І

Un article de Ideopedia.

Sommaire

Présentation

Les versions grecque, étrusque et latine de cette lettre sont rigoureusement identiques, à savoir un trait vertical unique (du moins, dans sa version sans empattement). La prononciation de cette lettre est également limpide : une voyelle non arrondie, antérieure et fermée, la plus fermée de toutes, fermée à un tel point que si la bouche humaine n'était pas une ouverture s'allongeant horizontalement d'une joue à l'autre, mais une ouverture verticale, allant du nez au menton, elle ressemblerait... à un I. C'est une lettre omnisymétrique.

Le i (bas de casse) est naturellement muni d'un point suscrit (depuis le moyen âge). Dans sa présentation actuelle, il a un axe de symétrie vertical.

le I, sous cette apparence, existe également en cyrillique, mais uniquement dans sa version ukrainienne. Cette lettre correspond exactement à la prononciation [i].

La rune (Isa, en 11me position) a également la même apparence.

Une unité de représentation rarement atteinte par les autres lettres !


Prononciations

Comme indiqué ci-dessus, le I représebnte, dans presque toutes les langues, le coin supérieur gauche du trapèze ; cependant, cette prononciation n'est pas systématique et on peut trouver des sons proches ou... assez différents, exemples :

[ɪ].
Quand la voyelle finale, un E, n'est séparée du I que par une consonne, le I en question devient une diphtongue : [aɪ], idem quand I précède le trigramme consonnantique -GHT :
ice, to bite = glace, mordre
night, bright = nuit, brillant.


Diacritiques

En français, les deux diacritiques dont le I puisse disposer sont l'accent circonflexe et le tréma. Ils n'influent absolument pas sur la prononciation de cette voyelle.
En roumain, par contre, l'accent circonflexe influe sur la prononciation du I puisqu'il le centralise : [ɨ][1].
Les accents aigu et grave localisent l'accent tonique sur cette lettre.
Particularité lituanienne : le signe diacritique ne remplace pas le point suscrit : i̇́
Le point suscrit (ou son absence) est considéré comme un signe diacritique en turc. Effectivement, cette langue dispose du I et... du İ. Le premier (sans point, quelle que soit la casse) se prononce [ɯ], c'est un I "très tiré en arrière", encore plus que les [ɨ] slaves, roumain et gallois. Le second se prononce... [i].

Cette liste n'est bien sûr pas exhaustive.

Digrammes

...et plus

Les digrammes vocaliques contenant un I ne manquent pas :

AI : [e] ou [ɛ][2]
EI : [ɛ]
OI : /wa/[3]
O(U)IN : [wɛ̴][4]

EI : [aɪ]
IE : [iː]

UI : [ɔɪ]
IJ est d'avantage considéré comme une ligature que comme un digramme ordinaire. On peut écrire Uitgang (sortie), mais on écrira toujours IJselmeer.

Idéolangues

Aneuvien

Le I est la seule voyelle susceptible d'être diacritée qui ne le soit pas avec un accent gauche. C'est également la seule à ne jamais être doublée pour son allongement : IY. Un adjectif aneuvien s'écrit au moyen de cette unique lettre : i, le mot non seulement le plus court (d'autres mots monolittéraux existent) mais aussi le plus... fin du vocabulaire aneuvien.

Elko

Le I est l'équivalent abde de la rune  ; il sert notamment :

en préfixe :
de pluriel pour les noms : itano = les arbres
d'augmentatif pour les adjectif, les verbes et les adverbes :
ikala = splendide
ibasai = adorer
en infixe pour le comparatif de supériorité : daide = plus vite.
en suffixe pour la déclinaison des noms et le pronoms : agi = à elle.
  1. Particularité, le  aussi se prononce [ɨ] sous cet accent !
  2. e dernier notamment quand il y a une lettre amuïe derrière, mais pas seulement "bai, geai, haie, partait, parfaite...".
  3. "Un toit pour toi" /œ̃twɑ puʁtwa/
  4. "Un bon point pour le bédouin"