de subjonctif dans cette langue.

  • L'effectif est la modalité par défaut, au même titre que le duratif est l'aspect par défaut et le positif l'état de base. Il décrit un procès qui se réalise... effectivement.
  • Le possibilitif revêt plusieurs nuances lesquelles s'expriment par des préfixes différents, tous commençant par ro- (préfixe principal du possibilitif.
MODALITÉ

Sous-modalité

Notion Préfixe Exemples Traductions
POSSIBILITIF Notions générales de
possibilité, d'aptitude
de permission et d'
opportunité
rot- in rosuter

in rotestur

Il peut écrire
il peut manger
Aptitude physique rodef- sin rodevulted ils sont aptes à courir
ils peuvent courir (physiquement)
Autopermission Audace, transgression robev- va jin robevidgur il ose me répondre
Possibilité extérieure permission ronov- ronovestul tu peux, tu as le droit de manger
Opportunité Conjoncture très favorable rovod- mevielu rovodjelunget Maintenant, c'est l'moment
(pour nous) d'partir


  • L'obligatif est une modalité concernant tous types de nécessités, obligations (physique, morale) ou contraintes. Le préfixe général est go-
MODALITÉ

Sous-modalité

Notion Préfixe Exemples Traductions
OBLIGATIF Obligation, nécessitité,
devoir, besoin
gon- in gosuter

in gonestur

Il doit écrire
il a besoin de manger
Obligation physique godef- sin rodevulted ils doivent courir
ils ont physiquement
besoin de courir
Obligation, contrainte morale goveb- govegetineyec Vous vous forciez à jeûner
Contrainte ou obligation extérieure gonov- sin gonomallanid Ils ont été obligés de partir
Obligation impersonnelle<ref>Rejoint, en fait, sémantiquement, l'opportunité exprimée par rovo(d)-</ref> govod- mevielu govodjelunget Maintenant, c'est l'moment
(pour nous) d'partir


  • Le volitif exprime la volonté, le souhait ou le désir d'une action ou de tout autre procès ; il peut exprimer également le goût (appréciatif) ou l'espoir (optatif).
MODALITÉ

Sous-modalité

Notion Préfixe Exemples Traductions
VOLITIF Toute sous-modalité
sans précision particulière
djum- in co-djusuter

in djumestur

Il voudrait écrire
il aime manger
Volontatif Volonté ferme, détermination djukur- mea djumestutuc Vous ne voudrez plus manger
Désidératif Désir, souhait, envie djugal- va rin djugakutcá J'ai envie de vous (t')embrasser
Appréciatif Goût, appréciation positive djukar- sin djukaravlayad Ils aimaient marcher
Optatif Espoir djupok- in djupopir Il a l'espoir de venir
Favoratif Disposition, adhésion, accord djuprog- in djupropir Il est d'accord pour venir


  • Le capacitif exprime la capacité (en ce sens, il est relativement proche de l'aptitude physique, sauf que dans cette modalité, il y a une notion d'apprentissage, de possibilité étendue dans le temps, il correspond, en fait, au verbe "savoir" et il est exprimé par le préfixe gru-.
MODALITÉ

Sous-modalité

Notion Préfixe Exemples Traductions
CAPACITIF Toute sous-modalité
sans précision particulière
grup- in grupujer Il sait nager
Acquisitif Apprentissage grurav- grurarotuxac ! Apprenez à mentir


  • Le créditif revêt une notion de crédit réflexif vis à vis d'un procès, il équivaut aux verbes "se voir", "être persuadé de", "s'imaginer"... et s'exprime au moyen du préfixe fo-.
MODALITÉ

Sous-modalité

Notion Préfixe Exemples Traductions
CRÉDITIF Croyance
sensation, conviction
fol- ageltaf fokalir Il croit qu'il dit la vérité (qu'il dit vrai)
Auto-représentation Image que le sujet
du sujet se donne
foges- in fogegader il se voit gouverner


Le conatif évoque la tentative, l'effort et s'exprime par le préfixe la-.

MODALITÉ

Sous-modalité

Notion Préfixe Exemples Traductions
CONATIF Tentative, essai lag- vawelaf ladimpit! tâche de revenir sauf
Efforçatif Effort, tâche difficile, rude lasug- in lasugestur il se force à manger
Périculatif Tâche dangereuse, risque laxuy- sin laxudivlaniyid ils prirent le risque de sortir
  • L'Apparent est la modalité de... l'apparence ; aussi bien celle qui est percue par l'entourage que celle qu'on prétend donn er (faire semblant). Le préfixe général est nu-.


MODALITÉ

Sous-modalité

Notion Préfixe Exemples Traductions
APPARENT nud- in nukeniber On dirait qu'il dort
simulatif Simulation, tromperie, illusion nujid- in nujikeniber il fait semblant de dormir
attestatif affirmation, constat nuruy- va sinaf konak
sulem sin nuruselad
ils prétendent
soigner leurs animaux
  • L'habituel est une modalité qui reprend l'aspect itératif de plusieurs autres langues ; il est représenté par le préfixe gi-. Le complétif est une forme amplifiée de l'habituel : il insiste sur le fait qu'on occupe tout son temps au procès exprimé par le verbe auquel est attaché le préfixe gibe-.
MODALITÉ

Sous-modalité

Notion Préfixe Exemples Traductions
HABITUEL gil- sin gikobad Ils travaillent (tous les jours)
complétif Temps consacré gibed- rin va int giberelandel Tu passes ton temps à t'amuser
  • L'absolutif peut s'apparenter à l'aoriste présent dans d'autres langues. Il exprime une vérité générale, incontournable.
MODALITÉ Préfixe Exemples Traductions
ABSOLUTIF sok- toloy lanibelcaf conya
me va sint sokakeved
Deux lignes parallèles
ne se rencontrent pas

Les voix

Il y a cinq voix (relations entre le sujet et le verbe exprimé par le procès) en kotava :

La voix active : le sujet du verbe est actant du procès.
La voix passive : disponible uniquement avec les verbes transitifs directs ; le sujet est patient du procès.
La voix réfléchie : également uniquement disponible avec les verbes transitifs directs ; le sujet est à la fois actant et patient du procès.
La voix réciproque : disponible uniquement au bpluriel, puisqu'il faut au moins deux actants. Chacun des deux agissant sur l'autre (patient).
La voix complétive : Disponible uniquement avec les verbes bitransitifs ou transitifs indirects ; le sujet est l'élément au bénéfice (ou au préjudice) de qui est accompli le procès.
  • La voix active est la voix par défaut.
  • La voix passive est exprimée<ref>Dans tous les modes, sauf au participe.</ref>au moyen de la particule zo juste devant le verbe<ref>Au contraire de l'aneuvien, où la particule çem se place le plus près possible du sujet.</ref>.
lupa zo estuyur = Le gâteau fut mangé.
  • La voix réflexive est exprimée par une construction en deux parties :
d'une part, la préposition introduisant un COD (d'où l'intérêt des verbes transitifs)
d'autre part, le pronom personnel réfléchi (utilisable à toutes les personnes) : int.

À l'inverse de la voix active, le participe n'a pas de désinence particulière pour la voix réfléchie : In va int tipokeson dankar. = Il chante en se rasant.

  • On retrouve, dans la voix réciproque, une construction analogue à celle de la voix réfléchie ; seul le pronom change :
Sin va int disuked = Ils se regardent (chacun, dans une glace)
Sin va sint disuked = Ils se regardent (l'un l'autre, les uns les autres)
  • La voix complétive est un peu particulière, puisque le sujet joue, en quelque sorte, le rôle de complément d'objet INDIRECT. La particule distinctive est mbi.
Rin mbi trakus = Quelqu'un qui pense à toi.

Types de verbes

Transitivité

Un verbe est transitif lorsqu'il peut être complété par un complément d'objet (direct ou indirect). Les compléments d'objects directs sont introduits en kotava par la préposition va. Un verbe bitransitif a, en principe, deux compléments d'objets, l'un des deux, souvent direct, est introduit par va, le complément d'objet indirect est introduit par gu.

À l'opposé, un verbe intransitif ne peut avoir aucun complément d'objet, quel qu'il soit. Certains verbes français comme fondre, noircir etc... ont la même apparence, qu'ils soient utilisés transitivement (fondre une cloche, du verre) ou intransitivement (fondre en larmes, le chocolat fond), pas en kotava. Ces verbes ont, dans leur version intransitive, le suffixe -we qui s'ajoute au radical.

Va triva in kojer = il fond le verre. Triva kojewer = Le verre fond.

Verbes impersonnels

Les verbes impersonnels sont défectifs, autrement dit, ils ne prennent pas toutes les formes que prennent les autres verbes. Ils ne sont conjugués qu'à la troisième personne dans tous les temps, modes & aspects, mais uniquement dans les modalités suivantes (sans sous-modalité) : effectif, possibilitif, apparent, habituel ou absolutif. Il existe deux formes de verbes impersonnels :

Ceux ayant trait à la météo :
abdar = faire humide
afizar = faire jour
aftar = faire clair
awaltar = faire du soleil
muvar = pleuvoir
noldar = neiger
sukar = venter
Les verbes suivants (idées générales) deviennent des locutions verbales impersonnelles<ref>Assez peu utilisées : on préférera utiliser d'autres formes verbales.</ref>lorsqu'ils sont accompagnés de la conjonction da (que) :
alar da = s’agir de, falloir que
dilizer da = arriver que, se trouver que
dojeniar da = convenir que, être bien que
fistir da = falloir que, être obligatoire que
gonir da = être nécessaire que
nuvelar da = sembler que, paraître que
rotir da = se pouvoir que, être possible que
tir da = se trouver que, arriver que.

Verbes d'état

... et de changement d'état.

Ces verbes intransitifs se remarquent (pour la plupart d'entre eux) par leur radical verbal se terminant en -e<ref>Ces verbes, ainsi que les suivants, sont répertoriés avec le suffixe verbal non diacrité, forme la plus proche de l'infinitif, inexistant en kotava. Il suffit d'ajouter la désinence (lettre ou diacritique) pour conjuguer le verbe :

in nazbalar = il naît
jin tí = je suis</ref>:


awalke = mourir
bevula = passer pour
folki = se croire, se voir
ilpi = cesser d’être
nazbala = naître
nuvela = sembler, paraître
nuvele = faire semblant d’être
peste = se sentir
rule = se trouver, se considérer
ti = être
trena = continuer d’être
vanpi = devenir
zavza = rester, demeurer.

Verbes de sensation

Également intransitifs. Se terminent tous par -e :

aele = avoir faim
akole = être malade
aunde = avoir du dépit
awalke = mourir.

Verbes de mouvement

Ces verbes, en principe intransitifs, deviennent transitifs lorsque la nature du mouvement (étendue traversée, destination) est précisée au moyen de la préposition va.

debanya = s’asseoir
ranya = se mettre debout
kilde = glisser
senya = se coucher, s’allonger
laki = aller (sur une monture animale)
lani = aller (à pied)
lapi = aller (par un moyen mécanique)
tala = voler
vulte = courir
puje = nager
terige = ramper.


Exemples de compositions verbales avec verbe de mouvement personnel :

jin va mona kolaní = j’entre dans la maison
in va widava remtalar = il traverse la ville en volant
in malvulter = il part en courant.

Les trois verbes qui suivent sont des verbes de mouvement non personnels, ils ont trait le plus souvent à des phénomènes physiques, voir à des concepts abstraits (spirituels, par exemple)

Ce sont :

ni = se déplacer fluides tangibles, matières, liquides, objets autonomes (ex. eau, lave, poussière, terre, boue, glace, végétation, rochers, sang, sève, étoile, astéroïde, véhicule, plante, etc)
sti = se déplacer fluides non palpables, ondes, objets invisibles (ex. électricité, radiations, onde, microbes, bactéries, énergie, lumière, vent, air, gaz, bruit, etc)
fi = aller, parcourir concepts abstraits, êtres immatériels (ex. temps, pensée, idée, divinité, etc.)

Exemples de compositions verbales avec verbe de mouvement non-personnel :

lorik va swava kofir = le dieu entre dans le(s) esprit(s)
bixe va piluda divnir = le sable s’écoule de la plage
suka va ewala remstir = le vent passe à travers l’île.


<references/>